14 novembre 2014

Éphéméride du quatorze novembre

 

«À la Saint-Sidoine, la macédoine est idoine.»

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«À Sainte-Philomène, misère dans les garennes.»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi et ce soir on arrivera au week-end... semaine pénible pour les uns et petite semaine pour les autres, mais semaine quand-même; on arrive gentiment à la mi-novembre et le temps est encore d'une relative douceur avec peu de gelées et de la neige seulement sur les sommets; qu'elle y reste, en plaine on n'en a pas besoin... Bon sang, sitôt la Toussaint passée, que déjà c'est la ruée pour les achats des cadeaux de Noël, de plus en plus difficile à planquer avec les gosses qui sont de plus en plus malins...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 5° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jour: un temps ensoleillé. Le matin, de nombreux bancs de stratus ou de brouillard sur le Plateau. Sommet de la couche de grisaille vers 800 mètres. Dissipation partielle en cours de matinée. L'après-midi, de plus en plus de nuages en provenance du sud-ouest. Premières pluies dès la fin de la soirée. Température en plaine: minimum 3°, maximum 11°, jusqu'à 14° en Valais. Température à 2000 m: +7°. En montagne, vent de sud-ouest faible à modéré...

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Pour l'Hexagone, une météo qui reste très perturbée, après la pluie, encore de la pluie... Avec pour aujourd'hui: en matinée, des pluies se produisent sur la façade atlantique, avec de fortes rafales sur les côtes et dans les terres. Ailleurs, le temps est encore calme mais les nuages bas et les brouillards sont présents. Dans l’après-midi, les pluies parfois fortes et orageuses atteignent les régions centrales, des Pyrénées aux côtes de la Manche. Vent fort à l'ouest. Ciel voilé, se couvrant sur les régions de l'est, premières pluies près de la Méditerranée. En soirée, les pluies concernent quasiment tout le pays. Attention aux orages près de la Méditerranée. Seules les régions voisines de l'Allemagne et de la Suisse peuvent rester au sec. Dans la nuit, prudence en raison des violents orages qui éclateront dans le Sud-est (Var et Alpes-Maritimes). Pluies des Alpes à l'Alsace, neige abondante en montagne. Instable ailleurs…

 

Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 27°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; ensoleillé et voilé en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française beau temps, peu nuageux à nuageux et larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 7°

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:27 et le coucher du Soleil se fera à 17:02 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu... : 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1965: les températures maximales sous abri ne dépassaient pas 1,4° à Ostende et -4,6° à La Baraque Fraiture
En 1964: la température minimale sous abri ne descendait pas en dessous de 8,4° à Saint-Hubert
En 1948: la température atteignait 17,4° à Rochefort
En 1940: Des rafales de vent allant jusqu'à 155 km/h à Uccle

 

Les journées mondiales et internationales

Le quatorze novembre est la Journée mondiale du diabète
http://www.journee-mondiale.com/42/journee-mondiale-du-diabete.htm

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La France pittoresque

Projet en 1934 de construction d’une tour de 2000 à 10 000 mètres pour défendre Paris en cas d’attaque aérienne. 
D’après «Lectures pour tous», paru en 1934

En 1934, est soumis aux autorités un projet d’aérodrome gratte-ciel, tour en béton armé de 2000 mètres de hauteur destinée à la défense aérienne de Paris, présentée comme une oeuvre «d’une audace raisonnée et d’un original aspect architectural», à laquelle s’ajouterait un gigantesque réseau souterrain pour évacuer la capitale en cas d’attaque, mais dont on craint qu’il n’incite des agents ennemis à y introduire des bacilles mortels...
Observant que l’artillerie terrestre est un moyen de défense utile mais insuffisant contre les avions de bombardement, que si les avions de chasse viennent le renforcer, un certain délai peut être toutefois nécessaire pour leur mise en action, Lossier, ingénieur qui s’est déjà illustré par nombre de ponts hardis en béton armé, et Faure-Dujarric, architecte, ont pensé qu’il serait très utile pour Paris, cœur de la France, d’avoir une tour permettant, à la fois, d’exécuter des tirs de défense à grande hauteur et de faire partir un nombre important d’avions de chasse d’une altitude du même ordre que celle des avions ennemis.

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La plate-forme d'où s'élanceraient les avions

TEXTE DE LA LEGENDE
En outre, les auteurs du projet insistent particulièrement sur le point suivant: le bombardement d’une ville comporterait presque toujours, comme première phase, la paralysie des champs d’aviation de défense par des bombes explosives, incendiaires et surtout toxiques; cette attaque peut réduire dans une large mesure les possibilités de départ des escadrilles de défense au moment même où leur intervention est nécessaire. Par contre, les avions qui seraient garés dans les plates-formes d’une tour de grande hauteur échapperaient aux dangers de cette manœuvre ennemie préalable et pourraient être utilisés avec leur plein effet.

Sur ces données a été conçue la tour de 2000 mètres, qui comporterait trois plates-formes pour avions permettant un décollage sur 150 mètres dans toutes les directions, et des canons anti-aériens à différentes hauteurs; des ascenseurs monteraient les avions après leur atterrissage au pied de la tour; l’ensemble serait complété par des postes d’observation et d’écoute, avec projecteurs et autres installations. L’emplacement proposé est à Issy-les-Moulineaux, dont le champ de manœuvres permettrait l’atterrissage des avions - ce champ de manœuvres qui fut, avec Juvisy, le grand «laboratoire» aux temps héroïques de l’aviation. N’est-ce pas là que, le 17 septembre 1907, (un an avant la venue de Wilbur Wright en France) Blériot faisait sensation en s’élevant à 20 mètres et en couvrant 184 mètres! Là que six mois avant les vols de Wright au camp d’Auvours, Farman tenait l’air successivement pendant 52 secondes, 1 minute 28, 3 minutes 39, 20 minutes 19; là que Delagrange, le 16 septembre 1908, battait tous les records de distance avec 24 kilomètres, s’enflamme Jacques Pilpoul dans Lectures pour tous.

La tour de MM. Lossier et Faure-Dujarric, qui serait un élément d’attraction capital pour l’Exposition de 1937, comme le fut pour l’Exposition universelle de 1889 la Tour Eiffel, pourrait porter, à l’exemple de l’Arc de Triomphe, les noms de ces illustres ancêtres de ceux qui peuvent être appelés dans l’avenir à défendre Paris, poursuit le chroniqueur. A l’exemple encore de la Tour Eiffel, elle pourrait ultérieurement être utilisée à des fins scientifiques, mais le moins possible... à vanter des mérites d’une marque d’automobiles! Le corps de la tour, de forme tronconique, mesure extérieurement 2000 mètres de hauteur, 210 mètres de diamètre au niveau du sol, 40 mètres de diamètre au sommet. L’épaisseur des parois va augmentant du sommet à la base où elle atteint 12 mètres. La première plate-forme-garage est à 600 mètres du sol, la deuxième à 1300 mètres et la troisième à 1800 mètres. Chacune d’elles fait une saillie constante de 150 mètres sur le corps de la tour, de sorte que leurs diamètres extérieurs sont respectivement de 459, 399, 357 mètres. Elles sont couvertes par des voûtes coniques, échangées d’ouvertures de 30 mètres permettant le passage des avions, qui pourront décoller avant d’avoir atteint le bord de la plate-forme. Comme le toit de chaque plate-forme est de grande hauteur, il pourra être recoupé par des planchers intermédiaires soutenant diverses installations.

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La Tour de 2000 mètres

Le corps de la tour sera en béton armé vibré avec des armatures d’acier dur et mi-dur; il sera coulé dans des coffrages métalliques amovibles, dont le déplacement sera réalisé mécaniquement et en partie automatiquement. L’ossature des plates-formes et des planchers intermédiaires sera constituée par des fermes (charpentes) métalliques avec des aciers spéciaux au chrome-cuivre ou au nickel. Le toit des plates-formes sera composé de fermes métalliques de soutien, recouvertes d’une carapace en béton armé. Bien entendu, les calculs de résistance tiennent compte de la pression du vent. L’énorme poids de la tour se répartira sur des fondations constituées essentiellement par une semelle circulaire en béton armé, de 400 mètres de diamètre, de hauteur variable et évidée dans, son épaisseur. Ainsi se détachera sur le ciel de Paris un formidable champignon de dix millions de tonnes, que n’aurait pas osé concevoir l’imagination d’un Jules Verne ou d’un Wells!

Et le chroniqueur de décrire la vie de la future tour. Les avions atterrissent au pied de la tour. Deux ascenseurs les montent aux plates-formes, où ils peuvent être garés sous les voûtes; les larges ouvertures de celles-ci sont fermées par des portes métalliques coulissantes, manœuvrables à la main ou électriquement. Bien entendu, les garages sont pourvus d’installations de réparation et d’entretien. Trois autres ascenseurs sont destinées aux personnes. D’ailleurs une rampe douce est prévue pour la descente de celles-ci et pourrait, à la rigueur, servir à la montée Des logements et des restaurants sont mis à la disposition du personnel dans la partie conique formant couverture, où sont également aménagés les bureaux et les infirmeries. A différentes hauteurs sont installés phares et projecteurs. Une centrale électrique à la base de la tour, et des stations de secours à la hauteur des diverses plates-formes donnent la force motrice et la lumière.

Mais la tour elle-même est-elle à l’abri des bombardements ennemis? Des avions ennemis, bravant les avions de chasse, peuvent survoler la construction. Alors entreront en action les différents postes d’artillerie logés dans le corps même de la tour. Il est à remarquer d’ailleurs que les formes coniques ou tronconiques de la tour et des toits des plates-formes tendent à faire dévier les projectiles qui les atteindraient. D’autre part, des écrans seront ménagés à l’intérieur des plates-formes-garages, pour limiter l’effet d’éclatement du projectile qui y pénétrerait malgré la forme tronconique de la couverture. Enfin, pour parer aux dangers d’une explosion, il est prévu des soupapes mobiles ouvrant à l’extérieur.

Jacques Pilpoul ajoute qu’étudiant dernièrement la hauteur limite à laquelle il serait possible d’élever une tour avec les moyens techniques actuels, Henry Lossier a indiqué les deux facteurs principaux à envisager: les moyens d’exécution et la résistance des matériaux. Les moyens d’exécution ne constituent pas, pratiquement, un élément limitatif, d’autant plus qu’on peut utiliser au fur et à mesure la partie déjà construite pour la construction des parties plus hautes. Quant aux matériaux, grâce aux ciments à haute résistance et aciers spéciaux, ainsi qu’aux nouvelles méthodes de mise en oeuvre, on peut atteindre des hauteurs réellement colossales: avec les tours en forme de pyramide, les hauteurs limites sont de 1400 mètres avec le béton faiblement armé; 2400 mètres avec le béton fortement armé; 4800 mètres avec l’acier à haute résistance. Avec les tours «d’égale résistance» dont la Tour Eiffel et le projet précédemment décrit nous offrent deux exemples, c’est l’accroissement de la section nécessaire à la base, qui limite pratiquement la hauteur réalisable: celle-ci serait de 2500 mètres avec le béton faiblement armé, 6000 mètres avec le béton fortement armé, 10000 mètres avec l’acier à haute résistance!

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Les défenses de la Tour

Dans le ciel s’élancerait la tour, élément de la défense active. Mais c’est principalement sous terre que s’organisera la défense passive. Là aussi, des projets originaux ont été présentés. Dans l’un de ces projets, les auteurs, partant de cette idée qu’en cas d’attaque aérienne par les gaz, il faudrait non pas chercher à protéger sur place la population parisienne, mais l’évacuer d’urgence, ont conçu un réseau de voies souterraines construites à l’intérieur de tunnels de 17 mètres de diamètre, établis à 40 mètres de profondeur. Chaque tunnel comporterait deux chaussées superposées de 12 mètres de large: la chaussée supérieure réservée aux véhicules, la chaussée inférieure réservée aux piétons et à leur évacuation en cas d’attaque. Les travaux coûteraient 20 milliards et s’étendraient sur vingt-cinq ans. Projet bien coûteux, même si l’on admet son utilisation en temps de paix pour décongestionner Paris! En outre, ne peut-on craindre la transmission à travers tout ce réseau souterrain de bacilles introduits par des agents ennemis, enhardis par les expériences de propagation des micro-organismes dans les voies du Métropolitain, expériences que révéla dernièrement Steed?

Un deuxième projet met également au premier plan l’évacuation de la population - ici, par des autoroutes construites au-dessus des voies du chemin de fer et desservant un anneau de camps provisoires de refuge, - mais il étudie aussi la protection sur place par des abris souterrains ou à grande hauteur (dont une tour-abri de 100 mètres de hauteur), par l’aménagement des caves des immeubles et l’utilisation des carrières du sous-sol parisien. Un troisième projet porte surtout son attention sur la multiplication des abris de toutes catégories. Paris est alors divisée en zones de grand danger, de moyen danger et de danger accidentel. Ce projet prévoit également une zone de dispersion de première urgence et une zone sanitaire.

Plus loin, le journaliste conclut son article: on a faussement dit que toutes ces manœuvres de lutte anti-aérienne créeraient une «psychose de guerre». N’est-ce pas plutôt décourager l’ennemi que de montrer que l’on est sur ses gardes? «Préparer la défense passive, a déclaré récemment le général Duchêne, ce n’est point préparer la guerre, c’est détourner le voisin de la préparer contre nous. Assurer la protection aérienne, c’est se tenir prêt à sauver des vies humaines, ce n’est pas seulement un devoir de patriotisme, c’est un devoir d’humanité.»

Article copié sur "La France pittoresque"

 

Académie de musique: ancêtre du Conservatoire National et instituée par Charles IX au XVIe siècle.
D’après «La Mosaïque», paru en 1834.

La fondation de l’Académie de musique et de poésie, ancêtre du Conservatoire National de Musique, remonte à une époque beaucoup plus éloignée que celle qui lui est généralement assignée. Charles IX fut en effet sollicité en ce sens dès le XVIe siècle, et donna son autorisation car estimant que les exercices qui s’y feraient seraient «à l’honneur de Dieu, et accroissement de notre Etat, et à l’ornement du nom du peuple français».

Déjà, lorsque Louis XIV, en 1669, autorisa l’ouverture d’un théâtre pour la représentation des drames lyriques par des lettres-patentes, dans lesquelles, en témoignage de sa haute faveur, il déclarait que «gentilshommes, demoiselles et autres personnes pourraient chanter aux dits opéras sans déroger à leur noblesse et privilèges»; déjà, près d’un siècle auparavant, Charles IX avait permis, avec une égale bienveillance, l’établissement d’une Académie de musique. Les actes officiels, relatifs à cette institution, abondent en documents curieux.

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Les sieurs de Baïf et de Courville exposèrent au roi Charles IX, en 1570, que depuis trois ans ils travaillaient «avec grand étude et labeur assidüel à remettre sus, pour l’avancement de la langue française, tant la façon de la poësie que la mesure et règlement de la musique, anciennement usitée par les Grecs et les Romains, et qu’ils avaient déjà parachevé quelques essais mesurés mis en musique mesurée, selon les loix, à peu près, des maîtres de la musique du bon et ancien âge».

Ils demandaient, dans l’intérêt public, et aussi pour recueillir le fruit de leur peine, qu’il leur fût permis «de dresser, à la manière des anciens, une académie composée de compositeurs, de chanteurs, de joueurs d’instrumens et d’honnêtes auditeurs», qui serait une pépinière «d’où se tireroient un jour poëtes et musiciens, par bon art instruits et dressez». Ils soumettaient, en même temps, au roi, un projet de règlement.

Charles IX, après avoir pris l’avis de la reine, des princes du sang et des grandes et notables personnes du conseil, accorda l’autorisation demandée. «Parce que nous avons toujours eu, dit-il dans ses lettres-patentes, en singulière recommandation, à l’exemple de très-bonne et très-louable mémoire le roi François, notre ayeul, que Dieu absolve, de voir partout celuy notre royaume les lettres et la science florir, et mesmement en notre ville de Paris où il y a un grand nombre d’hommes qui y travaillent et s’y étudient chaque jour; et que l’opinion de plusieurs grands personnages tant législateurs que prêtres anciens, ne fait à mépriser, assavoir, qu’il importe grandement pour les mœurs des citoyens d’une ville que la musique courante et usitée au pays soit retenue sous certaines loix, d’autant que la pluspart des esprits des hommes se conforment et comportent selon qu’elle est, de façon que, où la musique est désordonnée, là volontiers les mœurs sont dépravées, et où elle est bien ordonnée, là sont les hommes bien morigénez.

«Et à ce que à notre intention, ajoutait-il ensuite, ladite Académie soit suivie et honorée des plus grands, nous avons libéralement accepté et acceptons le surnom de protecteur et de premier auditeur d’icelle, parce que nous voulons et entendons que tous les exercices qui s’y feront soyent à l’honneur de Dieu, et accroissement de notre Etat, et à l’ornement du nom du peuple françois.»

Quelques-unes des dispositions du règlement, auquel les lettres-patentes donnaient entière approbation, méritent d’être rapportées. Les auteurs commençaient par définir dans une sorte de préambule la perfection musicale à laquelle ils voulaient arriver, «afin, disaient-ils, que par ce moyen les esprits des auditeurs accoutumez et dressez à la musique, se composent pour estre capables des plus hautes connaissances, après qu’ils seront répurgez de ce qu’il pourrait leur rester de la barbarie».

L’Académie devait être fondée et entretenue, indépendamment du produit des recettes, au moyen d’une cotisation faite par des auditeurs en titre (de véritables actionnaires): les directeurs se réservaient le droit d’admettre ou de refuser à leur gré, non seulement tel ou tel auditeur en titre, mais encore tel ou tel auditeur accidentel. Les musiciens étaient tenus de jouer tous les dimanches, «deux heures d’horloge durant», pour le plaisir des auditeurs; ils étaient tenus, en outre, de faire tous les jours les répétitions nécessaires et d’accepter les parties que leur assigneraient les entrepreneurs, «lesquels, était-il dit, ils seront obligé de croire pour ce qui sera de la musique».

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Chacun des auditeurs devait recevoir un médaillon, comme carte d’entrée; cette carte était toute personnelle, «et avenant le cas où quelqu’un auditeur iroit de cette vie à l’autre», ses héritiers étaient obligés de rapportes le médaillon sous peine de cent livres d’amende. Deux dernières dispositions, que l’on peut recommander aux méditations des directeurs modernes, étaient ainsi conçues:

«Les auditeurs, pendant que l’on chantera, ne parleront, ni ne s’accouteront, ni ne feront bruit, mais se tiendront le plus coy qu’il leur sera possible, jusqu’à ce que la chanson qui se prononcera soit finie, et durant que se dira une chanson, ne frapperont à l’huis de la salle qu’on ouvrira à la fin de chaque chanson pour admettre les auditeurs attendans.»

Malgré l’approbation si formelle donnée par le roi, et malgré toute la maturité avec laquelle le règlement avait été rédigé, le parlement, dont la sanction était nécessaire, loin d’être unanimement convaincu de la moralité de l’entreprise, craignait, au contraire, qu’elle ne tendît à efféminer, amollir et corrompre la jeunesse.

Aussi pour le désarmer, les directeurs, dans leur requête afin d’enregistrement, invitaient-ils douze de ces messieurs à assister gratis à une représentation, et offraient-ils au premier président, à l’un des plus vieux conseillers, au procureur-général et à l’un des avocats du roi, d’être de fait et de nom les réformateurs de l’Académie «pour avoir l’œil à ce que rien ne s’y fasse à l’avenir qui soit contre les lois et bonnes mœurs».

Ces propositions eurent un bon résultat, car les lettres-patentes furent enregistrées, après toutefois que l’épreuve demandée eut été faite et que l’Université de Paris eut donné son assentiment.

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Métiers anciens

Charcutiers.
D’après «Le Magasin pittoresque», paru en 1880

La corporation des charcutiers ne date que de 1476. Antérieurement, les bouchers vendaient la chair de porc aussi bien que celle de veau, de bœuf ou de mouton.
Même si en 1476 on permit aux charcutiers de former un corps de métier, ils n’en demeurèrent pas moins astreints à se fournir de chair de porc crue chez les bouchers; ils ne pouvaient vendre que de la viande cuite ou apprêtée, comme des saucisses, du boudin ou des pâtés.

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Vente de la viande séchée et salée (extrait du Tacuinum sanitatis, XIVe siècle)

Cependant, en 1513, les «saucisseurs- charcutiers», non contents d’être officiellement reconnus en tant que corporation, profitèrent de la maladresse des bouchers pour se séparer complètement d’eux et se faire attribuer le monopole de la vente de la chair de porc soit cuite, soit crue, et de quelques autres comestibles, tels que les langues de bœufs et de mouton.

De tout temps, le commerce des porcs avait été l’objet d’une surveillance très attentive, à cause des maladies dont ces animaux sont souvent infectés. Les charcutiers firent valoir le peu de soin que les bouchers apportaient dans la visite des animaux; ils firent sonner bien haut les services que leur métier rendait chaque jour au menu peuple; bref, ils devinrent possesseurs des privilèges qu’ils convoitaient aux dépens des bouchers.
On créa trois sortes d’inspecteurs de la viande: les «langueyeurs», chargé de visiter la langue des porcs, où la ladrerie se remarque à des pustules blanches; les «tueurs», qui s’assuraient que les parties internes des animaux ne présentaient aucun symptôme de maladie; enfin les «courtiers» ou «visiteurs de chairs», qui avaient pour mission d’examiner les morceaux vendus au détail.

On voit qu’on s’entourait de nombreuses précautions pour écarter la viande malsaine. Malgré tout, les charcutiers eurent, sur ce point, toujours assez mauvaise réputation. On les accusait de faire entrer toutes sortes de viandes dans la confection de leurs saucisses et de leurs pâtés; on allait même jusqu’à les accuser d’y mettre de la chair humaine et cela non seulement en France, mais encore dans d’autres pays. Dans un roman espagnol de la fin du seizième siècle, nous voyons dans un festin se passer une étrange scène: on apporte de petits pâtés (à quatre sous, ajoute l’auteur); «l’un des convives prit un goupillon, on leva les croûtes, et tous dirent un répons et un Requiem aeternam pour l’âme du défunt auquel cette chair pouvait avoir appartenu.»

Quant aux statuts qui régirent la corporation des charcutiers, ils furent calqués presque de tous points sur ceux des bouchers. Remarquons en terminant que les charcutiers ont toujours eu une grande utilité: c’est ce qui n’a point échappé à ceux qui rédigèrent les ordonnances en leur faveur.

Les privilèges de 1513 disent qu’ils ont été «députés et ordonnés pour vendre et détailler chair cuite par menues pièces, tant fresche que sallée; pour subvenir au pauvre menu peuple de la ville et des forains qui affluent chaque jour, la plus part duquel pauvre populaire n’ont, ne tiennent ni feu, ni lieu, mais se pourvoient chascun jour aux dits chaircuitiers, selon leur petit pouvoir, selon leur petit pouvoir, faculté et puissance.»

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14 novembre 1889: La journaliste américaine Nellie Bly entame un tour du monde en 72 jours. À seulement 25 ans, la jeune fille rêve de battre le record de Phileas Fogg. Joseph Pulitzer accepte de financer sa folle tentative.

Le 14 novembre 1889, Nellie Bly, âgée seulement de 25 ans, entame un tour de la planète en moins de 80 jours. Une femme seule sur les routes du monde! Que voilà une aventurière qui n'a pas besoin de Frédéric Lopez pour avoir quelque chose à raconter lors de ses dîners en ville... À 9 heures 40 minutes et 30 secondes, le paquebot Augusta Victoria quitte le quai de New York à destination de Southampton. La jeune reporter du New York World connaît son premier coup de mou. Quelle mouche l'a donc piquée de proposer à son rédacteur en chef d'essayer de battre le record de Phileas Fogg en effectuant le tour du monde en moins de 80 jours? Puis elle se reprend, saluant depuis le pont ses amis restés à quai. "Je me sentais perdue. Ma tête tournait et mon cœur donnait l'impression de vouloir éclater. Seulement 75 jours! Oui, mais il me semblait que c'était une éternité, que le monde avait perdu sa rondeur pour prendre l'allure d'une distance sans fin, et que, bon, je ne reviendrais jamais."

Mais Nellie se reprend vite. C'est une dure. Elle a déjà réalisé quelques coups journalistiques qui lui ont valu la célébrité. Par exemple, elle a séjourné dix jours dans un asile psychiatrique en se faisant passer pour folle, afin d'en dénoncer les conditions de vie épouvantables. Elle s'est encore introduite dans la maison d'arrêt de Versailles pour interviewer Nabilla sans cotte de maille... Pour l'instant, elle doit affronter le mal de mer. Au cours du dîner, par trois fois elle doit se ruer hors de la table du commandant pour nourrir les poissons. Mais il n'est plus question de faire demi-tour.

"Pouvez-vous partir faire le tour du monde après-demain?"… Ce projet très téméraire d'effectuer le tour du monde lui vient à l'automne 1888. Aussitôt, elle demande un rendez-vous à son rédacteur en chef du New York World, qui lui dit avoir eu exactement la même idée, sauf qu'il envisage d'envoyer un homme. A-t-on jamais vu une femme se balader seule autour du monde? C'est aussi ridicule qu'une Cécile Duflot se présentant aux Présidentielles... Et puis comment une femme pourrait-elle voyager sans de nombreux coffres pour emporter sa garde-robe. Mais Nellie n'en démord pas. Elle peut le faire! Son rédacteur en chef finit par lui donner son accord de principe. Un an plus tard, il l'appelle dans son bureau. "Pouvez-vous partir faire le tour du monde après-demain?" Du tac au tac, elle répond: "Je peux partir dans la minute." Dans sa poitrine, son coeur bat à tout rompre. Pas le temps de gamberger, il lui faut immédiatement préparer son bagage.

Nellie décide de n'emporter qu'une seule robe, qu'elle se fait tailler sur mesure en moins d'une journée. Elle s'achète également un bagage à main, dans lequel elle entasse son change pour trois mois. À savoir: deux coiffes, trois voiles, une paire de pantoufles, un nécessaire de toilette, de l'encre solide, des stylos, des crayons, du papier, des épingles, des aiguilles et du fil, un peignoir, un blazer de tennis, une petite flasque et une tasse, plusieurs changes de sous-vêtements, des mouchoirs, et un grand pot de crème contre les gerçures. C'est tout, hormis probablement quelques petits accessoires qu'une jeune femme de la fin du XIXe siècle ne saurait évoquer. Un ami lui conseille d'emporter une arme, mais elle refuse. "J'étais persuadée que si je me conduisais correctement je trouverais toujours des hommes pour me protéger, qu'ils soient américains, anglais, français ou de toute autre nationalité." Nellie emporte encore 200 livres anglaises en or et billets de banque, qu'elle place dans une petite bourse en chamois nouée autour de son cou.

"Cadeau de Noël"… Le 22 novembre, après huit jours de traversée, l'Augusta Victoria la dépose à Southampton, d'où elle gagne immédiatement Londres. Pas de temps à perdre, le soir même elle est dans un train qui traverse la Manche sur un ferry. Le lendemain, elle "perd" une journée et demie pour visiter Jules Verne à Amiens. Puis attrape le train pour Brindisi, où elle espère sauter dans un paquebot pour l'Inde ou la Chine. Manque de pot, le premier qui part a pour destination l'Australie. Tant pis, elle le prend. Il la mène à Port-Saïd, à Aden et arrive à Colombo le 8 décembre. Elle reste en rade cinq jours pour attendre un vapeur qui la mène à Penang en Malaisie, puis à Singapour où elle achète un singe qui la suivra partout.

La voilà enfin à Hong Kong avec trois jours d'avance sur son ordre de marche. C'est là qu'elle entend parler de sa consœur Elizabeth Bisland, 28 ans, que le magazine Cosmopolitan a envoyée à son tour faire le tour du globe, mais en sens inverse. Elle reste bloquée cinq jours dans la colonie anglaise avant d'embarquer pour Canton, où elle passe le 24 décembre. "C'est un cadeau de Noël dont je me souviendrai longtemps. Nous avons visité le grand temple de la Mort et entendu des chants bizarres. Nous avons vu des personnes dans de petites pièces avec des morts, leurs offrandes de fruits, de thé."

Nellie embarque alors à bord de l'Oceanic, de la White Star Line, qui navigue à la vapeur et à la voile. Il fait une escale à Yokohama, puis s'élance à l'assaut du Pacifique pour rallier San Francisco. La traversée dure une quinzaine de jours. Son arrivée est prévue le 19 janvier, mais, à cause du mauvais temps, le navire ne jette l'ancre que deux jours plus tard. Il ne reste plus que le continent américain à traverser. Joseph Pulitzer, le propriétaire du New York World, affrète carrément un train spécial pour que Nellie puisse tenir son engagement de boucler son tour du monde en moins de 75 jours. Elle arrive à son point de départ, dans le New Jersey, le 25 janvier 1890 à 15 h 51. Soit 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes après son départ. Phileas Fogg peut aller se rhabiller.

Ce tour du monde ne sera pas le dernier exploit de Nellie Bly. À 31 ans, elle épouse un millionnaire de 71 ans, Robert Seaman, qui a fait fortune dans la fabrication de bidons métalliques pour le lait. Une autre sorte de record... Nellie en profite pour breveter le bidon de 55 gallons utilisé pour transporter le pétrole, encore en usage aujourd'hui. Quinze ans plus tard, elle a tellement épuisé son millionnaire qu'elle se retrouve veuve à l'âge de 46 ans. Seule à la tête de l'entreprise de son mari, elle fait faillite, ce qui l'oblige à redevenir journaliste. C'est la Grande Guerre, elle demande à être envoyée sur le front de l'Est. Finalement, elle meurt en 1922, âgée de 57 ans, d'une broncho-pneumonie.

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© Le Point - Publié le 14/11/2012 à 00:00 - Modifié le 14/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du quatorze novembre c’est ICI
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/14/28427645.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, du n'importe quoi pour le Charlie de service, il se camerait avec n'importe quelle substance, pour peu il snifferait les lignes blanches de circulation...

 

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Ben pour la zique de ce vendredi, pour changer on va s’écouter Amy Winehouse, histoire de réentendre cette voix magnifique trop tôt disparue… C’était du tout bon, hélas… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

https://www.youtube.com/watch?v=9QstOoYZc1M

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Un locataire furieux vient frapper chez son voisin juif très bruyant:
Vous vous moquez du monde!
J'entends votre chaîne hi-fi comme si elle était installée chez moi!
Ah! bon, fait le sans-gêne.
Vous faites bien de me le dire, puisque ma chaîne est comme chez vous, on va pouvoir partager les traites!

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Dans une salle de cinéma, un spectateur dit à sa voisine:
- Ça ne vous a pas effrayée, ces monstres horribles, venus d'une autre planète pour mettre notre monde à sac et tyranniser tous ses habitants?
- Non, pas du tout. J'en ai vu bien d'autres.
Il faut que je vous dise que je suis professeur dans un lycée technique, installé dans une banlieue particulièrement difficile.

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Une bière gratuite
Un irlandais, un italien et un polonais sont assis à un bar. Alors qu'il commande une autre bière, l'irlandais dit:
- Je déteste cet endroit! Je connais un bar chez moi où la troisième bière est gratuite.
L'italien renchérit:
- C'est rien ça! Chez moi il y a un bar qui donne une bière gratuite pour une achetée.
Et le polonais termine:
- Ah ouais? Eh bien chez moi il y a un bar où on peut boire gratuitement toute la nuit et même baiser tant qu'on veut sur le parking dehors...
Les autres:
- Arrête! Tu dis n'importe quoi. Tu as vraiment déjà été dans un bar comme ça?
- Moi non. Mais ma femme y va tous les soirs.

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Un homme téléphone à son psychiatre:
- Docteur! Aidez-moi! Je sais que mon voisin est votre patient. Il se prend pour un maître du bel canto.
Jour et nuit, il chante une partition d'opéra à tue-tête! Il va me rendre fou. Je vous vous en supplie, faites quelque chose!
- Demandez-lui de venir me voir. 
La semaine suivante, le plaignant rappelle le psychiatre. Sa voix est plus détendue:
- Je ne sais pas ce que vous avez fait, docteur, en tout cas, mon voisin ne chante pratiquement plus. Vous avez réussi à le guérir?
- Pas exactement, monsieur. Je lui ai juste donné un plus petit rôle.

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- Un jour, raconte un clochard, je me suis mis à boire.
Dans les années qui ont suivi, j'ai perdu ma place, ma santé a décliné, et, finalement, ma femme m'a quitté.
Cela m'a fait l'effet d'un électrochoc.
J'ai suivi une cure de désintoxication qui m'a conduit à cesser totalement de boire.
Peu à peu, ma santé s'est rétablie, j'ai retrouvé un travail et, finalement, ma femme est revenue.
C'est alors que je me suis remis à boire...

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Guerre tribale
C'est au temps de l'homosapiens, deux tribus sont constamment en guerre. La première est la tribu des n'bern qui est une tribu d'être petit pas très costaud mais d'une intelligence remarquable. La deuxième tribu est la tribu des n'bar qui est une tribu d'hommes très forts physiquement, très grand, mais visiblement dont l'intelligence est à peu près équivalente à certains supporters de foot.
Et donc lors des combats, c'est toujours la tribu des n'bern qui gagne. Lors d'une trêve, un guerrier n'bar rencontre un combattant n'bern et lui demande comment il explique le mystère de leur défaite continuelle.
Le n'bern ne craignant pas son ennemi lui explique le terrible secret:
- Voilà le secret c'est ce qu'on appelle l'intelligence
- Ah, et c'est quoi l'intelligence
- Regarde ce gros rocher, je vais mettre ma main dessus et tu vas taper sur ma main avec ta massue
Aussitôt dit le n'bern met sa main sur le rocher, le n'bar prend sa massue et tape de toutes ses forces. Et sa massue vient s'écraser sur le rocher, car le n'bern a enlevé sa main et lui dit:
- Tu vois c'est ça l'intelligence
Le n'Bar est stupéfait et cours vite voir le chef de sa tribu:
- Chef chef on va gagner maintenant, j'ai le secret de l'intelligence et je vais vous le montrer
Le guerrier n'Bar cherche partout si il trouve un rocher. Comme il n'en trouve pas, il met sa main au-dessus de sa tête et dit:
- Allez chef, tape!

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C'est vendredi... le coq en boîte a sonné la diane et, c'est encore endormi que le travailleur se prépare à cette dernière journée de travail... Après s'être têté pour voir s'il était entier, sa toilette faite rapidement, le café toujours trop chaud à boire dans ces moments-là et hop loin de la maison pour toute la journée... pour ces dernières heures de boulot hebdomadaires, il motivé le gaillard, il est plein d'allant...Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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13 novembre 2014

Éphéméride du treize novembre

 

«À la Saint-Brice, les caprices des actrices ahurissent leurs adoratrices.» 

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«Le soleil venu, saint Stanislas ouvre tout grand les vasistas.»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi et en cet avant-dernier jour de la semaine, le beau temps semble revenir par endroits, tout comme le sourire des travailleurs qui voient poindre le vendredi... Si ce jour dans notre région nous voyons un coin de ciel bleu et encore mieux le soleil on sera content car après quatre jours de brouillard la déprime chez certains qui n'ont pas le soleil dans leur cœur se faisait sentir...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 6° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jour: ciel chargé, dernières averses dans les Préalpes et les Alpes en début de matinée, puis amélioration avec un temps devenant assez ensoleillé, voire bien ensoleillé dans les Alpes. Sur le Plateau, bancs de brouillard probables en matinée, fortes chances de dissipation l'après-midi. Dans la vallée du Rhône, possible formation d'une couche de stratus matinal. Température en plaine: minimum 5° à 8°, maximum 10° à 12°. Température à 2000 m: +2°. En montagne, vent faible de nord-ouest. Tendance à la bise sur le Plateau.

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Pour l'Hexagone, une météo qui reste perturbée mais avec des améliorations... Avec pour aujourd'hui: en matinée, le ciel se charge près de l'Atlantique à l'approche d'une nouvelle perturbation qui donne quelques pluies en Bretagne. Ailleurs, temps calme avec des bancs de brouillards et nuages bas assez fréquents. Temps très ensoleillé dans le sud-est. Dans l’après-midi, la perturbation progresse très lentement dans l'ouest avec de l'instabilité en Gironde et des pluies en Bretagne. Le soleil s'impose des Pyrénées aux Alpes et à la Méditerranée. Ciel hésitant entre éclaircies et nuages sur le reste du pays. Nuages bas parfois tenaces au nord-est. En soirée, les pluies perdurent en Bretagne avec un puissant vent de sud. Le ciel s'ennuage progressivement à l'avant. Dans la nuit, c'est toute la moitié ouest qui est concernée par les pluies et le vent de la perturbation. Dans l'est, le temps reste sec… 

 

Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 27°; à la Martinique ensoleillé, voilé et variable avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 33° en Guadeloupe; ensoleillé, voilé et variable en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°; Polynésie française peu nuageux à nuageux et larges éclaircies, ciel couvert aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 9°

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:26 et le coucher du Soleil se fera à 17:03 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu... : 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1975: la température maximale sous abri ne dépassait pas -0,1° au bord de mer
En 1965: seule la région côtière n'était pas recouverte d'une fine couche de neige
En 1940: les rafales atteignaient 155 km/h à UCCLE, occasionnant d'important dégâts en forêt de Soignes

 

Les journées mondiales et internationales

Le treize novembre est la Journée mondiale de l'utilisabilité
http://www.journee-mondiale.com/34/journee-mondiale-de-l-utilisabilite.htm

 

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Le treize novembre est la Journée Mondiale de la gentillesse
http://www.journee-mondiale.com/209/journee-mondiale-de-la-gentillesse.htm

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La France pittoresque

 

La vigne alsacienne de la Vierge choyée par un fantôme.
D’après «Légendes et contes d’Alsace», paru en 1932

Le monde contient plus de fantômes que la philosophie ne le croit, et c’est justement ce qui donne du pain et du vin aux poètes. C’est en Alsace, à la faveur d’un repos bien mérité et d’une halte au sein d’une accueillante auberge, qu’un voyageur se voit proposer de goûter au vin de la Vierge. S’ensuit une étrange apparition du fantôme de celle qui n’a pas cessé de prendre soin de cette vigne en dépit d’un funeste événement...

De Belfort à Mulhouse s’étend une contrée qui est peut-être la plus avenante du monde. La variété, la délicatesse, le doux arrangement des choses, laissent au voyageur l’exacte illusion du bonheur. N’est ce pas déjà un bienfait? Des prés très verts, où circulent des ruisseaux; des collines dont les forêts moutonnent avec joie; des blés qui, en juillet, ondulent et vibrent comme de l’or au soleil; des vignes où surgissent, çà et là, des maisonnettes à larges couvertures; des villages aux balcons de bois, aux toits noirs s’inclinant jusqu’à terre; des arbres, poiriers, pommiers, pruniers, noyers, mêlés aux maisons, presque aussi vieux qu’elles et leur souriant.

Au-dessus, s’étend un ciel délicat où les nuages dardent des nuances et des formes exquises, pour avoir flotté sur les sapins des Vosges et s’être mirés dans le flot du Rhin. A l’horizon, s’élèvent les nobles montagnes, de courbes si variées, de teinte si finement bleue, qu’elles semblent des nuages, plus célestes encore, qui s’immobiliseraient pour faire ceinture au beau Pays. Le paysan, attentif surtout à la valeur du sol et aux produits qu’il en tire, dit simplement de ce pays qu’il est beau.

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A l’exquis village de Zillisheim, si avenant avec sa large rue, ses pignons garnis de lucarnes, sa tour carrée et sa haute colline plantée de vignes, André Marsy était arrivé par une adorable soirée de septembre. La nuit tombait. Pénétrante langueur. Tant d’âme parfumée sortait de la terre! La respiration des choses s’égalisait. Une brume s’allongeait vers les pentes. Le ciel aux transparences vertes devenait divinement liquide: on y voyait, au fond, se former des étoiles.

André Marsy entra dans une auberge. On lui donna ce dîner alsacien qui est, lui aussi, une fête: tranches de pain bronzé, fèves blanches et brunes, quartier de viande fumée, salière de bois où le gros sel à cristaux grisâtres semble un symbole d’hospitalité. Devant le voyageur, étincelait une petite carafe a large col, pleine de vin blanc. Il loua la vieille hôtesse de ce cordial repas. Elle reçut les compliments avec modestie. Vraie joie de voir ses joues ridées, ses yeux clairs, son front couronné d’un bonnet ruché, s’illuminer aux remerciements de l’inconnu!

Quelques parents avaient dîné avec elle. André mangeait seul, dans une salle étroite, près de l’horloge à grand balancier de cuivre. La bonne femme revint, portant, avec les noix du dessert, un flacon poudreux qu’elle déboucha avec précaution. André goûta ce vin vieux, froid et grave tout d’abord, mais qui dégageait lentement une étrange chaleur de pensée, tout un bouquet de nobles fleurs paysannes.

- Admirable vin! D’où le tire-t-on?
- De la Vigne de la Vierge.

La vieille femme montra du geste le coteau voisin dont se détachait, dans la nuit, la masse mystérieuse, et où des murs de soutènement se dessinaient en vagues blancheurs. Bientôt André remonta dans la chambre qu’on lui avait préparée à son intention. Près d’une large armoire à panneaux, en face de la fenêtre, s’élevait le lit. Il faut dire, sans exagération, que le lit s’élevait: montagne de plumes, dans une immense toile, rude comme le baiser d’un grand père dont la barbe n’est pas nouvellement faite. Tout ce qui s’appelle plumon, traversin, oreiller, édredon, s’y trouvait superposé.

André dormit d’un sommeil agité et lucide. La fièvre du voyage chantait, comme un grillon, entre son oreiller et l’oreille. En cet état de grâce, il revivait les événements de la journée: rêverie de la route, vaste caresse du vent, trépidation du train, émoi devant la Vierge si douce, si attentive, au fond de sa niche Renaissance, un raisin sec entre les doigts, en hommage légèrement païen.

Le réveil vint, sans que le sommeil eût été complet. André avait toujours su où il en était, mais il ne savait plus précisément où il était. Ce fut le jour. Notre ami s’accouda au bord du trou que son corps avait creusé dans la plume du lit. En ce moment, le coteau formait un délicat et prestigieux tableau. Baigné de lumière fraîche, sous un lustre de chaleur grandissante, il semblait palpiter d’extase. La vapeur qui entourait ses contours était comme l’haleine de la terre, rendue visible au soleil. Les murs de soutènement s’étageaient en énormes escaliers. André rêvait que, monté sur un cheval de légende, de marche en marche, il grimpait jusqu’au sommet.

Une vigne lui plut entre toutes. C’était, à mi-côte, un alignement de ceps flexibles, aux belles feuilles, que le soleil azurait. Vers la gauche, le mur s’écroulait; vers la droite, deux pêchers au feuillage chevelu, au balancement souple, la désignaient de leur silhouette singulière.

Tout à coup, André Marsy éprouva une surprise telle qu’il se jeta hors du lit et courut à la fenêtre. Une forme féminine, au vêtement violet, se dressait entre les pêchers. Elle marchait à travers la vigne, s’inclinant, presque à chaque pas, et se relevant. André la vit bientôt s’arrêter, regarder vers le village, vers la maison, vers la fenêtre, vers lui. Enfin, elle sembla porter la main à son cou. Fléchissante, elle remonta jusqu’aux deux arbres. Alors, elle s’assit et, dans le brouillard perlé qui montait, s’évanouit. «Je voudrais savoir, pensa André Marsy, qu’est cette femme si matinale, qui s’habille de violet pour aller à sa vigne.»
Le rêveur se rendormit sur ce vœu. Cette fois, son sommeil fut plus calme. Sommeil du matin, qui a la saveur du fruit défendu et du coup de l’étrier! Notre ami eût peut-être oublié l’apparition du petit jour; mais la vieille hôtesse lui dit sur le seuil:

- Un instant encore! Vous boirez un verre du vin de la Vierge...
- Je l’ai vue, votre Vierge.
- Vous?
- Comme je vous vois.

La bonne femme s’inquiétait. Les humbles craignent toujours des mystifications. Hélas! avec eux, ce serait lâcheté. Aussi, André Marsy répondit-il, avec une nuance d’impatience:

- Je l’ai vue la, dans cette vigne qui est là-haut, entre le mur écroulé et les deux pêchers.
La vieille se recueillit.
- Et comment était-elle vêtue?
- D’une longue robe.
- Monsieur, de quelle couleur était sa robe?
- Violette.
- Ah! dit l’hôtesse d’un ton réfléchi. C’est donc que des raisins seront violets aujourd’hui. Chaque fois que, pour la vigne, s’ouvre une période de quelque importance, la Vierge apparaît. Elle dirige le développement de la récolte. Ce matin, par exemple, elle venait rendre !es raisins violets. Elle surveille ses raisins et les soigne tous.
Le mot soigner prenait, sur les lèvres de l’Alsacienne, un caractère de caresse pieuse.
- Elle les tient entre les doigts comme ceci.

La bonne femme entourait une grappe d’un geste lent. André avait vu, en effet, l’apparition se baisser à plusieurs reprises. Il imaginait, sur la terre de la vigne, le frôlement d’un pas léger et, sur les feuilles où glissait la rosée, l’effleurement d’une robe, violette comme les grappes.

- Elle reviendra bientôt?
- Oui, quand des raisins voudront bleuir, Alors, elle aura sa robe bleue.

André fut éclairé sur les rites de la favorable apparition. Dès que la neige allait se fondre, la Vierge, vêtue d’une robe blanche, faisait le tour de sa vigne. Les gens du pays voyaient l’empreinte presque ailée de son pied nu. Aux premières feuilles, elle s’avançait en une robe verte comme un bourgeon à peine éclos. Que dire de la robe couleur fleur de vigne, que la Vierge prenait pour respirer le parfum généreux de la floraison? Nous l’avons vue habillée de violet, comme le raisin mûrissant. Elle viendra en robe bleue, afin de soupeser les grappes aux lourds grains écartés. Mais ce ne sera pas encore d’heure de faire la vendange. Il faut attendre un signe nouveau: la Vierge en robe de carmin, de pourpre et d’or, comme si l’automne en mourant la drapait de sa suprême splendeur.

- Mais la Vierge, pourquoi a-t-elle choisi cette vigne?
- Elle ne l’a pas choisie. La vigne lui appartient.

Notre ami apprit, depuis l’origine, l’histoire de la Vierge. Il l’apprit, racontée dans un langage qu’il n’entendait parfois qu’à demi. C’était encore un charme. On eût dit quelque vitrail dégradé, vu à travers lies doigts à peine entr’ouverts d’une main frémissante.
Cette vigne, peut-être la meilleure du pays, était la dot d’une belle jeune fille fière, élancée et brave, laquelle aimait profondément son fiancé. Elle devait se marier le lendemain de la vendange. Aussi, le jour dit, vendangea-t-elle avec allégresse. Jamais travail n’avait été plus gai.

Une ivresse se dégageait de la terre abreuvée des averses de septembre, déjà enivrantes comme du vin; du tapis de feuilles blessées et jolies; du ciel gris et tiède, où les. triangles des énigmatiques oiseaux migrateurs semblaient tracer des emblèmes; des forêts voisines où les mousses, les champignons, les humides taillis distillaient leurs baumes. L’automne touche tout de sa main amoureuse, pareille à la vendangeuse enchanteresse.
La jeune fille riait à blanches dents. Elle riait pour mille choses: la fuite d’un lièvre dans les échalas, le vol alourdi et titubant des grives, la crécelle ironique des traquets, oiseaux gris tachés de blanc qui, de piquet en piquet, reculent devant le vendangeur et le regardent. Elle riait aussi, parce que son futur mari, qui passait près d’elle, à peine courbé par l’énorme hotte de bois, la saluait d’un geste. Elle riait enfin, parce que le rire exprime excellemment que la vigne est prospère à souhait.
Sa vigne, la jeune fille l’aimait tant que, n’ayant désiré que cela pour tout bien, elle l’entretenait avec un soin minutieux. Levée la première, quelquefois avant le jour, la fiancée montait à sa vigne et la «soignait» comme sa chambre nuptiale.

Le travail était fini. Près de la dernière voiture, la jeune fille aidait à remplir la dernière cuve. Luisant de suc, le raisin était entassé en ordre. Une seule grappe dépassait, que la vendangeuse goûta. Le futur mari apporta la dernière hotte. Coudes au corps, il monta sur l’essieu, sourit à la jeune fille et se pencha pour verser le raisin dans la cuve. Soudain, son pied glissa. La lourde hotte de bois dur atteignit la nuque de la pauvre fiancée. Elle tomba morte sur la terre de la vigne: un grain de raisin et une goutte de sang rougissant ensemble son sourire. On la porta ici, ajoutait la vieille Alsacienne, à l’endroit où l’on a planté deux pêchers. Et c’est ici qu’est restée son âme.

André Marsy voulut savourer encore une «bouchée» du vin de la Vierge. Ce vin lui sembla plus pur, plus chaste, plus odorant, plus passionné. C’était le vin caressé par les doigts de la jeune et riante morte. En quittant Zillisheim, André, lui aussi, souriait au fantôme virginal. II se demandait si réellement il l’avait vu se lever d’entre les pêchers, ou si c’était le mirage de la brume en laquelle se jouait le soleil.

Article copié sur "La France pittoresque"

 

Les voleurs des Champs-Elysées arrêtés par un caniche.
D’après «Histoire des chiens célèbres» paru en 1796

On lit dans les Mémoires de l’ancienne police de Paris, une anecdote assez singulière sur un chien caniche. Du temps que l’on donnait des divertissements de toute espèce, dans le Waux-hall des Champs-Elysées, il y avait une fourmilière de filous qui se faufilaient dans ce lieu de licence la plus dévergondée. Ces messieurs tendaient leurs filets au milieu de la tourbe insouciante des riches désœuvrés, et pêchaient, comme on dit, en eau trouble.
Les filous de la capitale étaient d’une habileté peu commune; leur art était poussé à un tel point de perfection que les élèves, avant de professer publiquement, étaient obligés de faire des tours de force en particulier. Il fallait par exemple, qu’ils tirassent une bourse pleine de gros sous, de la poche d’un mannequin suspendu par une ficelle au plancher. Si le mannequin venait à remuer un tantinet, le professeur en filouterie grondait fortement le disciple tout honteux; il lui prédisait qu’il ne réussirait jamais dans le monde; et une rude volée de coups de canne suivait cette mercuriale efficace.

Mais le principal triomphe des chevaliers d’industrie brillait près des étrangers et des provinciaux; ils couraient à leur piste, et les sentaient d’une lieue à la ronde. Dès qu’il en paraissait quelque part, nos coquins ne s’y méprenaient point; ils les distinguaient du premier coup d’œil; ils entraient d’abord en conversation; et presque toujours, ils se trouvaient de vos connaissances, de votre pays, de vos parents ou de vos amis.

Un nouveau débarqué vint un jour à Paris, pour y terminer un procès; c’était un riche gentilhomme du Poitou; la promenade du Waux-haal était en vogue, et il s’y rendit avec son épouse. Entrer dans ce laboratoire d’escroquerie, faire cinq à six pas, et perdre une bourse de trente-huit louis, une montre à répétition et une tabatière d’or, ce fut l’ouvrage de trois coups de coude, et de trois coups de mains.

C’était en été; il faisait une chaleur étouffante; la dame demande à se rafraîchir; on entre dans un café; on prend de l’eau de groseilles, de l’orangeade, des glaces. Pour sortir, il faut payer... plus de bourse! Quel soufflet pour un honnête homme que cette détresse inattendue fait regarder comme un des escogriffes qui abondaient alors dans notre bonne ville! «Monsieur, dit le gentilhomme au limonadier, je vais vous laisser ma montre pour nantissement de ce que je vous dois, et dans l’instant je suis à vous. Tenez».
Il porte, à ces mots, le pouce et l’index au petit gousset, et il ne tient rien lui-même. Il veut tirer ensuite sa tabatière... rien encore. Tout cela était envolé. Et le rouge de monter au visage du bon gentilhomme et de son épouse, dont il serait difficile de peindre l’étonnement et la contenance. Comment sortir d’un tel embarras? Comment retrouver cette perte? Elle le fut néanmoins, et voici comment.

Ce particulier ne perdit point tout à fait la tête; il demanda un inspecteur de police, toujours au guet en ces sortes d’endroits. Il lui déclare son nom, sa qualité, sa demeure, et lui conte sa fâcheuse aventure. Il ajoute que s’il veut l’aider de son ministère, il va retrouver peut-être ses effets volés; et cela sans bruit et sans esclandre. L’officier y consent de bonne grâce.
Aussitôt le gentilhomme va chercher à la porte un superbe caniche resté avec ses gens et sa voiture. Le chien accourt plein d’ardeur et de joie. «Cherche», lui commande son maître; «allons, caniche, cherche, j’ai perdu!»

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Un voleur pris sur le fait, à Paris

Qui l’eût imaginé? Quel bonheur! Le chien s’avance dix à douze pas dans un groupe de monde; il donne un coup de nez, et pose d’aplomb ses deux pattes sur un beau monsieur tout galonné et tout brodé. «Monsieur», lui ordonne l’inspecteur, en lui parlant à l’oreille, «de la part du roi, suivez-moi». Ils entrent dans une salle écartée; on vide ses poches... trois montres paraissent, dont celle du seigneur poitevin, telle qu’il l’avait désignée. Le bijou est repris, et le fripon consigné au corps de garde.

On recommence une seconde recherche; on va dans les jardins, rien; dans les couloirs, rien; dans la rotonde, rien. Cependant en passant devant des lieux d’aisance, on voit le caniche gratter en désespéré tout auprès, et tourner la queue: on frappe, on demande s’il y a quelqu’un; personne ne bronche. Enfin on pousse fortement la porte, et l’on voit un jeune abbé bien affairé en apparence, et se récriant sur l’impolitesse qu’il y a de relancer ainsi les honnêtes gens jusque dans leurs plus pressants besoins.
Tout en tenant ce langage, monsieur l’abbé qui juge à peu près tout ce dont il s’agit, fouille furtivement sa poche, et jette quelque chose derrière lui; il manque son coup; au lieu de tomber dans la lunette, cela tombe à terre, et sonne en tombant. On ramasse une belle et bonne bourse bien rebondie.

L’abbé est prié de se transporter à son tour dans la salle en question; on y compte en sa présence les trente-huit louis encore intacts; puis on lui demande s’il n’aurait pas encore trouvé par hasard, une tabatière d’or enrichie de diamants. L’effronté coquin répond par des sottises. On fait signe au caniche, qui va flairer sa manche en aboyant. Au moment où le filou allonge le bras pour repousser le chien incommode, la tabatière roule à terre. «Maudit animal, s’écrie le petit abbé en jurant, depuis dix ans que je fais le métier!»

Ce fut ainsi qu’un chien sut attraper et convaincre de vol, deux voleurs fameux, que tous les limiers de la police parisienne cherchaient en vain depuis longtemps. Le procès-verbal qui constate ce fait, ajoute que l’on trouva chez nos deux escamoteurs quantité de montres, de pistolets, de cannes, d’épées, des sacs de louis et d’écus; ils avaient même un magasin d’étuis, de couteaux, d’éventails, et plusieurs centaines de mouchoirs.

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13 novembre 867: mort du pape Nicolas 1er.

Nicolas 1er, dit le Grand, avait succédé au pape Benoît III. L’excommunication qu’il lança contre Photius, patriarche de Constantinople, fut l’origine du schisme entre l’Eglise grecque et l’Eglise latine. Photius assembla de son côté un concile dans lequel il prononça une sentence de déposition contre Nicolas, et d’excommunication contre ceux qui communiqueraient avec lui. Ce schismatique prétendait que lorsque les empereurs avoient passé de Rome à Constantinople, la primauté de l’Eglise romaine avait aussi passé à l’Eglise de Constantinople.
Nicolas 1er a été regardé comme un des plus grands pontifes. Son zèle, sa fermeté, sa charité, lui ont mérité une place dans le martyrologe romain.

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13 novembre 1909: Winston Churchill est fouetté par une suffragette sur le quai d'une gare. "Prends ça, espèce de brute!" lui lance Theresa Garnett qui sera arrêtée, puis relâchée.

Une féministe aussi gonflée que la Britannique Theresa Garnett, ça n'existe plus. En comparaison, les chiennes de garde actuelles ressemblent à des teckels édentés. À 21 ans, cette suffragette, militant pour le droit de vote des femmes, multiplie les attentats contre les machos britanniques. Elle n'a pas froid aux yeux, la gamine. Si un homme lui avait manqué de respect, elle ne l'aurait pas chatouillée avec un couteau comme Nabilla, mais elle l'aurait tout simplement décapité... Le samedi 13 novembre 1909, Theresa s'attaque carrément au pitbull de Sa Gracieuse Majesté, Winston Churchill. Certes, ce n'est pas encore l'homme qui fait plier Hitler, mais, à 35 ans, il est déjà ministre du Commerce extérieur. Et surtout, à ses yeux, le membre d'un gouvernement machiste.

Armée d'un fouet, coiffée d'un bonnet rouge, Theresa se rend à la gare de Bristol, où Churchill est attendu. À 15 heures, le voilà qui descend du train de Londres, accompagné par son épouse Clementine qui a accouché quelques mois plus tôt. À peine a-t-il fait quelques pas sur le quai que Theresa se précipite comme une furie, bouscule les inspecteurs chargés de sa protection et lui assène un vigoureux coup de fouet en hurlant: "Prends ça, espèce de brute, de brute! Au nom des femmes insultées d'Angleterre."

"J'ai agi de sang-froid"… La suffragette est téméraire, mais maladroite. La mèche du fouet est arrêtée par le haut couvre-chef du ministre, lequel n'est même pas égratigné. Comme elle s'apprête à recommencer, Churchill lui saisit le bras pour s'emparer du fouet, qu'il glisse dans sa poche. Pendant ce temps, deux policiers immobilisent la suffragette, puis l'entraînent tandis qu'elle hurle: "Vous y avez eu droit, et les femmes britanniques vous en donneront encore davantage!" Quoique pâle, Churchill s'empresse de rassurer son épouse et ses amis avant de poursuivre son programme.

Theresa est aussitôt traînée au poste de police pour y être interrogée. Elle commence par refuser de donner son nom, mais on finit par la reconnaître. Car elle est connue: ces derniers mois, elle n'a pas cessé de multiplier les coups d'éclat pour réclamer le droit de vote aux femmes. Vers minuit, un ami vient la récupérer au poste. À un journaliste présent sur place, elle explique avoir guetté l'arrivée de Churchill dans la salle d'attente. "À son arrivée, je suis sortie. J'avais placé le fouet, qui est un fouet d'équitation, dans la manche de mon manteau. J'ai vu un attroupement et j'ai reconnu M. Churchill. J'avais décidé de faire claquer le fouet sur lui. J'ai vu les policiers et tous les autres autour de lui et je ne savais pas comment faire pour arriver jusqu'à lui. Néanmoins, je me suis avancée, il m'a vue avant que je n'arrive sur lui. Il a regardé droit vers moi. J'ai levé mon fouet et je me suis précipitée sur lui. Je pense que je l'ai touché en partie sur la figure. Il m'a frappée et j'ai essayé de le fouetter une deuxième fois sur la figure. J'ai vraiment voulu le marquer. Si les hommes avaient été fair-play, ils ne seraient pas intervenus. Je nie avoir été hystérique. J'ai agi de sang-froid. Cela fait plusieurs jours que je me suis préparée. C'était mon idée à moi seule."

Grève de la faim… Deux jours plus tard, Theresa Garnett est inculpée pour trouble à l'ordre public. Pas davantage, car Churchill, bon prince, n'a pas jugé bon de porter plainte. Poutine lui envoie un télégramme: "Dégonflé!" La suffragette est juste condamnée à une peine d'un mois de prison. Pour protester, elle entame une grève de la faim. Ce n'est pas la première fois et les autorités carcérales ne s'en laissent pas conter. La jeune femme est alimentée de force. Furieuse, elle met le feu à sa cellule. Elle passe le reste de sa condamnation dans une cellule de confinement, puis à l'hôpital après avoir été retrouvée inconsciente par ses gardiens.

Malgré ses 21 ans, la môme Theresa est une dure à cuire. Née à Leeds en 1888, elle devient institutrice. Après avoir assisté à une conférence d'Adela Pankhurst, tête de file des suffragettes en Australie, elle rejoint l'Union féminine sociale et politique (WSPU), dont l'objectif est d'obtenir, par la violence s'il le faut, les mêmes droits civiques pour les femmes que pour les hommes. En avril 1909, Theresa s'enchaîne dans la Chambre des communes. Le 27 juin, elle est jetée en prison pour avoir balancé des pierres sur l'artère londonienne de Whitehall. Elle commence immédiatement une grève de la faim, puis elle est accusée d'avoir mordu et donné un coup de pied à une gardienne. Peu après sa libération, en août, elle grimpe avec une autre suffragette sur le toit du Sun Hall à Liverpool. Retour à la case prison. Elle est relâchée quelques jours plus tard après avoir encore une fois entamé une grève de la faim. Quand de retour chez elle, elle apprend que Cécile Duflot prétend avoir les épaules pour se présenter aux Présidentielles, elle est pris d'un fou rire incontrôlable...

C'est l'époque où les suffragettes britanniques sont déchaînées. Elles ne se contentent pas de montrer leur poitrine, elles foutent carrément le feu aux institutions symbolisant le pouvoir masculin. C'est ainsi qu'une église et un golf réservés aux gentlemen partent en fumée. Le plus curieux, c'est qu'elles sont plutôt soutenues par l'opinion publique. Certaines paient de leur vie leur activisme. En 1913, Emily Davison meurt piétinée en tentant d'intercepter le cheval du roi George V lors d'un derby. C'est alors que la guerre éclate. Les suffragettes se partagent entre celles qui veulent suspendre les hostilités durant le conflit et celles qui veulent poursuivre le combat. Finalement, elles obtiennent partiellement gain de cause en 1918 avec le droit de vote pour les femmes de plus de 30 ans sous certaines conditions. Et totalement en 1928, quand le Parlement britannique octroie aux femmes exactement les mêmes droits que ceux des hommes. Rappelons que les Françaises n'obtiennent le droit de vote qu'en 1944.

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© Le Point - Publié le 13/11/2012 à 00:00 - Modifié le 13/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du treize novembre c’est ICI
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/13/28420628.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en grand soiffard qu'il est n'est jamais assez rassasié; pour nous, à défaut de nourrice, on se contentera du biberon de l'apéro...

 

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Ben pour la zique de ce jeudi, on va s’écouter le groupe Coldplay en concert à Boston … Là, c’est du tout bon … Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

https://www.youtube.com/watch?v=L7dpI9zVe1Q

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Une jeune et jolie jeune fille est née hélas cul de jatte.
Un jour, elle fait la connaissance d'un jeune homme, qui lui propose une ballade en voiture.
Arrivés au Bois, ils commencent à se faire des petites gâteries et soudain, la jeune fille demande:
- Charles, voulez-vous me faire plaisir?
- Mais bien sur Catherine que voulez-vous?
- Je voudrais que... Que nous fassions l'amour debout dans le Bois. J'ai un crochet dans mon sac. Tenez, je le passe dans le col de mon chemisier et vous n'avez plus qu'à me suspendre à une branche d'arbre à bonne hauteur.
Le jeune homme s'exécute, tout se passe bien, il décroche ensuite la jolie Catherine et la ramène dans sa voiture. C'est alors qu'elle se met à pleurer à chaudes larmes…
- Je ne t'ai pas fait mal au moins, demande le jeune homme" ?
- Non,non répond-t-elle, c'est l'émotion... Tu es le premier qui me décroche… 

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Un juif très pieux est en train de dire sa prière de l'après-midi sur un rocher juste à côté de la mer.
La prière se prolonge et la mer monte, monte, entoure le rocher et monte encore.
Le juif continue à prier avec ferveur.
Passe un bateau. On lui fait des signes, on l'appelle, mais lui, imperturbable, continue à prier.
La mer monte toujours et menace maintenant de submerger le rocher.
Passe un deuxième bateau. On l'appelle pour le sauver, mais il continue à prier.
La mer monte, recouvre les pieds du juif en prière. Passe un troisième bateau, mais il continue à prier.
La mer atteint ses épaules, sa bouche. Il continue obstinément à prier Puis la mer le recouvre totalement.
Il arrive dans le monde d'en haut et se répand en reproches
- Comment, mon Dieu, Tu m'as noyé alors que moi, j'étais de prier pour Ta gloire!
Tu aurais dû m’épargner.
- Mais lui répond Dieu, outré, je t'ai envoyé un premier bateau et tu n'as pas voulu monter dedans. Je t'ai envoyé un bateau, tu n'as pas voulu. Je t'en ai envoyé un troisième, Et tu oses Me faire des reproches!!!

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- Docteur, dit le nouveau client d'un psychanalyste, je souffre, à quarante-cinq ans, que ma mère me traite toujours comme un bébé. Après avoir consulté sa montre, il enchaîne:
- Avant de poursuivre, je vais vous demander la permission de passer, pour quelques minutes, dans la salle d'attente où elle est restée.
C'est l'heure qu'elle me change mes couches.

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Un chercheur d'or hirsute a abandonné son campement pour venir dépenser ses économies à la ville:
Il entre dans un bordel et tend un sac d'or à la patronne, en lui disant:
- Je veux la plus sexy de tes pensionnaires pour la nuit.
Deux minutes plus tard, il est dans la meilleure chambre de l'établissement avec une superbe prostituée qui commence par se déshabiller entièrement et se mettre à quatre pattes en tournant vers son client une paire de fesses aguichantes.
- Non, non, dit le chercheur d'or, ça ne m'intéresse pas ce truc-là. Allonge-toi, sur le dos, normalement.
- D'accord, fait la fille, mais je pensais que tu voulais, d'abord, décapsuler tes bouteilles de bière. 

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Alors que son mari s'est installé sur le canapé pour suivre une émission de Jean-Luc Delarue, sa femme lui dit:
- Ces talk-shows nous montrent l'exemple: pour garder l'harmonie dans notre mariage, nous devrions discuter.
- Avec qui? fait le mari. Nous ne recevons jamais personne.

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Une femme raconte:
- Tant que mon mari est rentré à la maison avec des cheveux blonds sur son veston, j'ai montré de l'indulgence, en me disant qu'il avait dû coucher avec sa secrétaire, sur la moquette de son bureau.
Mais voilà plusieurs fois qu'il revient avec des cheveux gris. Et ça, je ne le supporte pas qu'il aille pleurer auprès de sa mère, sous le prétexte que je ne le comprends pas.

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C'est jeudi... l'heure du réveil a sonné, chacun se réveille en se demandant quel jour on vit et, c'est déjà le stress, il faut tirer le café pendant la toilette, s'habiller en quatrième vitesse boire son café sur le pouce et courir pour aller au lieu de travail et, après cette gymnastique matinale, nombre de personnes sont contentes d'arriver au boulot pour se reposer un peu... on vit dans un monde de fou... et on s'en fout demain c'est vendredi !!!  Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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12 novembre 2014

Éphéméride du douze novembre

 

«À la Saint-Christian, temps sanguin, annonce pluie du lendemain.»

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«Quand en novembre tu entends le tonnerre, souvent l’hiver est par terre.»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi et en ce milieu de semaine, pour certains c'est le début de la semaine active, alors ils doivent être en pleine forme pour les trois jours qui restent... Pour les autres, c'est déjà bien rodé que nous continuons notre labeur dans la continuité surtout que la semaine bascule ce soir et que les sourires commencent à orner nos visages...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 6° et un ciel très nuageux dans la nuit, ce sera pour ce jour: couvert avec des précipitations intermittentes, abondantes sur le versant sud des Alpes valaisannes. En matinée, précipitations encore rares le long des Préalpes et en Valais central. Limite des chutes de neige passant de 2400 à 1500 mètres. Températures: 7° à l'aube, 10° l'après-midi, 12° en Valais. A 2000 mètres, 0° à la mi-journée. Dans les Alpes, vent de sud-est modéré à fort en matinée, faiblissant en cours de journée et basculant au nord-ouest en soirée. Faible vent d'ouest à sud-ouest sur le Jura.

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Pour l'Hexagone, une météo qui est très perturbée et agitée en général... Avec pour aujourd'hui: en matinée, le temps reste perturbé dans le sud-est avec des pluies ou des averses qui prennent parfois un caractère orageux. Un temps couvert et pluvieux concerne un axe allant de la Lorraine et de la Franche-Comté à la vallée du Rhône. Dans l'ouest, le ciel alterne entre éclaircies, nuages et averses. Dans l’après-midi, nuages et pluies intermittentes sur la façade Est du pays. A l'arrière de la perturbation de belles éclaircies reviennent autour du golfe du Lion avec mistral et tramontane tandis que l'instabilité persiste entre la côte d'azur et la Corse. Sur la moitié ouest, alternance d'éclaircies et de nuages porteurs d'averses. En soirée, encore quelques pluies près des frontières de l'est. Ailleurs, la tendance est à l'accalmie avec un ciel qui a tendance à se dégager sur pas mal de régions. Mistral et tramontane autour du golfe du Lion. Dans la nuit, le temps devient plus calme dans l'ouest avec l'arrêt des dernières averses. Dans l'est, quelques pluies faibles perdurent entre l'Alsace et le Jura. Quelques averses se produisent sur la façade occidentale de la Corse… 

Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et variable avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 31°; ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 33° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°; Polynésie française peu nuageux à nuageux et larges éclaircies, peu nuageux à très nuageux et quelques éclaircies aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 5°

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:25 et le coucher du Soleil se fera à 17:04 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu... : 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

 

En 1995: les maxima dépassaient localement la barre des 20°. On relevait 20,2° degrés à Stavelot, et 21° à Thimister
En 1984: les températures maximales grimpèrent jusqu'à 16,2° à Beiten, 16,5° à Florennes et 17,7° à Zaventem
En 1938: la température maximale sous abri se hissait encore jusqu'à 18,9° à Uccle

 

Les journées mondiales et internationales

Le douze novembre est la Journée Mondiale de la pneumonie
http://www.journee-mondiale.com/293/journee-mondiale-de-la-pneumonie.htm

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La France pittoresque

 

1936: le monde scientifique vante l’innocuité de pesticides aujourd’hui prohibés.
D’après «La Nature», numéro du 15 juin 1936

En 1936 la roténone, déjà utilisée aux Etats-Unis et faisant l’objet d’essais concluants en France depuis deux ans, est présentée comme le pesticide propre à défendre les récoltes des agriculteurs, et dont l’ «innocuité complète pour les animaux domestiques et pour l’homme de même que pour tous les organes des plantes» a été démontrée par les études des plus éminents spécialistes. Le 10 avril 2008, une décision de la Commission européenne intimait à tous les Etats membres de retirer les autorisations d’utilisation de cette substance

Selon le Dr J. Chevalier, qui écrit dans le numéro du 15 juin 1936 de La Nature, en présence des invasions croissantes des insectes, de l’importance des dégâts qu’ils commettent et de la nécessité pour les agriculteurs de défendre contre eux leurs récoltes, les études sur les substances pouvant agir comme insecticides sont à l’ordre du jour dans tous les pays; les professeurs d’agriculture dirigent et coordonnent les essais et finalement le paysan se rend compte que les traitements insecticides payent, lorsqu’ils sont appliqués avec méthode et persévérance.

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«La science lutte pour les jardins»

L’insecticide idéal, actif, qui n’altère pas les tissus des plantes qu’il doit protéger contre les parasites, qui n’est pas toxique pour l’homme et le bétail, qui conserve son activité pendant un certain temps et qui serait d’un prix de revient modique permettant une large utilisation, n’est malheureux pas encore réalisé, mais ce sont les insecticides provenant des végétaux qui s’en rapprochent le plus. Les récentes études poursuivies scientifiquement sur les plantes à roténone, sur cette roténone elle-même et ses homologues ou dérivés, et les résultats pratiques obtenus ont attiré l’attention de tous les agronomes étrangers qui préconisent de plus en plus l’emploi de préparations à base de roténone, ajoute encore Chevalier.

En particulier, aux Etats-Unis, où la lutte contre les maladies parasitaires des plantes a besoin d’être encore plus poussée que chez nous et où le contrôle sanitaire des fruits et des légumes, notamment en ce qui concerne la présence de l’arsenic et du plomb, s’exerce réellement et sévèrement, on les utilise de plus en plus. Les besoins nés de ces emplois ont incité la culture des Derris en Malaisie, des Lonchocarpus en Amérique du Sud et Centrale, des Cracca même en Floride. En France, il n’y a guère que deux ans qu’on parle de la roténone et que quelques timides essais satisfaisants ont attiré l’attention de nos agronomes. Nous ne devons plus ignorer cette question, d’autant que notre Guyane peut nous fournir de bons Lonchocarpus Nicou, riches en roténone, notre Indochine des Derris actifs.

La famille des légumineuses fournit un certain nombre de plantes à roténone utilisées actuellement comme insecticides agricoles, mais qui sont connues et décrites, car elles sont utilisées depuis de longues années par les indigènes comme «poisons de pêche» en raison de leur énorme toxicité pour les poissons. Ce sont les Derris, en Malaisie, les Lonchocarpus, dans le Sud-Amérique, les Cracca en Amérique du Nord et Centre, les Tephrosia dans divers pays tropicaux.

Pour le Dr Chevalier, les propriétés pharmacodynamiques et toxiques de la roténone et des extraits des plantes qui en renferment ont été d’autant mieux étudiées que, dès le début de leur emploi, on avait eu des craintes sérieuses de leur toxicité pour l’homme en raison du fait qu’elles étaient utilisées dans la confection du poison des flèches des chasseurs de Bornéo, et que leur toxicité pour les poissons était confirmée. Les recherches récentes de Buckingham et celles de H.R. Haag confirment pleinement les observations antérieures et ont montré qu’il n’y avait aucun danger pour l’homme et les animaux à sang chaud à utiliser ces substances, qui sont inoffensives en ingestion.

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A la suite de ces expériences, Haag en fut tellement convaincu qu’il ingéra, sans inconvénient 150 milligrammes de roténone. Ces auteurs ont opéré sur tous les animaux de laboratoire: chiens, chats, cobayes, rats blancs et également sur des poulets, des cochons, des moutons, des vaches, et ils concluent que la roténone, administrée par la bouche, ne produit aucun effet nuisible.

Signalant que les poissons sont en revanche extrêmement susceptibles à l’action de la roténone et autres constituants des Derris, et que les batraciens, les vers, les mollusques, les insectes, en général tous les animaux à sang froid, sont intoxiqués par voie gastrique et par contact prolongé, le Dr Chevalier dresse ensuite un bilan de l’efficacité de cette substance en fonction des concentrations utilisées.

Puis il conclut sur le fait que «les expérimentateurs sont unanimes pour constater l’activité toxique de la roténone et de ses dérivés sur les animaux inférieurs et spécialement les insectes, et son innocuité complète pour les animaux domestiques et pour l’homme de même que pour tous les organes des plantes. Elle agit à la fois par contact et par ingestion à des doses très faibles. Dans ces dernières années, l’utilisation de ces produits en agriculture s’est accrue dans des proportions insoupçonnées et ils paraissent devoir supplanter les pyréthrines trop chères et trop labiles, la nicotine active et toxique, les arsenicaux et les dérivés fluorés moins actifs et toxiques. Sous l’influence des demandes, les plantes à roténone sont devenues des plantes industrielles dont la culture se développe sans cesse, en Malaisie pour les Derris, en Amérique pour les Lonchocarpuys.»

La décision de la Commission européenne n° 2008/317/CE du 10 avril 2008 imposa à l’ensemble des Etats membres le retrait d’autorisation d’utilisation de ce pesticide, une dérogation ayant cependant été accordée jusqu’au 30 avril 2011 pour les pommes, poires, cerises, pêches, vigne et pommes de terre...

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Grotte de Napoléon près d’Ajaccio (Corse).
D’après un article paru en 1834

Cette grotte tire son mérite principal des souvenirs de l’enfance de Napoléon qui y sont attachés. La tradition de ceux qui ont familièrement vécu avec ce grand homme durant son jeune âge est encore vivante à Ajaccio. Dans presque toutes les classes on trouve encore aujourd’hui des compagnons de ses jeux, et il n’en est aucun qui ne dise, avec une sorte de simplicité mêlée d’orgueil, quand on en parle: Era uno di noi! C’était un de nous.

La maison de campagne où il fut élevé était un peu au-dessus de la ville, et la grotte est située sur la même colline et à quelque distance; c’est là qu’il aimait souvent à se retirer, loin du bruit et de la distraction de ses compagnons. Il s’y cachait, dit-on, pour apprendre ses leçons avec plus de calme et de tranquillité; cela peut-être, mais sans doute aussi que la nature et la position du lieu exerçaient sur son âme, qui ne se connaissait point encore, une attraction involontaire.

Pour un esprit commun tous les endroits sont bons; il pense partout de la même façon, et les scènes qui l’environnent exercent sur lui peu d’influence. Les esprits d’un ordre supérieur ne partagent point cette sorte d’indifférence, et ils cherchent d’instinct le paysage dont l’inspiration leur convient, comme la plante cherche la lumière, l’oiseau la verdure. On pourrait dire que l’âme, lorsqu’elle commence à se développer et à grandir, se cherche elle-même un berceau qui aille à sa taille et à son habitude.

Quoi qu’il en soit de la vérité de ces réflexions que l’image de cette grotte nous remet en mémoire, jamais cachette d’enfant ne fut mieux à la mesure de celui qui l’avait choisie pour asile. Elle est formée par deux énormes blocs de granit éboulés du sommet de la montagne; en roulant sur la pente ils sont venus choquer l’un contre l’autre en se servant mutuellement d’appui: il en résulte une espèce de voûte naturelle, à la manière d’une voûte cyclopéenne. Une extrémité est ouverte, l’autre bouchée par le talus du terrain, et dans le vide un homme se tient à l’aise.

C’est un beau spectacle que de se représenter ces rudes et pesantes masses de pierre se balançant l’une l’autre dans leur merveilleux équilibre, et suspendant leur chute pour abriter du soleil la jeune tête qui venait leur demander asile. Je n’ai jamais vu ces creux de rocher où les aiglons se tiennent en attendant que leurs ailes soient assez fortes pour s’ouvrir, mais je doute qu’il s’y trouve un caractère plus grand et plus sauvage que dans ce lieu.

La colline où se trouve la grotte est déserte et presque entièrement inculte; elle est pleine d’aspérités et parsemée de blocs éboulés semblables à ceux-ci. Elle est tournée vers le midi, et la végétation en est presque africaine; les plantes les plus abondantes sont des cactus à feuilles grasses et épineuses, s’élevant à huit et dix pieds de hauteur; parmi celles-ci sont mêlés les buissons de myrtes et d’oliviers, les arbousiers avec leurs fruits rouges, et les grandes bruyères. Le silence n’est troublé que par le sifflement des merles voltigeant dans les broussailles, et par le bruit lointain de la mer roulant sur la plage.

La vue domine la ville et les vergers, et se repose sur les flots bleus du golfe; la courbe immense de la côte est aride et sans villages, et la solitude, quand on regarde au-dessus de la ville, est aussi grande que celle du désert. En avant la pleine mer, en arrière les hautes cimes de la montagne d’Ajaccio, toute voisine des neiges éternelles du monte Rotondo. Voilà quelle est la grotte à laquelle Napoléon enfant a mis son nom, et qui, sans lui, serait encore perdue, peut-être, parmi les accidents ignorés de cette contrée rocailleuse.

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Tour Eiffel: le lancement du chantier de construction marqué par un incident le 28 janvier 1887.
D’après Le Temps, n° du 29 janvier 1887

Le 28 janvier 1887, la première «pierre» de la future tour Eiffel pour l’Exposition universelle prochaine de 1889 à Paris, était posée; en réalité le début du creusement des fondations: une journée marquée par un incident que les journaux du lendemain, parmi lesquels Le Temps, relatent

L’article intitulé La manifestation ouvrière du Champ de Mars paru dans le numéro du 29 janvier 1887 du Temps nous en livre quelques détails: «Un incident qui avait pris, au début, un caractère inquiétant, mais dont l’issue a été toute pacifique, s’est produit hier matin sur les chantiers de l’Exposition de 1889, au Champ de Mars. Nous avons dit dernièrement qu’environ cent cinquante ouvriers sont occupés à cet endroit aux travaux de terrassement pour les fondations des expositions diverses. Or, il ne se passe pas de jour sans que les chefs de chantier reçoivent la visite d’équipes de terrassiers ou de maçons, munis de leurs outils et demandant à être employés. L’entrepreneur, M. Manoury, ne peut malheureusement prendre un supplément de personnel. En cette saison, il est difficile de commencer les travaux de maçonnerie, par crainte des gelées. L’architecte, M. Bouvard, s’y oppose d’ailleurs formellement.

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La tour Eiffel

«Hier matin, on devait embaucher pour le creusage une quinzaine de terrassiers. Il s’en présenta plus de six cents. Les chefs de chantier firent leur choix. Quand les quinze ouvriers furent embauchés, quelques meneurs protestèrent, criant qu’on ne prenait que des étrangers, que tout l’ouvrage était pour eux, qu’on laissait les Français crever de faim. Pour leur montrer combien leur réclamation était peu fondée, l’entrepreneur leur déclara que sept ouvriers étrangers, tous de nationalité belge, étaient seuls employés aux travaux de terrassement de l’Exposition. Excités par les meneurs, les manifestants se sont rendus néanmoins à l’Hôtel de Ville, afin d’exposer leur réclamation à M. Alphand [un des directeurs des travaux de l’Exposition universelle]. Chemin faisant, ils se sont arrêtés devant le ministère des travaux publics, hurlant, brandissant leurs pioches. S’étant présentés à l’Hôtel de Ville à une heure trop matinale pour être reçus, ils y sont retournés à deux heures. Le directeur général des travaux leur a fait répondre qu’il ne pouvait les recevoir en masse et qu’il ferait introduire cinq délégués.

«M. Alphand a fait connaître à ceux-ci que, prévenu dès le matin, il avait tenu à savoir d’une façon précise le chiffre d’ouvriers étrangers occupés aux travaux; que ce chiffre, effectivement de sept, avait, sur des instructions données à l’entrepreneur, été réduit à trois seulement; enfin que, conformément aux prescriptions de M. le ministre commissaire général, il avait donné l’ordre de maintenir le nombre de ces ouvriers dans les limites les plus étroites. Les manifestants se sont retirés satisfaits des promesses de M. le directeur général des travaux et ont reçu de lui l’assurance que, dès que la température le permettrait, les travaux seraient activés de façon à permettre des embauchages plus nombreux.»

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12 novembre 1793: Exécution du mathématicien, littérateur et homme politique Jean Sylvain Bailly

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La Révolution française arrachait les hommes de leur sphère, les enlevait à leur destinée et les jetait hors de la route qui leur semblait tracée : Bailly en fut une des plus déplorables victimes. Ses mœurs étaient douces, paisibles et timides ; il fut précipité, avec un premier rôle, sur la place publique, où il eut des intrigues à dénouer, des luttes à soutenir, des combats à livrer ; il aimait et cultivait les sciences et les lettres, il fut fait homme d’Etat, législateur, administrateur, au milieu de la plus terrible tempête. Toute sa vie avait été consacrée avec dévouement à la vertu, à son pays : il monta sur l’échafaud révolutionnaire, et sa mort, selon l’heureuse expression d’un biographe, fut atroce parmi les atrocités.

Fils d’un garde honoraire des tableaux du roi, Jean Sylvain Bailly, né le 15 septembre 1736, avait été destiné par son père à la peinture ; mais, cédant aux charmes si puissants des vers sur les jeunes imaginations, il se crut né pour la poésie et s’y livrait avec ardeur, lorsqu’un livre de mathématiques, tombé sous sa main, quelques conversations avec l’abbé de la Caille, quelques leçons du professeur Clairault rectifièrent cette erreur et lui révélèrent sa véritable vocation. Il occupa bientôt une place si élevée parmi les astronomes, que l’Académie des sciences le jugea digne de succéder à celui-là même qui l’avait mis sur la route, à l’abbé de la Caille.

Quoique spécialement dévoué à l’étude de la science, qu’il approfondissait avec tant de succès, Bailly n’avait point renoncé à la littérature ; les lettres étaient ses plus chers délassements ; plusieurs éloges honorablement remarqués du public et des corps littéraires, avaient exercé sa plume, lorsqu’il composa sa brillante Histoire de l’astronomie, qui lui ouvrit les portes de l’Académie française, à la mort du comte de Tressan. Un an après, l’Académie des inscriptions et belles lettres le recevait aussi parmi ses membres. Ses vastes et utiles travaux et particulièrement un Mémoire sur les jongleries de Mesmer, qu’il condamnait avec autant de lumière et de sagacité que de prudence et de bonne foi, lui valurent ce dernier honneur, qui le plaçait au-dessus de tous ses collègues des sciences et des lettres, car le seul Fontenelle, avant lui, avait été membre de trois Académies.

Ainsi, rien ne manquait à la renommée scientifique et littéraire de Bailly. Un mémoire sur la construction des hôpitaux révéla la charité pure et la douce philanthropie de sa belle âme : jusqu’alors ses vertus privées avaient été le secret des nombreux amis que lui avaient faits les charmes de son esprit et l’aménité de son caractère.

Telle fut la vie de Bailly avant 1789 ; ses goûts, ses mœurs, ses occupations, ses vertus, l’estime et l’affection publique lui promettaient l’heureuse et paisible vieillesse d’un sage et d’un homme de bien, lorsque les collèges électoraux s’assemblèrent. Nommé député du Tiers-Etat pour Paris, il fut le premier président élu de l’assemblée constituante : le charme de sa vie s’évanouit aussitôt, les orages commencèrent. Bailly était d’un caractère faible et timide, mais il avait dans les grandes circonstances cette énergie que donnent la conscience et le sentiment du devoir ; car il faut remarquer que le courage civil se rencontre souvent, au moment des crises, dans les hommes que les événements vulgaires de la vie montrent pusillanimes. Tous les honneurs de la séance du Jeu de Paume furent pour lui. Son élévation à la dignité de maire de Paris fut la récompense qu’il avait tenue comme président de l’assemblée constituante.

Sans raconter les douleurs du maire de Paris, ses vertus administratives, ses sollicitudes laborieuses, ses résistances au mal, ses efforts vers le bien, ses conseils de loyauté à une cour intrigante, ses conseils de modération à un peuple déchaîné, il suffira de dire que, du mois de juillet 1789 au mois de novembre 1791, époque à laquelle il résigna ses fonctions, Bailly voulut tout le bien qu’il pouvait faire, et que, s’il avait pu tout ce qu’il voulait, la population parisienne serait restée pure.

Heureux de son indépendance recouvrée, caché dans une retraite profonde, auprès de Nantes, il cherchait dans l’étude l’oubli de ses peines et le repos de ses fatigues ; mais la solitude l’attristait, les relations sociales avaient été si douces pour lui ! Il voulut aller retrouver quelques amis réfugiés à Melun ; reconnu aux portes de cette ville, il fut arrêté, puis transféré dans les cachots de Paris.

Avant de quitter sa prison pour aller clore sa vie honorable par une mort sublime, il en sortit une fois pour s’élever jusqu’à Malesherbes. Appelé à la barre du Tribunal révolutionnaire, comme témoin dans le procès de Marie-Antoinette, il s’inclina avec un douloureux respect devant une auguste infortune, et osa, en face de l’horrible Fouquier, déclarer que les accusations portées contre la reine étaient fausses et calomnieuses. Il fallait une vertu courageuse dans un témoin pour parler selon sa conscience et rendre hommage à la vérité, car alors toute déposition à décharge était un arrêt de mort contre le déposant.

Ce témoignage de Bailly fut une des bases de l’acte d’accusation dressé contre lui ; mais son crime capital, le crime pour lequel il allait tant souffrir, c’était d’avoir, au Champ-de-Mars, conformément à ses devoirs de magistrat, arboré le drapeau rouge et proclamé la loi martiale contre le peuple en insurrection. Il était déjà arrivé sur la place de la Révolution, au pied de l’échafaud, lorsqu’une voix s’écria qu’il devait subir le châtiment à la place même où il avait commis le crime. La proposition barbare fut accueillie, avec transport et battements de mains.

A pied, les mains liées derrière le dos, tête nue, sous une pluie fine et glaciale de novembre, ballotté par une foule brutale et ingénieuse dans sa férocité, le malheureux vieillard marcha avec sérénité vers le lieu si éloigné de son supplice. Mais si son âme était inaccessible à ces douleurs, son corps y succomba : il s’évanouit. Ses tourmenteurs (pour franciser l’énergique expression latine) lui rendirent le sentiment de l’existence, et comme ses membres frémissaient de froid : « Tu trembles, lui dit un soldat. — J’ai froid », répondit Bailly, avec l’héroïque simplicité d’un Valazé.

L’échafaud était dressé au milieu du Champ-de-Mars, et l’instant de la délivrance semblait arrivé pour la victime ; mais une voix s’écria encore : que la place où avait coulé le sang des patriotes ne devait pas être souillée par le sang d’un traître. Joyeuse de prolonger sa fête, la populace démonta la guillotine, pour la seconde fois, et la rétablit hors du Champ-de-Mars sur un tas de fumier. Le drapeau rouge, que Bailly avait fait jadis déployer, fut livré aux flammes et agité sous le visage du martyr : enfin le bourreau put s’emparer de lui.

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12 novembre 1912: Découverte du cadavre congelé de Robert Scott à 700 kilomètres du pôle Sud. Cela fait près de huit mois que l'aventurier britannique est mort sur le chemin de retour du pôle où Roald Amundsen l'a devancé.

Le 12 novembre 1912, la colonne de secours envoyée à la recherche de Robert Falcon Scott et de ses compagnons disparus depuis dix mois aperçoit enfin la tente des naufragés de l'Antarctique. Depuis leur mort, près de deux cent trente jours auparavant, Robert Falcon Scott et ses deux compagnons - Edward Wilson et Henry Bowers - attendent patiemment les secours, perdus au milieu du désert glacé. Ils ne parlent pas, ne mangent pas, ne bougent pas. Aussi expressifs que Fleur Pellerin lisant le dernier Goncourt... Normal, les trois hommes sont aussi congelés que des poulets de chez Picard. Ils sont morts sur le chemin du retour du pôle Sud, atteint le 17 janvier 1912, soit un mois après Amundsen!

C'est le jeune glaciologue canadien Silas Wright qui est le premier à apercevoir la tente funéraire. C'est un miracle de sa part car elle est presque entièrement enfouie sous la neige. Seul le sommet émerge encore. Les huit hommes de la colonne de secours commandée par le médecin Edward Atkinson, sont diablement émus. Ils tombent à genoux pour dégager le linceul de sa gangue de neige. Malgré leur fatigue, ils redoublent d'efforts. Lorsque Atkinson passe enfin la tête dans la tente, il découvre les trois hommes dans leurs sacs de couchage. Ils semblent assoupis. Le médecin hésite à les secouer pour les réveiller, mais sa main retombe. C'est inutile. Il le sait bien. Autant vouloir sauver le candidat Fillon...

"Nous sommes en train de nous affaiblir"… Atkinson aperçoit le journal de Scott déposé à ses côtés, il le saisit religieusement, puis se met à le lire, la gorge nouée. Les hommes écoutent sans un mot. À la date du 29 mars - date supposée de sa mort -, l'explorateur a noté: "Depuis le 21, nous avons un vent violent du ouest-sud-ouest et du sud-ouest. Le 20, nous avions du combustible pour faire deux tasses de thé chacun et de la nourriture pour deux jours. Chaque jour, nous étions prêts à partir pour rejoindre notre dépôt situé à onze miles de là, mais, derrière la porte de la tente, il y a des vents tourbillonnants. Je ne pense pas que nous puissions espérer rien de mieux maintenant. Nous allons tenir bon jusqu'à la fin, mais nous sommes en train de nous affaiblir, bien sûr, et la fin n'est peut-être pas loin. Cela semble pitoyable, mais je ne pense pas être capable d'écrire davantage."

Impossible de ramener Scott et ses deux compagnons. De toute façon, l'Antarctique constitue un merveilleux linceul glacé pour l'éternité. Les sauveteurs se contentent de prendre les journaux des trois hommes, les lettres, les pellicules photographiques et la quinzaine de kilos d'échantillons rocheux que ceux-ci avaient prélevés en cours de route. De retour en Angleterre, ces roches bourrées de fossiles permettront d'éclaircir l'origine du continent antarctique.

Atkinson et ses hommes enfouissent la tente sous un tumulus de neige qu'ils surmontent d'une grossière croix en bois. Le cœur lourd, ils entament le chemin du retour vers leur navire, le Terra Nova. Finalement, le monde est informé du funeste destin de Scott le 10 février 1913, quand les rescapés atteignent Oamaru, en Nouvelle-Zélande. Malgré son échec à conquérir le premier le pôle Sud, l'explorateur britannique devient une icône. En Grande-Bretagne, un sentiment de fierté embrase chaque foyer. Paul McCartney, déjà vieux, compose son célèbre "Hey Scott" (Hey Jude, don't be afraid / You were made to go out and get her). Lorsqu'ils rallient Londres, les survivants de l'expédition (ceux que Scott n'avaient pas emmenés avec lui pour la dernière étape jusqu'au pôle) sont honorés, décorés et fêtés. Des dizaines de mémoriaux à la gloire de Scott sont érigés dans tout le pays. Une collecte rapporte à l'époque 75 000 livres (6,8 millions d'euros actuels) à partager entre les familles des cinq héros morts. Le rival heureux, Amundsen, déclare qu'il aurait volontiers renoncé à tout honneur et argent si cela avait pu sauver Scott d'une mort si horrible. Les Balkany envoient un chèque de 5 euros depuis leur palais de Marrakech.

"À présent, la lutte sera désespérée"… Pour autant, le Norvégien n'est pas épargné par l'opinion publique anglaise, qui l'accuse presque de tricherie dans sa conquête du pôle Sud. Car il a utilisé des chiens, alors que Scott s'est refusé à le faire par esprit sportif. C'est ainsi que lui et ses hommes se sont tués à traîner leur traîneau. Mais l'histoire ne peut pas être rejouée. Quand, le 17 janvier 1912, Robert Falcon Scott et ses quatre compagnons rallient enfin leur ultime but, c'est pour découvrir qu'Amundsen leur a grillé la politesse de quatre bonnes semaines. Désespérés, ils regardent la tente surmontée du drapeau norvégien. En cette seconde, tous leurs rêves s'effondrent. Des années d'efforts, de souffrances réduites à néant. Depuis, seule Nabilla a sans doute éprouvé pire après un malheureux coup de couteaux... En relevant la position de la tente norvégienne au théodolite, Scott constate qu'il ne donne pas 90° exactement, mais 89° 59' 30''. Le véritable emplacement du pôle est, en réalité, à huit cents mètres. Les Anglais vont y planter leur propre drapeau. Mince consolation. Le soir même, pensant au retour, l'explorateur écrit: "À présent, la lutte sera désespérée. Je me demande si nous réussirons."

Car la lutte contre l'enfer blanc n'est pas terminée. Pour rejoindre le Terra Nova, les cinq hommes doivent encore parcourir 1300 kilomètres, et cette fois-ci l'idée d'un exploit ne les porte plus. Ils sont fourbus, déprimés, le temps est épouvantable. Le blizzard ne cesse de souffler. Le traîneau pèse le poids d'un âne mort. Le 7 février, Scott et ses hommes ont pourtant réussi à franchir 500 kilomètres quand Edgar Evans tombe sur la tête, y laissant sa raison. Dix jours plus tard, il meurt d'épuisement après une dernière chute. Au milieu des bourrasques, les quatre survivants poursuivent leur route dans un "horrible labyrinthe de crevasses". La nuit, la température chute jusqu'à - 44 °C.

Le 16 mars, une vieille blessure de guerre d'Oates se réveille. Il ralentit l'expédition qui n'avance plus que de 5 kilomètres par jour. Scott écrit: "Nous savions que sa fin était proche. Mais il ne se plaignait pas. Il se coucha, espérant ne pas se réveiller, mais il se réveilla pourtant. L'ouragan soufflait. Oates nous dit: Je sors, il se peut que je reste absent longtemps. Nous ne devions plus le revoir. Nous savions qu'il marchait vers la mort, mais bien que nous eussions essayé de le retenir, nous savions qu'il agissait en homme brave et en gentleman anglais." Le lendemain et le surlendemain, Scott, Henry Bowers et Edward Wilson parviennent encore à accomplir 35 kilomètres dans un effort surhumain. Ils montent une dernière fois la tente le 19 mars. Le blizzard souffle trop fort pour continuer. Pourtant, le dépôt où les attend une tonne d'approvisionnement n'est plus qu'à un saut de puce: 18 kilomètres.

"Nous n'avons pas à nous plaindre"… Les trois hommes attendent désespérément la fin de la tempête dans leurs sacs de couchage. Ils n'ont plus rien à manger, plus de combustible. C'est la fin. Le 25 mars, Scott a encore la force d'écrire quelques lettres pour sa mère, son épouse, pour les mères de Bowers et de Wilson, et encore quelques autres. Il rédige encore un "Message pour le public" dans lequel il justifie l'organisation de son expédition, accusant les conditions météorologiques et la malchance d'être à l'origine de son échec. "Nous avons couru des risques. Nous savions que nous les courions. Les choses ont tourné contre nous, nous n'avons pas à nous plaindre. Mais à nous incliner devant la décision de la Providence, déterminés à faire de notre mieux jusqu'à la fin. Mais si nous avons volontairement donné nos vies dans cette entreprise, c'est pour l'honneur de notre pays. J'en appelle à mes concitoyens pour leur demander de veiller à ce que ceux qui dépendent de nous ne soient pas abandonnés [...]. Ces notes grossières et nos cadavres raconteront notre histoire, mais je suis sûr qu'un grand et riche pays comme le nôtre aura le souci de ceux que nous laissons derrière nous." Hollande n'aurait pas pu mieux dire...

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© Le Point - Publié le 11/11/2012 à 23:59 - Modifié le 12/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du douze novembre c’est ICI
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/12/28412972.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, à force de voir la misère du monde, pour un jour deviendrait-il bon, à croire qu'il veuille qu'on lui érige une statue...

 

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Ben pour la zique de ce mercredi, on va s’écouter Robbie Williams et son groupe en concert à Knebworth… Là, c’est du tout bon … Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute!!!

https://www.youtube.com/watch?v=QPu7x4mDKH0

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Médecine douce....

Pour un examen médical annuel, un homme se rend chez un urologue pour vérification de la prostate, il découvre que l'urologue en question est une très jolie femme. 
La doctoresse lui dit: 
- Je vais vérifier votre prostate aujourd'hui mais d'une façon différente des autres. Vous devez vous coucher sur le côté droit, plier vos genoux, puis pendant que j'examine votre prostate, prenez une grande respiration et dites, '99'
L'homme obéit et dit,"99". 
La doctoresse dit, "Parfait". 
- Maintenant, tournez-vous sur le côté gauche et à nouveau, pendant que je refais la vérification, prenez une grande respiration et dites, '99". À nouveau, 
L'homme dit, '99'." 
Puis, La doctoresse dit:
- C'est très bien. Maintenant, vous allez vous tourner sur le dos avec les genoux pliés. Je vais vérifier votre prostate avec cette main et avec l'autre, je vais tenir votre pénis pour le mettre en dehors du chemin. Maintenant, prenez une grande respiration et dites, '99'. 
L'homme commence : 
- Un… Deux... Trois... Quatre... Cinq...

Madame Larfeuille souffre de maux de ventre et va voir son médecin de famille. Il l'ausculte des pieds à la tête, mais ne trouve rien.
- Ecoutez, chère madame, je ne vois rien. Ce doit être de la tension nerveuse.
- Bien, répond la patiente. Dans ce cas, je reviendrai la semaine prochaine, quand vous serez calmé.

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- Bonjour, dit un homme en entrant dans une petite boutique de vêtements. Je viens chez vous parce que j'ai horreur de marchander:
- Alors, répond le commerçant, vous ne pouvez pas tomber mieux. Qu'est-ce qui vous tente, chez nous?
- Ce jean. Combien vaut-il?
- Il est affiché à 290 F., mais je ne vais pas vous en réclamer 270F. Ni même 250F. A titre amical, je vous le laisse à 220.
- Votre manière de faire des affaires me plaît: C'est pourquoi je ne m'abaisserai pas à vous offrir seulement 160F, ni même 180, Si vous me le faites à 200, je le prends.
- Disons 210 et n'en parlons plus!
- Marché conclu!
Et ce que c'est agréable, à notre époque, de pouvoir faire ses achats sans être obligé de tout marchander!

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- On est toujours influencé par son enfance, raconte un monsieur.
Moi, par exemple, j'ai grandi dans l'usine où mon père fabriquait des divans...
- Et, l'heure venue, vous avez, tout naturellement, succédé à votre père, à la tête de cet établissement?
- Non.
Je suis devenu psychiatre.

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Après avoir écouté les pâteuses explications d'un homme qui rentre, complètement bourré, d'une soirée entre anciens du lycée Charlemagne, une dame en papillotes, réveillée en pleine nuit, lui dit:
- Votre histoire des mauvais camarades qui se sont acharnés à vous servir du vin alors que vous étiez bien décidé à ne boire que de l'eau est très convaincante.
Maintenant, il faut aller la raconter à votre femme.
C'est la porte à côté. Moi, je suis votre voisine de palier.

Une dame se présente à la mairie pour un certificat de résidence.
- Etes-vous mariée, madame? lui demande l'employé.
- Oui, je suis mariée, pour la seconde fois.
- Et quel est votre âge, je vous prie?
La dame hésite puis répond en minaudant:
- Vingt-cinq ans!
Sur quoi l'employé lui demande:
- Pour la seconde fois également?

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C'est mercredi... Debout c'est l'heure, aujourd'hui tout le monde au boulot et que ça saute!!! Non, je plaisante, prenez le temps de vous lever, de boire votre jus et d'aller sereinement à la mine, soit vers votre premier soit vers votre troisième jours de travail, pour les uns c'est la grimace du début de semaine et pour les autres, c'est sereins qu'ils continuent leur labeur... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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11 novembre 2014

Éphéméride du onze novembre

 

«Pour Saint-Martin mène la chèvre au bouquin»

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«À la Saint-Martin, on sort son baratin dès le matin pour colporter des potins.»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est mardi et en ce jour c'est la commémoration de l'armistice de la fin de la guerre de 1914 - 1918 avec une pensée pour les milliers de soldats qui ont perdu la vie dans cette inutile boucherie... 
Ben pour nous Helvètes qui n'avons pas connu la guerre sur notre territoire mais qui avons aussi dû subir ce conflit, nous compatissons et nous travaillons... Et c'est aussi la Saint-Martin et dans diverses localités il y a des manifestations telles que foires, cortèges etc. mais hélas pour cette année, pas d'été de la Saint-Martin à l'horizon...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 5° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jour: quelques brouillards le matin sur le Plateau, sinon temps nuageux mais généralement sec. Timides éclaircies sur l'ouest, plus larges en Valais grâce au foehn. Dans les Alpes valaisannes, temps toujours bouché par le sud avec des précipitations, lesquelles vont encore s'intensifier en cours d'après-midi et surtout le soir et la nuit à mercredi. Limite des chutes de neige vers 2000 mètres. Température en plaine: minimum 6°, maximum 10°, jusqu'à 16° en Valais. A 2000 mètre, +5 degrés. En moyenne montagne, vent modéré à fort du sud. En haute-montagne vent fort à tempétueux du sud également. Foehn se renforçant en cours de journée dans les vallées alpines...

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Pour l'Hexagone, une météo qui est très perturbée e agitée en général... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS CINQ DÉPARTEMENTS... Avec pour aujourd'hui: en matinée, une perturbation concerne l'arc atlantique avec des pluies localement orageuses entre le Finistère et le golfe du Morbihan. Dans le sud-est, des orages parfois forts se produisent entre la Côte d'Azur et la vallée du Rhône. Ailleurs, dans l'est les précipitations sont plus rares, avec parfois du brouillard. Dans l’après-midi, le temps reste agité dans le sud-est et dans l'ouest, avec des averses et des pluies localement orageuses. De Midi-Pyrénées aux frontières du nord, le temps est calme, avec un temps plus ensoleillé de l'Auvergne au bassin parisien. En soirée, un temps perturbé se généralise du sud-est au nord-ouest, avec un risque de forts orages sur les départements côtiers principalement. Dans le nord-est, le temps devient plus instable avec un risque d'ondée par endroit. Dans la nuit, un temps pluvieux se maintient entre la Bretagne et l'Aquitaine ainsi que dans l'est. Les précipitations se font plus rares sur le reste du pays… 

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Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 28°; à la Martinique ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 33° en Guadeloupe; ensoleillé, nuageux et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°; Polynésie française peu nuageux à nuageux et larges éclaircies, peu nuageux à nuageux et larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 29°; ensoleillé et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 8°

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:233 et le coucher du Soleil se fera à 17:05 et le jour est plus court de 3 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu... : 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

Pas de souvenance... férié en France comme en Belgique, même pour la météo

 

Les journées mondiales et internationales

Le onze novembre est la Semaine mondiale de l'entrepreneur
http://www.journee-mondiale.com/314/semaine-mondiale-de-l-entrepreneur.htm

entrepreneur

 

Les Fêtes nationales du Jour 

Angola

Fête de l'Indépendance en Angola
Le 11 novembre, c'est la Fête de l'Indépendance en Angola qui célèbre son indépendance acquise contre le Portugal le 11 novembre 1975.
 


 

Pologne

Fête de l'Indépendance en Pologne.
Le 11 novembre, on fête la création de l'Etat indépendant de la Pologne de 1918. La 2ème république polonaise a duré de 1918 à 1939.
  

 

France pittoresque

Singuliers présents distribués aux amoureux évincés en Bretagne. 
D’après «Mélusine: Revue de mythologie, littérature populaire, traditions et usages», paru en 1901

Les amoureux évincés bretons étaient jadis l’objet, en Bretagne notamment, d’un cérémonial singulier, se voyant par exemple remettre un bouquet de saule la veille au soir du mariage avec le ou la nouvel(le) élu(e), ou bien recevant un couple de poupées symbolisant les époux manqués, accroché secrètement et la nuit sur sa maison...

A Kerfot, près de Paimpol, lorsqu’un projet connu de mariage se trouve définitivement rompu, par suite d’une autre union que contracte l’une des parties intéressées, on a l’habitude de railler la déconvenue de celle qui reste en lui faisant eur c’halantezen.

On appelle ainsi un couple de poupées, sommairement façonnées avec des morceaux de linge et de drap bourrés de paille; elles sont en costumes de mariés et figurent les époux manqués; un mouchoir est mis dans la main de l’une d’elles, pour indiquer si c’est le prétendant ou la prétendue à qui il ne reste plus que les yeux pour pleurer.

L’armature de bois qui les réunit par en bas est dissimulée avec de la verdure, du lierre, etc. Le tout est fixé secrètement, pendant la nuit, sur la maison habitée par la personne visée, où, à défaut, sur un arbre du voisinage; dans ce dernier cas, pour qu’elle n’en ignore rien, on a l’attention délicate de répandre une traînée de balle allant de son domicile à la galantezen.

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La galantezen

Les croquis ci-dessus donneront une idée de la chose. Ils reproduisent une galantezen qui a servi en septembre 1901, et qui a été heureusement soustraite à la destruction immédiate dont ces objets sont le plus souvent menacés. Le mot galantezen rappelle tout d’abord galantez, galante; mais on ne s’explique bien ainsi ni l’emploi exclusif du féminin, ni la terminaison en.

De plus, il y a à Trévérec une variante importante du mot et de la chose. Là on dit garlantezen, qui signifie proprement «guirlande»; c’est, en effet, un simple mélange de verdure et de fleurs, où peuvent se trouver d’autres objets allégoriques, comme des amandes et ces petits bonbons dits pasiantet, «patience».

Les figurines de Kerfot doivent être un développement de cet accessoire; et le nom que porte l’ensemble, dans cette localité, est sans doute altéré de garlantezen, sous l’influence du mot galant. Les deux idées sont assez voisines. L’Alcippe à qui Boileau dit: «bornant le cours de tes galanteries... bientôt tu te maries», aurait reçu, à Kerfot, le cadeau d’une galantezen, au mariage de chaque jeune fille courtisée ostensiblement par lui; et son propre hymen eût attiré à celles qui restaient le même hommage railleur.

Ne serait-ce pas comme une contrepartie de l’usage de garnir de fleurs, au 1er mai, la fenêtre d’une jeune fille dont on recherche la main? Cette galanterie s’appelle fleuren mé, «fleur de mai», à Trévérec, boket mé à Kerfot, etc. Un article paru dans l’Ouest-Eclair du 27 août 1901 confirme ces suppositions:

«Le petit bourg de Baré, situé près de Châteaubriant (...) présentait, un de ces soirs, une animation inaccoutumée. Des jeunes gens promenaient en chantant une haute branche de saule à laquelle pendaient des lanternes vénitiennes allumées. Puis, après avoir chanté et dansé autour de ladite branche de saule, ladite branche fut attachée à la fenêtre d’une maison du village. Le hasard du tourisme en automobile ayant amené là un de nos confrères du Populaire, ce dernier donne sur cette vieille coutume des pays bretons les renseignements que voici:

«Le bouquet de saulne ou saulde, ancienne forme du mot saule [,] est porté au jeune homme ou à la jeune fille qui, ayant demandé ou ayant été demandé[e] en mariage a vu, pour une raison ou pour une autre, sa demande refusée ou son consentement répudié... Pierre a demandé Marie en mariage, mais celle-ci le refuse; on portera un bouquet de saule à Pierre la veille du mariage de Marie à un autre garçon...

«Le bouquet de saule se place toujours à la maison des délaissés la veille au soir du mariage (...) Pour inviter ceux-ci aux larmes (...) on suspend dans l’arbrisseau, en outre des lanternes vénitiennes, des oignons, des mouchoirs, des chiffons. Puis le bouquet de saule est promené en ville porté tour à tour par les plus vigoureux des gars, et les autres suivent en chantant la chanson de circonstance. On s’arrête sur les placis ou aux carrois pour danser des rondes ou des quadrilles et les jeunes filles prennent part à la danse.
«Quand ceux à qui est destiné le bouquet ont bon caractère, ils paient à boire à tout voulant; une barrique de cidre ne suffit pas parfois, pour abreuver tout le monde. Le bouquet de saule doit demeurer attaché à la maison jusqu’au lendemain matin. Notre confrère ajoute que cette coutume tend à disparaître comme toutes celles du même genre...»

Le saule a-t-il été choisi dans la circonstance à cause de ses propriétés médicales? Une décoction de ses feuilles est bonne «pour arrêter les ardeurs de Vénus», selon le Dictionnaire botanique et pharmaceutique (1716). Quoi qu’il en soit, à Trévérec et à Pléhédel, le nom breton de cet arbrisseau, halegen, s’applique à quelqu’un qui est capot au jeu ou qui manque son coup; les enfants chantent à leur camarade qui est le dernier dans une composition:

Azen gorniek, figezen,
Sko de rer en halegen!
«Ane cornu, figue,
frappe ton derrière dans le saule!»

A Saint-Donan (Côtes-d’Armor), on «met la torche» ou «on passe la torche» à un jeune homme ainsi évincé. La torche est un cercle de tamis, rembourré avec des chiffons et du foin, sur lequel la jeune mère s’assied au foyer pour soigner son enfant. Pour faire une farce à l’amoureux évincé, on lui passe adroitement la tête dans cet instrument domestique, dont on a retiré les chiffons. C’est sans doute une façon de lui faire entendre qu’il ne donnera pas à son ancienne amie d’enfant à chauffer.

Ceci rappelle un passage commun à plusieurs chansons bretonnes populaires:

Roet d’in skabel d’azeza
Mar benn-me map-kaer en ti-ma.
«Donnez-moi un escabeau pour m’asseoir,
si je dois être gendre dans cette maison.»

Troude définit le breton kabestr-eured: « On donne ce nom à une jarretière qu’un ami de la maison dérobe à la nouvelle mariée le soir de la noce. Cette jarretière est ensuite découpée en morceaux et donnée aux invités. A la lettre, licou de noce, de mariage. C’est un usage dans les campagnes ». Milin a confirmé implicitement ces faits, en ajoutant « Syn[onyme] liam eured » = (lien de mariage).

Dans le pays de Tréguier, rei eur gabestren ou eur gabesten, « donner un licou » à un galant, est une expression figurée pour dire qu’une jeune fille refuse à son amoureux d’aller au pardon avec lui.

Rei eur gouign (donner un gâteau) désigne un refus plus grave; c’est « éconduire un amant, faire cesser ses assiduités. » Enfin, d’après le Barzaz Breiz, « dans quelques cantons de Cornouaille, si une jeune fille agrée le jeune homme qui lui fait la cour, elle lui offre une branche de bouleau; si elle le refuse, un rameau de coudrier; le même usage existe en Galles. »

Article copié sur "La France pittoresque"

 

Fabrication et utilisation de l’Alun.
D’après «Le Magasin pittoresque », paru en 1835

L’alun est un minéral d’un grand usage dans les arts. Incorporé au papier, il l’empêche de boire en formant un vernis qui ne permet pas à l’encre liquide de pénétrer dans la pâte. Il est employé pour conserver les poils aux pelleteries, pour retarder la putréfaction des matières animales, pour donner de la fermeté au suif des chandelles. La chirurgie s’en sert à l’état d’alun calciné pour ronger les chairs; la médecine le prend comme astringent.

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Source d’alun

Mais c’est surtout dans les teintures que son emploi est à la fois le plus important et le plus étendu: il forme le principal mordant que le teinturier ait à sa disposition pour fixer les couleurs sur les étoffes. L’emploi du mordant est, comme l’on sait, une des bases de l’art du teinturier; les matières colorantes ont rarement une grande affinité pour la substance organique à laquelle on veut les fixer; la plupart d’entre elles seraient entraînées par l’eau des lavages, et l’étoffe se déteindrait promptement, si l’on ne se servait de certains intermédiaires qui, ayant à la fois une affinité vigoureuse et pour les fibres organiques du tissu et pour les matières colorantes, servent de lien entre les uns et les autres, en fixant d’une manière indestructible la couleur sur l’étoffe. Ce sont ces intermédiaires qui ont reçu le nom énergique de mordants: les oxydes d’étain et de fer, le tan, et surtout l’alumine qui entre dans l’alun, sont les substances qui réussissent le mieux.

L’alun était également exporté vers certains pays d’Asie où on l’utilisait dans la préparation des tapis d’Orient. Le mégis, bain de cendre et d’alun qui était employé pour mégir les peaux, donna son nom au mégisseur, qui mégit les peaux, c’est-à-dire prépare les peaux blanches - peaux de mouton et autres peaux délicates - qui servent à faire des gants ou qui doivent conserver leurs poils. Il servait également à l’amendement des vignobles croissant nombreux autrefois au flanc des collines mosanes, ou encore dans la préparation du plâtre comme durcisseur.

L’alun est un sel blanc, d’une saveur astringente, formé d’acide sulfurique, d’alumine, de potasse ou d’ammoniaque; pour employer le langage chimique, c’est un sulfate double composé de sulfate d’alumine uni à un sulfate alcalin de potasse ou d’ammoniaque. Au sulfate double d’alumine et de potasse est réservé spécialement le nom d’alun; si l’on veut désigner l’autre, on emploie le terme d’alun ammoniacal. Les savants ont reconnu seulement vers 1750 que l’alun contenait une terre (l’alumine) exactement semblable à celle qui fait la base de toutes les argiles; la présence de la potasse et la véritable composition du sel n’a été reconnue que plus récemment encore, par Vauquelin et Chaptal. C’est de cette époque surtout qu’il fut possible à un grand nombre de fabricants nationaux de s’affranchir d’un tribut onéreux payé à des étrangers, en préparant eux-mêmes de toutes pièces l’alun dont ils avaient besoin.

L’alun se produit naturellement en plusieurs lieux, où il se forme par la réaction des substances sulfureuses, alumineuses et alcalines. Il effleurit à la surface du sol mêlé avec d’autres terres; on le trouve ainsi abondamment dans les déserts de l’Egypte, en quelques localités de Bohême et de Saxe. Il existe encore de la même manière près de certains volcans, dans le royaume de Naples, dans l’archipel de la Grèce, à la Guadeloupe; enfin il se forme dans des houillères embrasées.

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Collet-Descotils

On peut aussi obtenir l’alun en traitant convenablement les substances minérales connues sous le nom d’alunites, qui renferment les éléments constitutifs de l’alun. C’est ainsi que les pays favorisés de ces substances, la Hongrie, et surtout la Tolfa dans les États Romains, produisent le sel estimé qu’elles livrent au commerce. Né à Caen en 1773, Hippolyte-Victor Collet-Descotils, ingénieur en chef au corps royal des mines, membre de l’Institut d’Egypte, et de plusieurs Académies et Sociétés savantes, fut chargé en 1813 d’aller inspecter et organiser les célèbres mines d’alun de la Tolfa.

La Syrie a conservé pendant longtemps le privilège exclusif de fabriquer l’alun, dans la ville de Rocca d’où provient la dénomination d’alun de roche. Vers le quinzième siècle l’Europe disputa à l’Orient les bénéfices de la fabrication, qui fut bientôt établie dans toute l’Italie. D’autres exploitations s’élevèrent successivement en Allemagne et en Espagne.
Il s’en établit une en Angleterre vers l’an 1600: les produits en sont impurs, contenant, outre une quantité de sulfate de fer plus considérable que ceux des autres contrées, une matière animale huileuse. Néanmoins, la découverte d’une localité propre à la fabrication de l’alun fut considérée en Angleterre comme fort intéressante; elle fut due à sir Thomas Chaloner. Dans un voyage en Italie, ce gentilhomme, parcourant la Solfatarra, avait soigneusement examiné le mode de fabrication et les substances minérales que fournissait le sol; il s’était particulièrement attaché à reconnaître le caractère du terrain et les effets de la végétation; n’examinant au reste, dit-on, toutes ces choses que par suite de ses habitudes d’observation et sans nourrir aucune arrière-pensée.

Quelques années après, en passant dans les environs de Guisborough, sir Thomas Chaloner observa, dit Camden, que la verdure des arbres y était d’une nuance plus faible qu’ailleurs; que les chênes poussaient de fortes racines, mais ne les enfonçaient pas profondément en terre; que le sol était formé d’une argile blanchâtre, marbrée de plusieurs couleurs jaunâtres et bleues; enfin, il reconnut par une foule d’indices que le pays était doté d’une mine d’alun. Il se passa longtemps avant que les procédés industriels les plus convenables à la nature de la mine fussent définitivement trouvés; les difficultés de détails ne furent entièrement levées que par l’assistance de Lambert Russell et de deux ouvriers français de La Rochelle.

En 1767, Jean-Étienne Guettard et l’un de ses élèves les plus brillants, Antoine-Laurent Lavoisier, fondateur de la chimie moderne, entamèrent ensemble une expédition scientifique dans les Vosges. Ils entreprirent de former à Ronchamps une fabrique d’alun, et voici comme on opérait selon eux: «on concassait grossièrement le schiste alumineux, et on en formait de longues planches ou couches pyramidales, disposées en toit par le haut; on entremêlait avec ce schiste des morceaux de charbon de terre, et on ménageait du jour pour la circulation de l’air. Lorsque tout était ainsi disposé, on mettait le feu au tas, et on laissait la masse s’affaisser et s’éteindre d’elle-même, ce qui n’arrive que quand tout le charbon de terre est consumé.

«Il se dégage beaucoup de soufre dans cette opération, et ce soufre était perdu lorsque nous visitâmes cette fabrique; mais on se proposait de le recueillir dans la suite, et d’en tirer parti. Lorsque le schiste a été ainsi calciné, on le transporte dans de grands bassins carrés, creusés dans la terre et revêtus de planches, dans lesquels on le lessive en remuant avec un ringard; de ces fosses, l’eau est conduite, par des canaux de bois, dans de grands réservoirs où elle s’épure, après quoi elle tombe dans des chaudières de plomb très épais, qui forment des carrés très allongés; la liqueur est rapprochée, dans ces chaudières, jusqu’à ce qu’elle soit au point de cristallisation; enfin on la met à cristalliser dans de grandes caisses de bois.»

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11 novembre 887: déposition de Charles le Gros, empereur d’Occident et roi de France

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Charles le Gros, fils de Louis le Germanique, déjà empereur d’Occident en 881, avait succédé à Carloman, au royaume de France, l’an 884. Il réunissait sous sa domination presque autant d’Etats que Charlemagne; mais il était trop faible pour soutenir une si grande fortune: elle l’accabla. Plus le sang de Charlemagne s’éloignait de sa source, plus il dégénérait. Charles le Gros fut déclaré incapable de régner par une assemblée de seigneurs français et germains, qui le déposèrent dans une diète convoquée par lui-même.

Réduit à vivre d’aumônes, c’est auprès d’Arnould, bâtard de sa maison, que le sort avait élevé à sa place, qu’il fut forcé de mendier ces faibles et humiliants secours. «Vous êtes, lui dit-il, sur un trône que j’occupais il y a peu de jours... Considérez mon infortune, et ne souffrez pas qu’un roi de votre sang, et qui fut le vôtre, manque de ce que vous donnez aux pauvres.»

Arnould, possesseur tranquille de la plus belle partie de ses Etats, eut peine à lui accorder le revenu de trois villages. Ce prince dégradé ne put survivre à sa disgrâce; le chagrin termina ses jours deux mois après cette affreuse catastrophe; quelques-uns prétendent qu’il fut étranglé par les ordres secrets d’Arnould. Il mourut dans la troisième année de son règne et dans la neuvième de son empire. Ce fut un prince juste et bienfaisant, et dévot jusqu’à la faiblesse; il fut malheureux, parce que, pour se soutenir sur un trône agité par tant d’orages, il fallait plus de talent que de bonté, plus d’esprit que de vertu. Il ne laissa point d’enfants légitimes: chose, dit un moderne, la plus essentielle au repos des souverains.

Il paraît que l’ordre de la succession n’était alors compté pour rien, puisque Arnould, fils naturel de Carloman, fut déclaré empereur, et que Eudes, comte de Paris, fut élu roi de France. Il n’y avait alors ni droit de naissance, ni droit d’élection reconnu. L’Europe était un chaos, dans lequel le plus fort s’élevait sur les ruines du plus faible.

La mort de Charles le Gros est la véritable époque de la chute de la famille des Pépin. Ce fut des débris de son trône que se formèrent ces principautés connues sous différents noms: en France et en Italie, les duchés et les comtés; en Allemagne, les margraviats, les landgraviats. Ces récompenses, jusqu’alors amovibles, devinrent des Etats indépendants que s’arrogèrent les complices de la dégradation de l’infortuné Charles. 

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11 novembre 1831: Pendaison de Nat Turner, le meneur de la première révolte des esclaves américains. Affirmant être le Moïse noir, Turner déclenche un massacre des propriétaires de plantation. Mais la révolte tourne court.

Une féroce clameur s'élève de la foule blanche lorsque Nat Turner se balance enfin au bout d'une corde, le 11 novembre 1831. Des enfants s'approchent pour jeter des bananes... Des hommes surexcités décrochent le cadavre pour le jeter à terre. Ils lui arrachent ses haillons. Certains commencent à l'écorcher. D'autres arrachent des lambeaux de chair qu'ils mettent à fondre dans un chaudron pour en tirer de la graisse. Au moyen d'un grand couteau, un homme découpe la tête avec laquelle il repart, fier comme Artaban. L'envoyé spécial de TF1, le beau et manucuré Harry Roselmack, susurre dans son micro: "Il n'y a pas qu'en France que le racisme est de retour."

Pourquoi tant de haine? C'est que ces petits Blancs de la cité de Jérusalem (Virginie) ont eu la terreur de leur vie. Ils viennent de subir la première rébellion d'esclaves noirs des États-Unis qui a fait cinquante-huit victimes, hommes, femmes et enfants. Et Nat Turner en était le meneur.

La lutte contre le Serpent… Nat Turner naît en 1800 dans une petite ferme de Virginie. Son père disparaît quand il est encore jeune. On prétend qu'il se serait enfui dans le nord du pays. Nat s'avère être un enfant précoce, mais surtout excessivement croyant. Très jeune, il apprend à lire et à écrire. Quand il ne travaille pas dans les champs, il est plongé dans sa bible. Sa propriétaire, Christine Boutin, est très fier de lui. La piété de Nat l'amène à avoir des visions. Le Saint-Esprit lui apparaît. Nat se prend pour un nouveau Moïse chargé de libérer son peuple de l'esclavage. Comme son père le fit autrefois, il tente de s'enfuir de la plantation. Il a alors 22 ans. Mais après un mois de disparition, le voilà de retour. Il explique que Dieu lui aurait intimé de retourner au bercail en attendant de recevoir ses ordres.

Impressionnés par son intelligence et son instruction, les autres esclaves l'appellent le Prophète. Dans sa vingt-huitième année, le 12 mai 1828, très exactement, l'Esprit saint consent enfin à lui envoyer un texto pour lui expliquer ce qu'il attend de lui. "J'ai entendu un grand bruit dans le ciel, et l'Esprit saint m'est apparu." Celui-ci demande au jeune esclave de poursuivre la lutte contre le Serpent, c'est-à-dire contre les Blancs qui maintiennent ses frères en esclavage. Turner enfile aussitôt un bonnet rouge et met quatre autres esclaves dans la confidence. Il faut qu'ils se tiennent prêts à prendre les armes. Quand? Quand Dieu leur enverra un signal. Alors, Nat et ses adeptes prennent leur mal en patience. Il leur faut attendre presque trois ans. Le 11 février 1831, le feu vert leur est donné sous la forme d'une éclipse de Soleil annulaire. Pour Turner, c'est évident: l'obscurité étreignant l'astre solaire symbolise la révolte des esclaves noirs contre leurs maîtres blancs. Les comploteurs décident d'attendre le 4 juillet 1831, date anniversaire de l'indépendance, pour passer à l'attaque.

Frapper les Blancs de terreur et d'effroi… Mais ce jour-là Turner est malade, aussi repousse-t-il le soulèvement. Le 13 août, le ciel s'obscurcit mystérieusement en pleine journée. Turner l'interprète encore une fois comme le signe de Dieu tant espéré. Pas du tout, c'est probablement la conséquence d'une méga-éruption du mont Saint Helens qui disperse dans l'atmosphère des millions de tonnes de poussières. La décision est prise de passer à une nouvelle attaque dans la nuit du dimanche 21 août, alors que tous les maîtres dorment. Les cinq conjurés se donnent rendez-vous près d'une mare. Vers deux heures du matin, ils se dirigent vers la demeure du maître de Turner. Rien ne bouge. Chacun tient dans son poing un couteau, une bêche, un marteau ou encore une hache. Travis et son épouse succombent dans leur lit. Leur enfant est à son tour massacré, puis deux jeunes apprentis présents dans l'habitation. Les cinq hommes entament alors une randonnée mortelle de 36 heures durant laquelle ils assassinent 58 Blancs, hommes, femmes et enfants. Dans sa confession, Turner justifie ce massacre aveugle par le désir de frapper les Blancs de terreur et d'effroi. Si le soulèvement s'était poursuivi, dit-il, il aurait alors épargné les femmes et les enfants, ainsi que les hommes qui n'auraient pas résisté.

Mais voilà, Turner n'est pas prophète en son pays. La plupart des esclaves refusent de prendre les armes. Ils ont la pétoche. Ils restent terrés dans leurs cases. Finalement, une petite soixantaine d'hommes acceptent de rejoindre Turner. C'est trop peu. Avec l'astre solaire qui s'élève à l'horizon, l'effet de surprise se dissipe. L'arrivée des esclaves armés sur les plantations est vite détectée et les propriétaires ont le temps de se barricader et de prévenir les voisins. Alors, le Moïse noir décide de diriger sa maigre troupe, désormais à cheval et équipée de fusils volés, vers Jérusalem, le siège du comté. En chemin, elle se heurte à un premier groupe de planteurs armés de fusils de chasse. Les esclaves parviennent, malgré tout, à poursuivre leur chemin. Voici à nouveau des Blancs, mieux armés. Ils abattent quatre esclaves. Les autres tournent bride pour s'enfuir. C'est la débandade. Turner et une quarantaine de survivants se planquent dans les bois toute la nuit. Leur première nuit de liberté. Et la dernière...

Rebelles débusqués et massacrés…

Le lendemain matin, le pays grouille de planteurs armés jusqu'aux dents et de soldats accourus de partout. C'est la fin. Les rebelles sont débusqués et massacrés. Seul Turner et une poignée d'entre eux parviennent à s'échapper. Pour autant, le massacre ne s'arrête pas. Durant dix jours, des centaines d'esclaves complètement étrangers à la rébellion sont exterminés. Femmes et enfants sont abattus sans sommation. La réaction des fermiers est à la hauteur de leur peur. Ils sèment la terreur pour que plus jamais les esclaves n'osent prendre les armes. Ces deux massacres, aussi cruels l'un que l'autre, marquent les esprits pour des générations. Tous les affrontements violents à venir entre les communautés blanche et noire puiseront leurs racines dans la révolte sanglante de Nat Turner. Aujourd'hui encore, on en voit les séquelles.

Turner parvient à échapper aux recherches durant deux mois. Enfin, le 31 octobre, un certain Benjamin Phipps le surprend dans une grotte, le capture et le remet aux autorités de Jérusalem. Compte rendu du chef de gare, correspondant local du Norfolk Beacon: "Durant son examen, il a fait preuve d'une grande intelligence et d'une grande finesse intellectuelle, répondant à chaque question clairement et distinctement, sans être confus ou utiliser des faux-fuyants. Il affirme avoir fait preuve de lâcheté et avoir agi sur commande sous l'influence du fanatisme. Il affirme que la tentative de soulèvement est entièrement de son fait et n'était connue d'aucun autre nègre, hormis ceux à qui il s'est confié quelques jours auparavant et dont le nombre se monte à cinq ou six. Il reconnaît avoir mal interprété la révélation... Il est maintenant convaincu qu'il a mal fait et conseille aux autres nègres de ne pas suivre son exemple."

"Je suis prêt"... Avant de le pendre, un procès est organisé pour la forme. Une cinquantaine d'autres Noirs suspects sont jugés en même temps que lui. Turner affirme n'avoir tué personnellement qu'une petite fille et plaide non coupable. Peu importe, la cour le condamne à la pendaison "par le cou jusqu'à ce que mort s'ensuive". Le vendredi 11 novembre, entre 10 et 12 heures, Nat Turner, revêtu de haillons, est amené sous un vieux chêne noueux à proximité de Jérusalem. Le Moïse noir, comme il aimait se présenter, est parfaitement calme. Un reporter assistant à l'exécution écrit: "Il ne trahit aucune émotion et semble même totalement prêt à affronter le terrible destin qui l'attend. Il presse même l'exécuteur d'accomplir son devoir." Tout autour, la foule ne cesse de grossir, impatiente de voir Turner se balancer au bout d'une corde. Le shérif lui pose la sempiternelle question: "Quelque chose à déclarer?" Il répond laconiquement: "Je suis prêt." Alors, l'exécuteur lance la corde par-dessus une branche, enfile le nœud coulant et tire. Turner meurt sans qu'un de ses membres ou de ses muscles bouge. Une de ses visions lui a-t-elle montré Obama à la Maison-Blanche?

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© Le Point - Publié le 11/11/2012 à 00:00 - Modifié le 11/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du onze novembre c’est ICI
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/11/28403995.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, à force de courir à droite et à gauche sans être couvert, il a chopé une chtouille carabinée... pour peu il aurait risqué d'attraper le SIDA

 

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Ben pour la zique de ce mardi, on va se mettre en forme avec le groupe U2 "Go Home" en concert… Là, il y a un peu de tout, mais du bon… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=NHK6PCZb8gI

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Un homme avait des problèmes d'éjaculation précoce.
Il décide d'aller consulter son médecin.
Il demande au médecin ce qu'il pourrait faire pour guérir son problème.
Le médecin dit:
- Quand vous sentez que vous êtes prêt à éjaculer, essayez de vous faire sursauter. Ça marche à chaque fois!
Le même jour, l'homme va au magasin et s’achète un pistolet d'alarme.
Tout excité d'essayer cette suggestion, il court à la maison.
Arrivé chez lui, il trouve sa femme nue dans le lit qui l'attendait…
Il lui saute dessus et ils se retrouvent dans un passionné 75 (69 + les taxes).
Quelques moments plus tard, l'homme sent soudainement l'envie d'éjaculer, Il sort le pistolet et tire un coup en l'air.
Le lendemain, l'homme retourne chez le médecin.
Celui-ci lui demande:
- Comment ça s'est passé?
L'homme lui répond:
- Bof... Quand j'ai tiré un coup de pistolet, ma femme m'a pété au visage, a mordu mon pénis, et mon voisin est sorti du placard avec les mains en l'air. 

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En corse, un fils va voir son père fièrement et lui explique le troc qu'il vient de faire:
- Papa, papa, regarde ma montre! Elle est super!
Elle a un chronomètre, elle a trois fuseaux horaires, elle est résistance à l'eau, elle est fluo,....
- Et avec quoi l'as-tu payé?
-  Je l'ai échange contre mon couteau.
- Et quand on va te chercher noise, tu vas donner l'heure?

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Une histoire circulait en Allemagne quand le gouvernement hitlérien adopta les fameuses lois raciales, dites de Nuremberg. Un professeur demande à un gosse:
- Dis-moi mon petit, pourquoi avons-nous perdu la guerre de 14-18?
L'enfant sans hésiter
- A cause des généraux juifs, Monsieur Le professeur
- Mais il n'y avait pas de généraux juifs dans l'armée allemande.
- C'est pour ça qu'on a perdu.

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Le professeur de sciences naturelles décrit un kangourou:
Cela progresse par bonds et, quand on croit le tenir, ça disparaît complètement.
Qu'est-ce que c'est?
Le fils d'un boursicoteur lève la main:
- Une action d'Eurotunnel.

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Dans un hôpital psychiatrique, un pensionnaire se livre à quelques travaux de jardinage. Un autre l'interroge:
- Qu'est-ce que vous faites, Dubois, avec cet arrosoir?
- Vous le voyez, j'arrose mes fleurs.
- Mais ce sont des fleurs artificielles.
- Je sais.
C'est pourquoi mon arrosoir n'a pas de fond. 

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Dans une université, un œnologue a entrepris de faire l'éducation des étudiants en ce qui concerne l'accord des vins et des mets.
Il leur fait d'abord goûter un muscadet et demande:
- Que verriez-vous pour accompagner cela?
- Des huîtres!
répondent plusieurs étudiants.
- Parfait. Que verriez-vous avec ce juliénas?
- Un tablier de sapeur.
- Excellent. Et avec ce champagne?
Un étudiant répond aussitôt:
- Une belle blonde toute nue dans une nuisette bleu ciel.

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C'est mardi... pas besoin de se lever, on peut flâner au pieu, petit déjeuner et déjeuner à pas d'heure, le réveille-matin au chômage en France voisine... Tandis-qu'en Helvétie la sonnerie est à l'heure, le café pris comme d'habitude sur le pouce ou à table si on est un lève-tôt, on écoute les nouvelles à la radio et HOP au boulot, avec un trajet plus ou moins long, à pied, en train, en bus ou en voiture le troupeau file tout droit dans les usines, les entreprises ou les bureau et ce soir, dans une dizaine d'heure, ça recommencera dans le sens inverse... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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10 novembre 2014

Éphéméride du dix novembre

 

«À la Saint-Théodore, le silence est d'or; alors on se rendort.»

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«La Saint-Mathurin passée, merde de chien pour la gelée.»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est lundi et c'est une nouvelle semaine qui commence; pour nous les petit Suisses aux bras noueux c'est le travail qui commence alors que pour beaucoup de Français c'est le viaduc qui mène au 11 novembre; c'est super d'avoir une semaine de trois jours... Bon, le programme il est simple pour nous... au boulot jusqu'à vendredi!!! et zou!!!

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 6° et un ciel couvert dans la nuit, ce sera pour ce jour: couvert avec des précipitations. Limite de la neige vers 1600 m. L'après-midi, diminution des précipitations par l'ouest et timides éclaircies. Temps devenant sec en soirée. Dans les Alpes valaisannes et la région du Simplon, couvert avec des chutes de neige localement abondantes; accalmie en soirée. Limite de la neige vers 1800 m. Température en plaine : minimum 6°, maximum 10° à 12°. Température à 2000 m: 0°. En montagne, vent faible à modéré de secteur sud, fort en haute montagne...

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Pour l'Hexagone, une météo qui est très perturbée en général, mais avec quelques améliorations passagères... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS DEUX DÉPARTEMENTS... Avec pour aujourd'hui: en matinée, des pluies parfois fortes intéressent les régions proches des frontières de l'est. En région PACA, des orages violents éclatent. Dans l'ouest, les conditions sont calmes avec des nuages et des éclaircies. Dans l’après-midi, lentement, les pluies quittent le pays par l'est. Elles restent toutefois d'actualité en PACA où des orages violents sont possibles. En Bretagne, une nouvelle perturbation apporte les premières pluies. Entre ces deux zones, le ciel est variable et offre quelques éclaircies. En soirée, maintien des orages parfois forts de la Corse aux Préalpes du Sud. Pluies en Bretagne. Temps calme et sec partout ailleurs, avec du vent. Dans la nuit, pluies et orages affectent toujours les régions du Sud-est. A l'opposé, la perturbation atlantique arrose copieusement les régions proches de l'océan. Entre les deux, le temps est calme…

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Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et légèrement pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 33° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°; Polynésie française peu nuageux à nuageux et larges éclaircies, peu nuageux à nuageux et larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 28°;nuageux avec éclaircies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 11°...

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:22 et le coucher du Soleil se fera à 17:07 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu... : 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Lundi 22 décembre à 06h56 coefficient 91, à 19h20 coefficient 95
Mardi 23 décembre à 07h40 coefficient 97, à 20h05 coefficient 99
Mercredi 24 décembre à 08h25 coefficient 99, à 20h50 coefficient 99
Jeudi 25 décembre à 09h09 coefficient 97, à 21h35 coefficient 95
Vendredi 26 décembre à 09h55 coefficient 91, à 22h21 coefficient 91

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1991: les 10 premiers jours de Novembre furent pluvieux avec au total plus de 114 litres de pluie récoltés par mètre carré à Uccle
En 1984: on observait des pluies contenant du sable saharien
En 1981: la température minimale descendait à -8° au lever du jour à Virton
En 1977: la température maximale sous abri atteignait 18,2° à Coxyde
En 1928: le mercure indiquait à l'aube -6,7° en Campine

 

Les journées mondiales et internationales

Le dix novembre est la Journée mondiale de sensibilisation aux tumeurs neuroendocrines
http://www.journee-mondiale.com/292/journee-mondiale-de-sensibilisation-aux-tumeurs-neuro-endocrines.htm

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Le dix novembre est la Journée Mondiale de la science au service de la paix et du développement
http://www.journee-mondiale.com/12/journee-mondiale-de-la-science-au-service-de-la-paix-et-du-developpement.htm

science-paix

 

Voyage en diligence ou malle-poste sur les grandes routes d’autrefois.
D’après «Le Petit Journal», paru en 1903

Le temps n’est plus où nos grandes chaussées étaient sans cesse animées par les diligences, les malles-postes, les voitures de poste et le roulage, conduites à grand bruit de feu sur le pavé, de grelots et de claquements de fouet. Au début du XXe siècle, demeuraient certes çà et là quelques spécimens de ces antiques messageries, mais c’est seulement dans les Alpes et en Auvergne que l’on pouvait encore se payer le luxe archaïque de voyages nocturnes, sur les grandes routes, au bruit berceur des grelots, sans le côté pittoresque des attelages nombreux, des postillons en selle et de leur costume éclatant.

Jadis, tout le monde pouvait prendre place dans les malles-postes. Il fallait avoir au moins 80 km à parcourir ou le quart du trajet de la voiture quand celle-ci accomplissait moins de 320 km. Cependant on pouvait être accepté pour un trajet plus court lorsqu’on n’avait pas de bagage. Si le voyageur ne faisait pas au moins le quart de la route, il n’était admis que s’il n’y avait pas de voyageur faisant un parcours plus étendu. Les enfants payaient place entière.

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Le prix de la place était de 1fr.75 pour 10 km. On payait la moitié, à titre d’arrhes, en se faisant inscrire; le reste, le jour du départ. La franchise de bagages était de 25 kg; on ne pouvait pas emporter plus de 5 kg d’argent monnayé. Une fois tout cela réglé, on courait le pavé du roi, à la condition de ne s’arrêter qu’aux endroits fixés par le livre de poste, et pour une durée également déterminée. Une fois en route, on allait-relativement vite, car la malle-poste primait tout; on ne pouvait relayer, avec sa voiture, louée ou personnelle, tant que la malle n’était pas servie.

Voyons, maintenant, comment voyageait la catégorie de gens qui, ne pouvant user de la malle et faisant fi des voitures publiques, se faisaient conduire «en poste» . En poste, c’était avoir une voiture à soi; il y avait les chaises ou calèches, pouvant contenir de une à trois personnes; les petites calèches, où l’on pouvait être deux. Une deuxième division comprenait les limonières, voitures fermées, coupés et calèches avec brancard; la troisième division comprenait les berlines, voitures à deux fonds pouvant contenir une, deux, trois ou quatre personnes, cinq à la rigueur.

La première division avait de deux à trois chevaux, la deuxième en comportait trois, la troisième quatre ou six. Le prix à payer était de 2 francs par cheval; à cette somme, il fallait ajouter 2 francs par tranche de 10 km et par postillon; à partir de quatre chevaux, on avait deux postillons.

Nous voici donc avec notre calèche ou notre berline. On peut se mettre en route lorsque tout est réglé avec l’important personnage que l’on appelle maître de poste, lequel n’a ni le droit de nous imposer un itinéraire quand il y a deux routes, ni celui de nous indiquer une auberge. L’autorité tutélaire vous laisse la faculté de prendre gîte où vous voulez. Dans la réalité, il semble que maître de poste et postillon ne se privaient pas de louer le Grand Turc au détriment du Lion d’Or. Une fois parti, on allait de relais en relais où l’on trouvait des chevaux quand les courriers ou le service de l’Etat ne les avaient pas pris. Il fallait attendre son tour pour avoir un attelage, et on n’obtenait celui-ci que lorsque l’on avait un passeport bien en règle.

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L’arrivée de la diligence en 1830

La voiture court, mais voici une une côte rude. Il faudra un cheval de renfort, ci, 2 francs encore par tranche de 10 km, même si le maître de poste ne fournit pas ce cheval sous prétexte qu’il a mis des bêtes plus vigoureuses. Mais le voyageur a le droit de toujours exiger ce renfort pour certains types de voiture.

On n’en a pas fini avec les taxes supplémentaires. A l’entrée de certaines villes ou à à la sortie on impose des distances supplémentaires, fictives quant au parcours accompli, et réelles quant au paiement. De plus, on est taxé de 8 km en plus à l’entrée ou à la sortie des lieux où le roi a fixé sa résidence. Si l’on est pris à l’entrée d’une ville après la fermeture des portes, on doit 75 centimes par postillon et par cheval, car l’on doit coucher hors de l’enceinte.

S’il était défendu de donné des pourboires, l’usage en florissait quand même. Quand on était pressé, on prenait un avant-courrier, c’est-à-dire un homme à cheval qui marchait 10 km en avant pour faire préparer le relais.

Pour aller de Paris à Bordeaux il y avait 53 relais sur les 562 km du trajet. On peut calculer combien coûtait un tel voyage sans parler des kilomètres fictifs et des renforts. Il est facile de juger ainsi du temps mis à accomplir le trajet que les automobiles font d’une façon si fantastique.

Le service des postes était un monopole. Maîtres de poste et postillons étaient en réalité des fonctionnaires. Nul ne pouvait conduire des voyageurs sur les routes en dehors d’eux, sinon les conducteurs de pataches ou carrioles qui voyageaient à la journée sans relayer. Ils n’avaient pas le droit de prendre d’autres chevaux, quand les leurs étaient fatigués. Exception était faite pour les voitures publiques partant à jour et à heures fixes, et dont les services étaient annoncés par affiches.

Les chevaux et les postillons avaient une poésie présente encore à quelque mémoire voici plus d’un siècle par l’air célèbre du Postillon de Longjumeau:
Quand il passait par le village
Tout le beau sexe était ravi
Oh! Oh! Oh! Oh!
Qu’il était beau!
Oh!
Le postillon de Longjumeau.

Article copié sur "La France pittoresque"

 

La «Comédie automobile» ou comment mettre un frein à l’utilisation excessive et onéreuse de l’automobile.
D’après «Lectures pour tous», paru en 1924

A mesure que l’automobile entrait davantage dans les mœurs, le Salon de l’Auto, créé en 1898, devenait pour tous un événement. C’est en quelque sorte la «comédie automobile» que l’humoriste Hervé Lauwick, ami de Tristan Bernard et de Sacha Guitry, esquisse en 1924, à l’occasion d’une édition de ce Salon, avec une fantaisie dont ceux-là même qui en font les frais ne peuvent être que les premiers à se divertir.

Le premier caractère du Salon 1924, c’est que le constructeur s’est enfin efforcé de mettre sa voiture, quelle qu’elle soit, à la portée du client. Jusqu’après 1921, on a gardé la coutume de louer un chauffeur lorsqu’on achetait une automobile. Rien ne coûtait plus cher que le chauffeur. On en vit parfois qui consommaient jusqu’à deux litres de vin blanc aux cent kilomètres. Une telle dépense ne s’accordait pas avec les idées d’économie qui sont à présent les nôtres. Qu’est-ce qu’un chauffeur? C’est un être humain qui, lorsqu’il fait froid, l’hiver, ressent le besoin très naturel de se chauffer les pieds. Il invente des pannes, et il tend ensuite à son maître la note des réparations. En Allemagne, l’usage du chauffeur a persisté, car un Allemand repousse généralement avec dédain et dégoût une note de réparations. Mais en France, où nous payons nos dettes, cet accessoire devenait encombrant; et sa suppression fut décidée. Tous les châssis actuels sont construits pour que le propriétaire puisse les casser, les plier en deux lui-même.

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Affiche publicitaire pour les cycles et automobiles Clément (1902)

Le moteur de 1924, quel qu’il soit, est prévu pour enlever à son possesseur le souci des réparations. La magnéto est blindée, la dynamo vissée sous un couvercle, le carburateur plombé, la boîte de direction cachée. Les clés en sont déposées chez les agents de la marque, et il est absolument interdit de les donner à un simple particulier. Signalons à ce propos, car les dix dixièmes des accidents d’automobile sont causés par des débutants, un ingénieux appareil nommé le Temporisateur Armide. C’est un cadenas à système d’horlogerie, qui bloque le volant de la voiture le jour de la livraison au client. Celui-ci, fou d’impatience, continue à prendre des leçons; il loue une voiture, il roule par n’importe quels moyens, jusqu’au jour où le cadenas se débloque de lui-même, après un prudent délai de trois mois. Le client n’obtient donc sa voiture que le jour où il est capable de s’en servir; il paraît que la vie des piétons croisés par les autos Armide est très sensiblement prolongée, et la durée des moteurs en bénéficie assurément. Un autre ingénieux appareil est le bidon de Citroënade. Il contient un liquide composé de sable et d’eau, mêlé de sirop de citronnade, qu’une femme justement effrayée peut verser dans le réservoir d’essence de la cinq-chevaux conjugale. L’effet de ralentissement est prononcé, en même temps que des phrases fortes et sonores.

Il nous semble tout à fait incontestable que l’idée maîtresse de la construction actuelle, ce soit l’économie d’achat, de fonctionnement et d’entretien. Deux écoles nous offrent des ordres très différents de solutions mécaniques. Exposons impartialement les deux thèses:
Une première théorie aborde de front le problème. Ses adeptes conseillent d’afficher dans tous les garages: Pourquoi sortir? Où allez-vous? Il pleut. Il va pleuvoir. Les Untel sont des raseurs. Quand on crève, il faut pomper et se donner très chaud, etc., etc. Neuf fois sur dix, sous l’influence de tels avertissements le chauffeur se décourage et reste chez lui. Les frais de sa voiture se réduisent donc à 10% de ce qu’ils étaient. Si cependant il sort quand même, il peut:

1° Adopter un réglage d’essence si serré que le moteur ne marche plus. Le chauffeur rentre bien avant dîner.
2° Réduire la quantité d’huile jusqu’à grippage. Le chauffeur rentre chez lui pour goûter; et il reste après cela un mois au moins sans sortir.
3° Monter sur les pneus une soupape centrifuge qui les crève à quarante à l’heure. De ce train, il ne va pas loin, et il rentrera probablement pour déjeuner.
4° Ne pas graisser les organes. La dépense de graisse est donc supprimée. Et l’on ne perdra rien à la revente de la voiture; le monsieur qui l’achètera d’occasion ne pourra savoir si elle a été graissée ou non, et deviner que la boîte de vitesse est plus vide que le Sahara un dimanche.

On nous dit: «L’Amérique a une voiture pour trois personnes. La France ne peut-elle avoir une voiture pour dix habitants?» Mais si. Bien sûr! Et cet état de choses est éminemment désirable. Il est nécessaire au bien de l’industrie automobile. Il est bon que la France puisse se vanter d’avoir une voiture pour dix habitants. La seule question qui se posera désormais sera d’empêcher ces idiots de s’en servir.

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Automobile percutant des animaux

La deuxième théorie à laquelle nous avons fait une piquante allusion ne va pas jusqu’à réduire l’usage du moteur, supprimer la carburation, ou diminuer le graissage de la voiture; elle se borne à serrer, à «comprimer» les mille dépenses accessoires, qui grèvent durement le budget de toute automobile. Le châssis Grotacco, qu’on trouvera dans la galerie d’entrée, s’il n’a pas été volé, est un bon exemple de cette volonté dans l’orientation de la technique.

Son radiateur, son moteur, ses pneus, sa direction, tout y est prévu pour un travail normal. «Mais, s’est dit M. Grotacco, la plus forte partie du rendement d’une voiture est absorbée par la résistance de l’air. Employons cette résistance!»
Une mince turbine sert à rendre à toute la voiture l’air comprimé à l’avant par sa marche. Ainsi le coupé le plus clos devient aussi venté que la torpédo la plus découverte. Et la turbine peut actionner un petit éventail, souffler sur le café trop chaud, éteindre un allume-cigare, donner le lumbago à un raseur, etc., etc. Le châssis Grotacco fourmille, à vrai dire, d’idées neuves. M. Grotacco ayant remarqué que beaucoup d’accidents ont lieu après le déjeuner, et que d’autre part c’est une des grandes dépenses du voyage que des repas trop copieux, a monté sur sa voiture un volant extensible. Le chauffeur qui se méfie de lui-même peut en augmenter le diamètre, un peu avant déjeuner, de façon à être obligé à la sobriété.
Le châssis court 10 HP Decidre, pour ménages modernes, ne donne pas la moindre place pour les enfants. Ici encore, c’est un but d’économie qu’on a cherché à atteindre. Plus de berceau, plus de nurse, plus de farine d’orge, plus de livres et de bottines, et plus de frais de lycée! Le type sport Turco ne laisse de place que pour les bagages les plus réduits, ceux qui conviennent au tourisme. Pas de smoking, pas de robes du soir. Il devient impossible d’aborder les grandes plages, le casino ou le baccara... Économie! Économie! Tel est à tous points de vue le mot d’ordre de la construction actuelle.

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La vache récalcitrante (1903)

Au stand Dupont, on notera la magnéto qui peut servir pour les massages électriques, le roulement à billes qui peut se démonter et être prêté aux enfants. Trois beaux châssis sont exposés par cette marque, et tous bien appropriés à leur destination.
1° Le châssis de pique-nique: six sièges dépliants; pare-brise arrière s’ouvrant et formant table; boîte à glace; réservoir à insecticide; levier de vitesse formant ouvre-boîte à conserves.
2° La torpédo d’enlèvement. Deux places. Echelle de soie roulée. Trompe-signal. Troisième place pour la femme de chambre. Sur 10 HP, la carrosserie 10000. Sur 20 HP, la carrosserie 15000. Le constructeur conseille de prendre, en règle générale, 10 HP de plus que n’a la voiture des parents. Enfin, le châssis de guerre. Blindé, sans pneus, avec T.S.F. pour écouter la Tour Eiffel pendant la longue inaction du front. Ce tout dernier modèle n’a pas de marche arrière, une voiture de guerre ne devant pas reculer...
Un grand effort a été fait par les maisons d’accessoires, pour réduire les prix des objets utiles. Quant aux objets inutiles, leur prix importe peu. L’acheteur d’un accessoire inutile n’a jamais été arrêté par son prix.
CARROSSIERS. Les peintures les plus nouvelles se trouvent chez Durand et Cie. Les carrossiers désireux de séduire leur clientèle y trouveront les vernis les plus rares. Il ne faut pas oublier que si c’est l’homme qui paye la voiture, c’est la femme qui la choisit.
LA PINCE-PIÉTON HEURTAMEZ, brevetée S.G.D.G. Peu de piétons ont compris que si le trottoir, sauf erreur ou taxi emballé, était aux gens à pied, la chaussée était en principe aux voitures. La pince-piéton, placée à l’avant du radiateur, saisit le piéton avant qu’il ne soit accroché; la pince accessoire lui remet un code de la route, et un phonographe, déclenché aussitôt, lui répète: «Si j’étais aussi négligent que vous, vous ne seriez plus de ce monde...»
LE FOUET À CHIENS, Lamasse et Pitoux, breveté S.G.D.G. Agité par l’arbre de cardan au moyen d’une démultiplication, cet amusant accessoire se passe d’explication.
LE MIROIR À POULETS, placé sur l’aile gauche, montre au chauffeur le poulet qu’il vient d’écraser. Si ce poulet est de bon aspect, et si la route est déserte, dix mètres de marche arrière fourniront à peu de frais le menu du déjeuner.
LE FREIN SIFFLEUR, donnant le son du tramway qui s’arrête, prévient le cycliste qui suit de trop près la voiture, et lui évite le saut périlleux.
LE COIN À PAYSAN, breveté, sert à prendre de biais le paysan qui arrive en face de l’auto, et à le pousser malgré lui sur sa droite.
LES PHARES AHURISSANTS ARGUS, licence Delettre. Le Code de la route a pour principe que chaque voyer de la route a une lanterne ou signale par un feu sa position la nuit. Chacun sait qu’il est naïf de l’espérer; que jamais un cycliste, un cocher, ou un ivrogne, n’est précédé d’un point lumineux. Les phares Argus, rigoureusement non conformes au Code de la route, éclairent le parcours du chauffeur suffisamment pour que les autres électeurs puissent, comme toujours, se dispenser du lampion obligatoire.

Encore ébloui de toutes ces merveilles, et au moment de franchir les portes du Salon, on trouvera dès la sortie, au-dessous de la rotonde d’Antin, une agence de la Société générale de Crédit Laonnais, qui paye à vue les moindres chèques sous condition d’un dépôt préalable, et remet à toutes les personnes qui désirent acheter une automobile un petit opuscule très spirituellement rédigé, intitulé: Comment faire fortune! 

Article copié sur "La France pittoresque"

 

Le Carnet intime d’Honoré de Balzac.
Source: Le Point

De 1830 à 1847, l’écrivain nota toutes ses pensées, ses humeurs, ses idées de romans dans un cahier qu’il nommait son «garde-manger»
Chacun des cinquante-six feuillets composant ce carnet est couvert d’une écriture fine et resserrée. Quelques croquis illustrent un texte désordonné. Durant les dix-sept ans que Honoré de Balzac consacra à sa grande œuvre La Comédie humaine, l’écrivain ne se sépara jamais de ce carnet où il notait tout ce qui lui passait par la tête: ses idées, ses pensées, ses humeurs. C’était son iPad à lui...

Les notes sont écrites dans tous les sens, illustrant la pensée bouillonnante de l’artiste. Il barre, raye, dessine des plans d’appartement, et même une belle paire de fesses féminines. Évoquant ce carnet, Balzac le surnommait affectueusement son «garde-manger».

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Le carnet intime d’Honoré de Balzac

Un jour, il griffonne: «Sujet du Père Goriot. - Un brave homme - pension bourgeoise - 600 francs de rente - s’étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50 000 francs de rente, mourant comme un chien». Tout est dit. Il n’a plus qu’à délayer durant des nuits de travail en buvant des litres de café pour produire un chef-d’œuvre.
La grande gueule Balzac savait aussi être fleur bleue. Témoin, cette petite fleur mauve collée au bas d’une page accompagnée de la note: «Voyage du Simplon en 1846»; doux souvenir d’un séjour suisse en compagnie de madame Hanska...

Frédéric Lewino et Anne-Sophie Jahn. Le Point

 

10 novembre 1978: L'odyssée des 2 499 boat people viets du cargo Hai Hong fait la une des journaux. Le gouvernement vietnamien organise lui-même le trafic de réfugiés, qui lui rapporte des centaines de millions de dollars.

Le petit Tranh, 9 ans, est blotti contre sa mère. Il a faim, il a soif, son corps est couvert d'eczéma. Le petit garçon n'a même plus la force de se plaindre. Sa petite sœur est dans le même état que lui. Ils sont ainsi des centaines d'enfants, mais aussi des femmes, des vieillards et des hommes, entassés sur ce vieux rafiot baptisé Hai Hong. Voilà seize jours que, depuis leur embarquement à Hô Chi Minh-Ville (Saïgon), 2449 Vietnamiens fuyant le communisme vivent un effroyable calvaire. On leur avait affirmé que la traversée ne prendrait que quelques jours, mais elle s'éternise. Les provisions apportées par la mère de Tranh ont vite disparu. Depuis, c'est l'enfer. La chaleur, la pisse et la merde répandues partout, les pleurs, le bruit, les maux de ventre. Le cargo est devenu un immense barbecue chauffé par un soleil de plomb. Dans un coin, Leonarda se demande si elle a bien fait de choisir ce moyen pour revenir en France... L'odyssée du Hai Hong, qui fait forcément penser à celle de l'Exodus, occupe la une de tous les journaux du monde le 10 novembre 1978.

Immédiatement, le Hai Hong devient le symbole des millions de boat people fuyant le Vietnam communiste. Ces pauvres hères, surtout d'origine chinoise, utilisent n'importe quel type d'embarcation pour s'enfuir. De la jonque de pêcheur au vieux cargo à peine en état de naviguer. La mer de Chine est couverte de milliers de boat people qui tentent de rallier la Malaisie, Hong Kong, l'Indonésie. Avec un peu de chance, ils aboutissent dans un camp de réfugiés. Avec un peu moins de chance, ils nourrissent les requins. Et, avec pas du tout de chance, Angelina Jolie adopte un de leurs enfants... Ce qu'il y a d'incroyable dans cette affaire, c'est que cet exode est organisé avec la complicité des autorités vietnamiennes qui taxent les candidats au départ. Elles se mettent ainsi dans la poche plusieurs centaines de millions de dollars. C'est la première fois qu'un État se livre au trafic de chair humaine avec ses propres citoyens.

Une combine magnifique… Ce trafic humain débute en 1978, quand un Chinois de Singapour nommé Tay Kheng Hong passe un accord avec les autorités vietnamiennes pour créer une filière d'"exportation" de réfugiés. Il achète un cargo promis à la casse, le Southern Cross, qu'il envoie à Hô Chi Minh-Ville, en août, pour embarquer un maximum de candidats à l'exil. Le tarif de la croisière est fixé à dix taels (400 grammes) d'or par passager. Une somme que Tay partage avec le gouvernement viet. Chargé de 1250 passagers, le Southern Cross lève l'ancre, direction une île déserte de Malaisie. Les passagers y sont abandonnés. Le cargo poursuit sa route jusqu'à un chantier de démolition, comme prévu. La combine est magnifique et rapporte des millions de dollars. À la Malaisie de se débrouiller avec les réfugiés.

En octobre, avec l'accord de ses partenaires vietnamiens, Tay décide de remettre le couvert. Il acquiert pour 125 000 dollars un vieux caboteur de 30 ans ancré à Singapour, le Golden Hill, rebaptisé Hai Hong. Le 15 octobre, le "palace des mers" met officiellement le cap sur Hong Kong pour être revendu à un ferrailleur. En fait, il jette l'ancre au cap Vũng Tàu, à proximité de Saïgon. Comme convenu, le commandant fait embarquer 1200 Vietnamiens désireux de fuir leur pays. Mais au moment de lever l'ancre, des officiels montent à bord pour expliquer que le Hai Hong doit encore accepter 1249 passagers gratuits faute de quoi le bateau sera confisqué! Stupeur de Tay, qui est contraint d'accepter. Les autorités se font ainsi un petit bonus de quatre millions de dollars sur le dos de leurs concitoyens.

1260 enfants à bord… Le 24 octobre, le Hai Hong quitte enfin le Vietnam avec 2449 passagers à bord et leurs ballots. Il n'y a plus un centimètre carré de libre sur le pont. À peine la place pour s'allonger. Il y a des bébés de quelques mois, des vieillards misérables. Pris d'assaut, les sanitaires débordent. Le désespoir étreint les familles, qui se demandent ce que le destin leur réserve. Elles prient de ne pas être débarquées en Bretagne à feu et à sang... Tranh fait partie des 1260 enfants présents à bord. Les conditions de vie se détériorent chaque jour. Le commandant commence par faire route vers Hong Kong, où il prévoit de débarquer ses réfugiés. Mais un typhon qui se lève dans le sud de la mer de Chine l'oblige à changer de cap. Le Hai Hong se dirige maintenant vers l'Indonésie. À bout de souffle, les machines tombent régulièrement en panne. Rapidement, la nourriture et l'eau viennent à manquer.

Enfin, le commandant jette l'ancre devant la première île indonésienne qui se présente. La procédure habituelle voudrait qu'il contacte par radio les autorités locales pour demander l'autorisation de débarquer ses passagers. Mais comment expliquer la présence à bord de milliers de réfugiés alors que le Hai Hong est censé aller à la casse? Aussi, le commandant préfère contacter le Haut Comité des Nations unies (UNHCR) pour les réfugiés de Kuala Lumpur (Malaisie) et leur sert une jolie fable: le Hai Hong aurait été pris d'assaut par des milliers de boat people en pleine mer. Qui peut croire à de telles sornettes? Comme si autant de réfugiés pouvaient se retrouver au même endroit et surtout prendre d'assaut un cargo!

Bref, les autorités indonésiennes, qui sont vite mises au courant, sentent le coup fourré. Elles ordonnent au Hai Hong de quitter immédiatement leurs eaux. De son côté, l'UNHCR découvre que le navire a été vu à Saïgon le 24 octobre en train d'embarquer des passagers en présence des autorités vietnamiennes. Du coup, la convention de 1951 sur les réfugiés politiques ne peut pas s'appliquer puisque le gouvernement vietnamien est l'organisateur du trafic. Les passagers du caboteur doivent être considérés comme des immigrants illégaux.

L'errance du Hai Hong… Déjà submergée par les boat people, l'Indonésie refuse de les accueillir par crainte de voir les cargos de ce type se multiplier. Le Hai Hong est escorté jusqu'aux eaux internationales. À son tour, le gouvernement australien fait savoir au comité qu'il n'est pas question de l'accueillir. La situation sanitaire à bord devient catastrophique avec la mort d'une femme et la naissance de deux bébés. Mais, surtout, Mireille Mathieu, qui a confondu le cargo avec une croisière du troisième âge, se met à chanter "Quand tu t'en iras"... Le 8 novembre, le commandant contacte de nouveau le Haut Comité pour lui indiquer qu'il fait route vers la Malaisie, mais refuse de donner la destination exacte et des détails sur les conditions de vie régnant à bord. Pendant ce temps, les premières images des réfugiés à bord du cargo inondent les télévisions occidentales.

Le 9 novembre, le bateau se présente devant Port Klang, qui dessert Kuala Lumpur. Le commandant demande par radio au capitaine du port l'autorisation d'accoster. Mais celui-ci lui ordonne d'attendre à l'extérieur du port. Interdiction est faite à quiconque de débarquer. Quand la police monte à bord, elle trouve de nombreux passagers déshydratés, malades, souffrant de la soif et de la faim. Tranh, comme beaucoup d'enfants, est couvert d'eczéma. À force d'être grattées, les plaies suppurent. Le gouvernement malaisien fait livrer de l'eau, de la nourriture et des médicaments, mais insiste pour que le Hai Hong quitte les eaux malaisiennes. Pas question d'accueillir cette nouvelle fournée de boat people embarqués illégalement avec la complicité des autorités vietnamiennes. Pendant ce temps, photographes et caméramans se jettent sur le Hai Hong pour faire des images. C'est bon, Coco, ça va faire pleurer dans les chaumières. Encore plus fort que Lampedusa...

L'Europe se partage les réfugiés… Le Haut Comité finit par reconnaître le statut de réfugié aux passagers du cargo pour pouvoir leur livrer de la nourriture et des médicaments. Mais les autorités malaisiennes refusent. Elles exigent, auparavant, que le navire rejoigne les eaux internationales. Si les nations occidentales désirent prendre la défense du Hai Hong, qu'elles assument leurs responsabilités en recueillant les hommes, femmes et enfants à bord. Les camps d'accueil des pays du Sud-Est asiatique sont déjà pleins. Enfin, le 18 novembre, Olivier Stirn, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, déclare que "la France est prête à accueillir tous ceux du Hai Hong qui voudraient venir dans notre pays". L'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Hollande, le Canada, la Belgique, les États-Unis et même la Suisse lui emboîtent le pas. Il s'agit maintenant de faire le partage des réfugiés. De longues tractations s'engagent. Le 21 novembre, la France s'engage à en accueillir 1000, les Américains 750, le Canada 600, la Belgique 150... Cette fois, la Malaisie autorise les passagers du Hai Hong à débarquer à terre pour attendre leur transfert vers l'Occident dans un camp spécial ouvert à leur intention.

Ce même 21 novembre, Le Monde publie l'appel du comité "Un bateau pour le Vietnam" pour aller chercher tous les réfugiés en mer de Chine. Pas ceux du Hai Hong, mais les milliers d'autres à bord de petites embarcations tellement surchargées qu'elles sont prêtes à couler au moindre grain. L'appel est signé par Bernard Kouchner, Yves Montand, Raymond Aron, Sartre, BHL, mais aussi Brigitte Bardot... Lors d'une réunion chez le dissident soviétique Maximov, BHL propose d'attaquer l'ambassade du Vietnam à Paris. C'est à cette occasion que Kouchner quitte Médecins sans frontières pour fonder Médecins du monde. Un armateur néo-calédonien marié à une Vietnamienne propose un caboteur de 85 mètres pour aller recueillir les boat people en mer de Chine, l'Île de lumière. Le 30 mars 1979, il appareille. En neuf mois de mission, il secourt 30 000 personnes.

La supermédiatisation du Hai Hong ne décourage pas les affréteurs. Dans les mois qui suivent, encore trois autres cargos, le Sky Luck, le Huey Fong et le Tung An, déversent des milliers de réfugiés dans les camps de Hong Kong après de longs séjours en mer marqués par de nombreux morts. Fin 1978, on dénombre 62 000 boat people vietnamiens répartis dans les différents camps de l'Asie du Sud-Est. Aujourd'hui, le petit Tranh a 44 ans et il est citoyen américain.

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© Le Point - Publié le 10/11/2012 à 00:00 - Modifié le 10/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du dix novembre c’est ici
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/10/28396889.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service comme beaucoup d'entre nous est prêt de commettre le péché de gourmandise pour s'empiffrer de macarons de toutes les couleurs... c'est que c'est tellement bons les macarons!

 

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Ben pour la zique de ce lundi, on va se mettre en forme avec le groupe Red Hot Chili Peppers en concert… Là, il y a un peu de tout… Allez les amis, faites-vous plaisir et je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=XhrCbZBAC7M

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Une femme arrive au paradis.
Saint-Pierre l’interroge:
- Pensez-vous avoir bien mérité le paradis?
- Oui. J’ai été une bonne épouse pendant 40 ans et bien élevé mes 6 enfants.
- Entrez, chère Madame !
Alors que Saint-Pierre va fermer la porte, une autre femme se présente:
- Saint-Pierre, j’ai entendu ce que vous venez de dire à cette dame… Moi, j’ai été marié 4 fois…
Saint-Pierre l’interrompt sèchement:
- Pas question d’entrer! Ici, on reçoit les martyrs, pas les imbéciles! 

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Dans un tout petit village très croyant, la caserne des pompiers vient de prendre possession d'un nouveau camion. Pour ne pas vexer aucun représentant des religions représentées dans la bourgade, le maire décide d'inviter le pasteur, le curé et le rabbin à la cérémonie de remise des clefs. À la fin de la fête, le pasteur arrive et lit simplement quelques versets de la Bible. Ensuite, le curé va se mettre devant le camion fait quelques prières en latin, puis balance sur le camion quelques gouttes d'eau bénite. Et pour finir, le rabbin passe à l'arrière du camion, sort une scie à métaux de sous sa cape... et retire 30 centimètres du tuyau d'échappement.

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La thèse du Lapin
C'est un renard qui cherche à bouffer, il sent un lapin, ça le mène dans une clairière, il voit le lapin, mais celui-ci tape sur un portable. Interloqué, il s'approche.
- Salut, qu'est-ce tu fais?
- Ben j'tape ma thèse.
- Ah ouais, c'est quoi le sujet?
- Comment les lapins mangent les renards.
- Noan! Attend, je suis renard, si tu veux je t'épargne 3 ans de boulot, change tout de suite de sujet, y a un gros problème de méthodologie là, tu vas te faire bananer par le jury!
- Ah non non, je viens de voir mon directeur de thèse, il trouve que ça avance bien, pas de problème.
- Bon écoute, ya une erreur, c'est une bille ton directeur, c'est "comment les _renards_ mangent les lapins" le bon truc.
- Ah non non, si tu veux je te fais une démo.
- Ben volontiers se dit-il en se léchant les babines.
Le renard le suit dans son terrier et 5 min après le lapin ressort. Il se remet à taper.
10 min + tard, un loup arrive. Même cinéma avec le loup, "Comment les lapins mangent les loups". Une démo? Oui. Le lapin ressort seul.
Le hibou qui a tout vu se dit "si je vais lui causer, il me dira "comment les lapins mangent les hiboux" (il a déjà une publi le mec), autant aller subrepticement dans le terrier. Ce qu'il fait et là, il voit un énorme lion.
Moralité: Peu importe qui tu es, peu importe ce que tu fais pourvu que tu ais un bon directeur de thèse.

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- Docteur, dit un individu tourneboulé à un psychanalyste, je voudrais vous poser deux questions.
- Allez-y.
- La première: un homme peut-il tomber amoureux d'une éléphante?
- En aucun cas.
- Ah! Bon! La deuxième question maintenant:
Qui pourrait bien me racheter une bague de fiançailles de quarante centimètres de diamètre?

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S'étant rencontrés par hasard, deux anciens camarades de collège vont fêter cela dans le plus proche bistrot.
Les apéritifs s'étant succédé, ils conviennent de se revoir, dix ans plus tard, au même endroit.
Dix ans passent.
Un des deux hommes entre dans le bistrot et il aperçoit son ami, debout devant le zinc, en train de siroter un Ricard.
- Alors, Iui demande-t-iI, après tout ce temps, tu n'as pas eu trop de mal à retrouver notre lieu de rendez-vous?
- En fait, précise l'autre, pâteusement, pour plus de sûreté, je ne l'ai jamais quitté.

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- C'est insoluble! Soupire un pauvre homme.
Comme nos relations conjugales se faisaient rares et peu satisfaisantes, ma femme et moi sommes allés consulter un spécialiste.
- Et il ne vous a pas suggéré une solution?
- Oh! si! Il m'a conseillé, dans l'heure qui précède le moment où nous envisageons de faire l'amour, de lire un chapitre du Manuel d'éducation sexuelle.
- Et ça n'a pas amélioré vos rapports?
- Pas du tout. Il faut dire que c'est écrit tellement petit, ce bouquin, qu'au bout d'une heure, je n'ai plus qu'une idée: échapper à la corvée de faire l'amour parce que cela m'a donné mal à la tête.

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C'est lundi... pas besoin de se lever, on peut flâner au pieu, petit déjeuner et déjeuner à pas d'heure, le réveille-matin au chômage en France voisine... Tandis-qu'en Helvétie la sonnerie est à l'heure, le café pris comme d'habitude sur le pouce ou à table si on est un lève-tôt, on écoute les nouvelles à la radio et HOP au boulot, avec un trajet plus ou moins long, à pied, en train, en bus ou en voiture le troupeau file tout droit dans les usines, les entreprises ou les bureau et ce soir, dans une dizaine d'heure, ça recommence dans le sens inverse... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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09 novembre 2014

Éphéméride du neuf novembre

 

«À la Saint-Théodore, le silence est d'or; alors on se rendort.»

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«La Saint-Mathurin passée, merde de chien pour la gelée.»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est dimanche, et le week-end va se prolonger avec un viaduc chez nos amis de l'Hexagone, Armistice oblige et, avec le temps qu'il fait ou qu'il va faire, il vaut mieux pour beaucoup de rester à la maison ou profiter de la Saint-Martin qui approche pour faire une grande bouffe de cochonnaille entre amis, c'est qu'il faut en emmagasiner des calories pour pouvoir affronter l'hiver qui va bientôt arriver...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 3° et un ciel couvert dans la nuit, ce sera pour ce jour: nuageux sur le Jura, la région lémanique et la crête des Alpes valaisannes, en partie ensoleillé sur le reste du Plateau et même assez ensoleillé en Valais et dans les Préalpes. Augmentation de la nébulosité au fil des heures depuis le sud-ouest. Précipitations vers la mi-journée sur la crête des Alpes valaisannes, le sud du Jura et l'ouest lémanique, s'étendant lentement aux autres régions dans le courant de l'après-midi et en soirée. Température en plaine: minimum 3°, maximum 9°, 13° en Valais. Température à 2000 m: 3°. En montagne, vent de secteur sud modéré à fort. Léger foehn dans les Alpes...

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Pour l'Hexagone, une météo qui est très perturbée en général.. ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS DEUX DÉPARTEMENTS... Avec pour aujourd'hui: en matinée, dès le matin, le ciel est couvert et le temps pluvieux du Nord au Pays Basque. Des pluies orageuses se produisent sur la région PACA et des averses orageuses ont lieu également sur les côtes atlantiques. Ailleurs, les nuages sont nombreux mais le temps est plus sec. Dans l’après-midi, le temps perturbé se généralise à tout le pays. Près de la Méditerranée, de violents orages sont envisagés. Fréquentes averses des Pays de la Loire aux côtes de la Manche. En soirée, le temps est particulièrement dégradé dans le sud-est avec des pluies orageuses intenses qui remontent jusqu'à la Bourgogne. Les averses persistent sur les côtes. Dans la nuit, si le temps se calme dans l'ouest, ailleurs, les conditions météo sont plus agitées, surtout au Sud-est avec des orages violents et surtout très pluvieux… 

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Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 27°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et légèrement pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et nuageux avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; ensoleillé, voilé  et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 36°; Polynésie française beau temps et peu nuageux, beau temps et peu nuageux aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux avec éclaircies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 8°...

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:21 et le coucher du Soleil se fera à 17:08 et le jour est plus court de 3 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Dimanche 09 novembre à 08h15 coefficient 95, à 20h37 coefficient 90

Pêcheurs à pied

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1981: la température au niveau du gazon plongeait jusqu'à -12,1° à Kleine Brogel en Campine.
En 1969: on mesurait des rafales de vent voisines de 130 km/h à la station météo d'Ostende 

 

Les journées mondiales et internationales

Le neuf novembre est la Journée mondiale de sensibilisation aux tumeurs neuroendocrines
http://www.journee-mondiale.com/292/journee-mondiale-de-sensibilisation-aux-tumeurs-neuro-endocrines.htm

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Le neuf novembre est la Journée Mondiale de la science au service de la paix et du développement
http://www.journee-mondiale.com/12/journee-mondiale-de-la-science-au-service-de-la-paix-et-du-developpement.htm

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Les Fêtes nationales du Jour 

Cambodge

Fête de l'Indépendance au Cambodge
Le 9 novembre est la Fête de l'Indépendance au Cambodge qui commémore l'indépendance du pays contre la France le 9 novembre 1953.

Affaire du Courrier de Lyon: l’attaque d’une malle-poste en 1796 conduit à l’erreur judiciaire.
D’après «Le Petit Journal illustré», paru en 1930

De simple fait divers mettant en scène, à l’instar de nombre d’attaques similaires sous le Directoire, une malle-poste attaquée en 1796 par des bandits de grands chemins, l’affaire du Courrier de Lyon, aboutissant au procès de six hommes parmi lesquels cinq seulement sont coupables, devient emblématique de l’erreur judiciaire condamnant à mort un innocent, Lesurques, qui laissera son nom à une loi permettant la réhabilitation des personnes reconnues criminelles à tort

Le poète Gérard de Nerval étant allé, vers 1830, en diligence, de Paris à Genève, se plaignait plaisamment que ce voyage eût manqué d’imprévu. «Quand on fait route, disait-il, dans une bonne chaise de poste ou dans un bon coupé, bien entortillé de manteaux et de paletots de caoutchouc, coiffé d’une casquette à oreilles, avec une chancelière aux pieds et un rond sous soi, on se prend à regretter ces bons voyages difficiles de la France d’autrefois; voyages pleins de péripéties, comme celui de ce gros coche de Bordeaux, qui mettait trois semaines pour venir à Paris, versait cinq ou six fois en route et subissait au moins deux attaques de larrons. Ah! les voleurs, personne n’y croit plus aujourd’hui, les voleurs n’existent plus nulle part...»

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Malle-poste en service lors de l’affaire du Courrier de Lyon le 27 avril 1796

Le poète plaisantait. Cependant, il est certain que les routes étaient, sous le roi Louis-Philippe, aussi sûres, pour le moins, qu’elles le sont aujourd’hui. Mais cette sécurité, due à la régularité des services de transports, ne datait pas alors de si loin; et si Gérard de Nerval eût parcouru les grands chemins une quarantaine d’années auparavant, il y eût trouvé, sans nul doute, toutes les péripéties et tous les dangers qu’il regrettait si fort.

L’insécurité des routes sous le Directoire
En aucun temps, la France ne fut livrée aussi complètement aux malandrins qu’à l’époque du Directoire. Lisez les premières pages de l’ouvrage d’Albert Vandal sur l’Avènement de Bonaparte, celles où l’auteur fait le navrant tableau du pays profondément troublé par l’anarchie jacobine et le brigandage politique, vous y verrez qu’il n’était alors question, du nord au midi et de l’est à l’ouest, que de «brigands royaux» et de diligences arrêtées, de courriers dévalisés.

«Un voyage en France est alors périlleuse aventure. La diligence part, sale, délabrée, sonnant la ferraille, tirée par des haridelles attelées de cordes; péniblement, elle s’avance par les chemins affreux coupés de ressauts et de fondrières... Soudain, à l’un des détours de la route, des fusils braqués luisent et de sataniques figures surgissent de la broussaille, hommes au visage couvert d’un crêpe ou noirci à la suie. Ces masques d’épouvante environnent la voiture. Le postillon et le conducteur couchés en joue doivent s’arrêter sous peine de mort. Les brigands fouillent la voiture, retirent des coffres défoncés l’argent appartenant à l’Etat, les papiers, les sacs chargés de dépêches».

Quant aux voyageurs, on les dépouille de leur portefeuille; et, s’ils font mine de résister, on les exécute. Pendant plusieurs années, les attaques de diligences se succédèrent ainsi, sans interruption sur les routes de France. Plus d’un an après l’établissement du Consulat, on arrêtait encore une voiture publique aux portes mêmes de Paris, à Charenton. Il fallut la main de fer de Bonaparte pour mettre un terme à ce régime de brigandage qui ruinait la France et la terrorisait.

L’attaque du courrier
Mais, de toutes ces attaques de grands chemins, un seul souvenir est demeuré dans la mémoire populaire, celui du courrier de Lyon. Le fait en lui-même, comme tant d’autres du même genre, qui se produisirent alors sur les routes de France à cette époque, serait depuis longtemps tombé dans l’oubli, s’il n’avait été la cause d’un procès des plus tragiques et d’une erreur judiciaire que le théâtre devait exploiter dans un drame dont le succès n’était pas encore épuisé au XXe siècle.

C’est le 8 floréal an IV (27 avril 1796), au soir, que le courrier de Lyon fut attaqué par quatre hommes embusqués au pont de Pouilly, environ une lieue avant Melun. La voiture n’était pas, comme on pourrait le croire, une diligence, mais un simple fourgon d’osier à deux roues, couvert d’une bâche. Elle était attelée de trois chevaux, sur l’un desquels était monté un postillon, et, outre le courrier, un nommé Excoffon, qui devait la piloter de Paris à Lyon, elle n’emmenait qu’un voyageur, un certain Laborde, qui se disait marchand de vin à La Tour-du-Pin.

En revanche, si les voyageurs étaient rares, la voiture était abondamment chargée de numéraire: elle emporta une somme de sept millions en assignats destiné à l’armée d’Italie. A cinq heures du soir, le courrier de Lyon quittait l’hôtel du Plat d’Etain, rue Saint-Martin, et prenait la grande route de Paris à Fontainebleau. Or, ce même jour, quatre hommes à cheval avaient été remarqués sur le même parcours, entre une heure de l’après-midi et huit heures du soir.

Ils avaient dîné à Montgeron, à l’entrée de la forêt de Sénart, à l’auberge de la Chasse. Puis ils étaient partis dans la direction de Melun. A cinq heures, ils avaient mangé un morceau dans un cabaret du village de Lieusaint et on les avait vus ensuite musant sur la route et semblant attendre quelqu’un.

Le lendemain matin, au croisement de la route de Melun et du chemin de Pouilly, on trouvait la malle de Lyon dans un champ de blé. Les assignats qu’elle contenait avaient été volés. Au bord du chemin gisait le cadavre du postillon. Plus loin, celui du courrier Excoffon, portant également un coup de sabre à la gorge et trois coups de poignard dans la poitrine. Un des trois chevaux, celui que montait le postillon, avait disparu. Les deux autres furent retrouvés près de la voiture, attachés à un arbre à peu de distance des cadavres.

Il fut facile de reconstituer l’attentat. Au passage de la voiture, les quatre bandits embusqués s’étaient jetés à la tête des chevaux: le postillon, précipité à bas de sa monture, avait été tué par l’un d’eux, tandis que le pseudo-Laborde, qui n’était autre que leur complice, avait frappé Excoffon à coups de poignard. Le même Laborde avait dû prendre le cheval du postillon pour rentrer à Paris avec les autres. A quatre heures du matin, tous les cinq repassaient la barrière et s’en allaient chez l’un d’eux faire le partage des sommes volées.

Le procès
Un drame terrible devait se greffer sur ce fait divers si commun à cette époque troublée. Ce drame, il n’est personne qui n’en connaisse au moins les grandes lignes et les figures principales celles du juge Daubenton, du bandit Dubosq et de l’infortuné Lesurques. Les assassins du courrier de Lyon s’appelaient Vidal, Dubosq, Roussy et Couriol; le pseudo-Laborde avait nom Durochat.

De ces cinq hommes, le juge Daubenton, chargé de l’affaire, n’arrête d’abord que Couriol. Mais comme Couriol est en relations avec les nommés Guénot, Lesurques et Richard, le juge ordonne l’arrestation de ceux-ci. En vain protestent-ils, on les garde en prison et on leur adjoint un certain Bernard, convaincu d’avoir prêté à Couriol les quatre chevaux sur lesquels les assassins se sont rendus près de Melun. Tous les témoins cités, paysans de Montgeron et de Lieusaint, qui ont vu les assassins, s’accordent à reconnaître Lesurques; et pourtant celui-ci nie énergiquement et fournit des alibis dont on ne tient pas compte.

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Attaque du courrier de Lyon

Vient le jour du jugement: Lesurques, Couriol et Bernard sont condamnés à mort. Alors, Couriol avoue sa culpabilité et déclare spontanément que Lesurques et Bernard sont innocents. Trop tard!... On n’attache pas d’importance à cet aveu. Il le renouvelle pourtant le lendemain, nomme les vrais coupables et explique qu’une ressemblance extraordinaire entre Lesurques et Dubosq a pu seule causer chez tous les témoins la terrible méprise.
Mais le juge passe outre... Les trois condamnés furent exécutés. Lesurques fut guillotiné le troisième, le 3 octobre 1796, et jusqu’à la dernière minute il ne cessa de protester de son innocence.

L’avenir devait en faire la preuve. L’année suivante, Durochat, le faux Laborde, était arrêté et condamné à mort. Avant d’aller à l’échafaud, il confirmait les dires de Couriol et déclarait Lesurques et Bernard innocents. Quelque temps après, on mettait la main sur Vidal et Dubosq. A l’audience, une femme de Lieusaint, dont la déposition formelle avait fait condamner Lesurques, reconnaît qu’elle s’est trompée et que l’homme qu’elle a vu le jour du crime était bien Dubosq.

La preuve est faite de l’erreur judiciaire. Dubosq et Vidal montent sur l’échafaud. Voilà six hommes exécutés pour un crime qui n’a été commis que par cinq complices. Il y a donc au moins un innocent. Et, pourtant, la justice ne veut pas reconnaître sa faute. Pendant plus de soixante-dix ans, les héritiers de Lesurges luttent pour obtenir sa réhabilitation. En vain... La chose jugée est intangible... Lesurques n’a jamais été réhabilité.
Mais ce que la justice n’a pas voulu reconnaître, le bon sens populaire l’a proclamé. Le vieux drame de Moreau, Siraudin et Delacour, a popularisé la figure de Lesurques,et c’est l’opinion publique qui s’est chargée de réformer le jgement qui condamnait à mort un innocent.

Article copié sur "La France pittoresque" 

 

Quand l’abbaye de Charlieu abrite une étrange inscription romane.
D’après «Bullerin de la Diana», paru en 1891

C’est en 1886 qu’un très précieux fragment du premier cloître des Bénédictins de Charlieu (Loire) est dégagé des maçonneries dans lesquelles il était encastré depuis bientôt quatre siècles, et que l’on découvre à cette occasion une étrange inscription latine signifiant: joue au cerceau, va ailleurs, en apparence fort incompatible avec la quiétude coutumière à laquelle semblent devoir être astreint un tel lieu...

L’État, trois ans auparavant, était entré en jouissance de l’ensemble des bâtiments claustraux, dont l’acte de 1854 ne lui avait conféré que la nue-propriété durant la vie des vendeurs. Il fut alors possible de débarrasser les galeries, depuis si longtemps transformées en celliers et magasins, des matériaux de toute nature qui les rendaient totalement inaccessibles.

Abbaye de Charlieu
Abbaye de Charlieu

Ce déblaiement permit une inspection minutieuse de toutes les ruines. Sur le nu du mur de la galerie orientale, se montrait la suite de petites archivoltes extradossées qu’avait autrefois signalée Sevelinges dans son Histoire de Charlieu. On fit tomber plusieurs couches de crépis; puis quelques sondages pratiqués avec précaution révélèrent l’existence de colonnettes à chapiteaux sculptés servant de supports aux archivoltes et complètement noyées dans un muraillement relativement récent.

Cette découverte fut signalée à la commission des Monuments historiques. La destruction des maçonneries de remplissage fut autorisée et ce travail mit au jour la curieuse colonnade que les membres de la Société archéologique du Forez ont admirée en 1888, longue de 19 mètres, formée d’arcades plein cintre, à claveaux sans moulures, larges de 1m05 et séparées par des couples de colonnettes trapues, reposant sur un bahut très bas. Ne subsistait toutefois que six de ces arcades d’ailleurs admirablement conservées, étant donnés leur âge et les vicissitudes qu’elles ont dû subir.

Cette colonnade essentiellement claustrale, tant par ses dimensions que par sa structure, et dont la décoration sculptée mériterait une monographie détaillée, est de toute évidence une bâtisse du XIe siècle. On peut même arriver à la dater avec précision, grâce à quelques synchronismes. Les renseignements historiques nous apprennent en effet que le monastère de Charlieu fut reconstruit en entier par saint Odilon, cinquième abbé de Cluny. On sait en outre que cette abbaye, depuis sa fondation vers 872 jusqu’en plein XIe siècle, ne cessa pas d’être en butte aux dévastations commises par les séculiers du voisinage, malgré son union de plus en plus étroite avec Cluny, malgré de nombreuses lettres de sauvegarde obtenues des conciles, des papes et des rois.

 Colonnades jumelées du cloître d'origine de l'abbaye
Colonnades jumelées du cloître d’origine de l’abbaye de Charlieu

Et cette ère de violences ne prit fin que sous l’épiscopat d’Odolric, le 53e archevêque de Lyon, qui amena à restitution et à pénitence publique, en présence de nombreux témoins, le dernier et le plus ardent de ses persécuteurs. Ce n’est qu’après ce solennel et définitif apaisement que put avoir lieu la reconstitution mentionnée dans la vie de saint Odilon; ce qui place cette édification des lieux réguliers, et notamment de notre colonnade, dans la période de dix-sept années qui commence à l’avènement d’Odolric au siège de Lyon, en 1031, et finit en 1048, date de la mort de saint Odilon.

Cette colonnade romane n’était qu’une claire-voie pratiquée dans le mur d’appui du grand cloître, et la galerie orientale de ce cloître primitif occupait exactement la place de celle du cloître actuel. Cette détermination topographique va nous aider à comprendre une inscription romane peu intelligible au premier abord, visible dans cette galerie, découverte en 1886, tracée en capitales latines rustiques:

TROQUO LUDE ALIAS FUGE. Joue au cerceau (pas ici), va ailleurs. Elle est gravée Il s’agit d’un spécimen de cette écriture «hardie et négligée, sans bases, sans sommets, inégale dans la hauteur de ses lettres, qui fut toujours bannie des médailles, mais ne cessa de se montrer sur le bronze et la pierre où elle se maintint jusqu’au XIe siècle, époque où, chargée d’alliage, elle se perd dans la gothique, laquelle ne commence réellement qu’avec le XIIe siècle pour finir sous Henri II», écrit Dom de Vaines dans son Dictionnaire raisonné de diplomatique.

Inscription romane de l'abbaye
Inscription romane de l’abbaye de Charlieu

On ne retrouve pas encore ici cet alliage dont parle de Vaines, c’est-à-dire les essais de prolongation des bases, des sommets surtout, et le contraste si caractéristique des pleins et des déliés. Mais le q du mot Troquo n’a jamais été de la capitale d’inscriptions. L’irrégularité d’ailleurs ainsi que l’inégalité des lettres sont manifestes, et tout s’accorde pour dater cette inscription de la fin du XIe siècle. Voilà pour son âge.

Quant à sa lecture, elle entraîne des conséquences très diverses suivant le sens donné au mot Troquus (trochus). En le traduisant comme du Cange par roc ou tour du jeu d’échecs, on ne voit plus la raison d’être de la défense. Le jeu d’échecs est essentiellement silencieux. S’il était permis dans une partie du cloître, il pouvait l’être tout aussi bien dans la galerie adossée au chapitre et à la sacristie.

Mais Dom Carpentier rectifiant du Cange et revenant à la signification grecque du mot, roue, explique qu’il s’agit soit du sabot (turbo), sorte de toupie que l’on fait pirouetter en la frappant avec un fouet, soit du cerceau (rota) que les enfants dirigent avec un bâton en courant. Il est facile de comprendre que ni l’un ni l’autre de ces jeux également bruyants ne pouvaient être tolérés devant la porte d’une salle capitulaire. Notre inscription s’expliquerait donc très naturellement, s’il était prouvé que de tels jeux pouvaient être pratiqués dans des cloîtres, qu’ils étaient compatibles aussi bien avec les coutumes qu’avec les exigences de la discipline monastique.

Cette démonstration est facile. Tout d’abord et en principe, le silence perpétuel n’était pas de règle dans le grand cloître. Les témoignages des Clunisiens des XIe et XIIe siècles, du moine Jean, biographe de saint Odon, deuxième abbé, d’Udalric dans ses Consuetudines, de Pierre le Vénérable dans ses Statuts, des rédacteurs des Statuts des Bénédictins de la province Narbonnaise solennellement approuvés en 1226, les recherches de du Cange et de son savant annotateur A. Duchesne concordent tous sur ce point.

Abbaye de Charlieu
Abbaye de Charlieu

Les grandes abbayes pratiquaient, il est vrai, le silence absolu dans le grand cloître, mais par la raison toute simple qu’elles possédaient un autre cloître spécial, dit du colloque, où les religieux pouvaient converser entre eux. C’était l’exception. Et presque toujours, comme à Charlieu, il n’y avait qu’un cloître pour la communauté et le silence n’y était exigé qu’en dehors de certaines heures déterminées. In claustris certis horis dabatur copia fratribus invicem confabulandi, écrit Du Cange au mot Claustrum.

Il y a plus. Dans les cloîtres, la galerie longeant l’église était spécialement destinée aux lectures spirituelles (collationes) pour les religieux, qui y avaient leur banc et leurs livres renfermés dans des armoires (armaria) placées contre les murs ou dans leur épaisseur: destination spéciale qui, nécessitant en ce lieu le silence perpétuel, lui faisait donner le nom de claustrum regulare.

Mais la galerie occidentale était réservée aux enfants, novices, oblats ou même jeunes séculiers, clercs ou laïques qui étaient instruits à l’intérieur de l’abbaye, depuis qu’en 780 Charlemagne avait fondé des écoles auprès de tous les monastères. In latere claustri occidentalis est scholaris subjectio. Ce sont les propres termes de Pierre de Blois, décrivant les quatre parties des cloîtres. Parmi les bancs de cette galerie se trouvait celui du maître, du Scholiaste. Des livres étaient attachés aux murs avec des chaînes, et cette galerie servait de salle de récréation aux écoliers sortant de l’auditorium, bâtiment des études qui donnait sur ce côté du cloître.

Et maintenant rien de plus facile que de justifier notre inscription. Il est constant, nous venons de le voir, que les enfants pouvaient jouer, c’est-à-dire causer, courir dans la galerie occidentale des cloîtres qui leur était spécialement affectée, et à des heures sans doute déterminées. Il dut arriver à Charlieu que quelques écoliers poussaient trop souvent leur cerceau en dehors de leur domaine, jusque dans la galerie du chapitre. Et le prieur claustral, informé de ces infractions par un de ses circuitores - circuitor circator, ou simplement circa, le moine surveillant -, crut devoir faire graver dans cette galerie la défense qu’on y lit encore.

Ajoutons que ces jeux de la toupie ou du cerceau qui demandent un sol sinon dallé, au moins ferme et uni, eussent été impraticables sur les gazons du préau (herbarium) où d’ailleurs très souvent, au témoignage d’Udalric, étaient mis à sécher les vêtements des novices lavés par eux. C’est une nouvelle raison pour rendre inadmissible l’extension du préau de Charlieu, à l’époque romane, jusqu’au pied du mur de notre inscription, c’est-à-dire jusqu’à la claire-voie de pierre.

Article copié sur "La France pittoresque" 

 

9 novembre 1600: Marie de Médicis arrive en France

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La nouvelle reine de France, Marie de Médicis, seconde épouse de Henri IV - après la répudiation de la reine Margot - débarque à Marseille, venant de Florence, via Libourne. Le roi de France avait délégué son écuyer Bellegarde à Florence le 5 octobre précédent pour épouser par procuration la fille du grand-duc de Toscane.

La riche et plantureuse Florentine, âgée de bientôt vingt-sept ans, arrive à Marseille sur une galère de soixante-dix pieds de long, couverte «au-dedans comme au-dehors» de nacres, de dorures et de pierreries... et escortée des quelque dix-sept autres galères du grand-duc. Avec une suite de deux mille chevaux elle entrera à Aix le 17 novembre suivant, à Avignon le 20, et sera à Lyon le 3 décembre.

Le mariage devait y être célébré le 17, mais le roi Henri, impatient, se présentera dès le 9 décembre au soir à son épouse, «venu à cheval sans avoir averti personne», avec l’espoir, «n’ayant pas de lit pour la nuit, qu’elle voudrait bien lui offrir la moitié du sien». Ainsi fut fait puisque, selon l’Estoile, Marie ne se trouvait évidemment là que «pour complaire et obéir aux volontés de Sa Majesté comme sa très humble servante...».

 

9 novembre 1971: John List extermine toute sa famille avant de partir refaire sa vie. Dix-huit ans plus tard, le meurtrier est retrouvé en Virginie grâce à une émission de télévision.

À 46 ans, John Emil List sent que sa vie s'enlise dans le New Jersey. Sa mère, qu'il loge, passe son temps à bouffer et à prier. Son épouse, souffrant de syphilis, commence à dérailler, ses mômes ne le respectent plus, ses créanciers s'impatientent. Pire encore, la banque qui l'emploie comme comptable depuis des années l'a viré voilà quelques mois. Bref, sa vie tourne au cauchemar. Celle de Hollande en pire... N'osant pas avouer son licenciement à la maison, chaque matin, il fait semblant de se rendre à son bureau, traînant en ville. Il s'endette, bientôt il lui faudra vendre son immense maison victorienne qu'il adore. Sa famille sera mise à la rue. La déchéance, la honte! Dans un bar, il rencontre Xavier Dupont de Ligonnès, qui lui conseille de zigouiller sa mère, son épouse et ses trois gosses pour recommencer sa vie d'un bon pied...

Le 9 novembre 1971, il décide de passer à l'action. Après le départ des enfants pour l'école, John List s'empare de deux pistolets planqués dans sa voiture, puis se rend dans la cuisine où sa chère épouse boit une tasse de café assise à la table, lui tournant le dos. Ah, sa brave Helen avec qui il vient de partager dix-neuf ans de sa vie! Il l'aime encore. Mais point de sentimentalité. Paf! Il lui loge une balle dans la nuque avec la détermination d'un tueur d'Aqmi... Elle s'écroule, morte sur le coup. Elle, si à cheval sur la propreté, arrose de son sang la table et le sol. Dommage qu'elle ne soit plus en état de nettoyer ces dégâts. Déçu, John se détourne pour monter au troisième étage, où sa mère vit dans le petit appartement qu'il lui a aménagé sous les combles. La vieille femme de 84 ans est en train de préparer son petit déjeuner. Elle se tourne vers lui. "C'est quoi, ce bruit?" Au lieu de répondre comme un fils bien élevé, il lève son bras et lui loge avec amour une balle au-dessus de l'œil gauche. Le temps de s'effondrer, la vieille dame est déjà réceptionnée par saint Pierre.

Dieu n'interdit-il pas le suicide?... John descend immédiatement dans la cave pour y chercher des sacs de couchage. Il en glisse un sous le corps de son épouse pour la traîner plus commodément dans la salle de bal. Il revient dans la cuisine, nettoie le sang pour que les enfants ne s'affolent pas lorsqu'ils reviendront de l'école. Puis il se rend au bureau de poste pour demander qu'on conserve le courrier de la famille durant plusieurs semaines pour cause d'absence. Il avertit également les livreurs de lait et de journaux de suspendre leur service. C'est qu'il pense à tout, le petit homme. Il n'oublie surtout pas de faire un saut à la banque afin d'encaisser des obligations de sa mère. De retour à la maison, il téléphone à une voisine pour lui dire de ne plus passer prendre ses enfants chaque matin afin de les amener à l'école avec les siens, prétextant un départ pour la Caroline du Nord, où la mère de son épouse a besoin de soins. John List passe encore plusieurs appels pour justifier leur absence. Toute cette agitation lui ayant donné faim, il se met à la même table où il a abattu son épouse pour casser la croûte.

Le téléphone se met à sonner: c'est sa fille Patricia, 16 ans, qui appelle de l'école pour dire qu'elle se sent malade. Elle lui demande de passer la chercher. Brave fille qui lui tire une épine du pied. Normalement, elle et son frère Fred, 13 ans, sont censés rentrer à la même heure de l'école, ce qui lui aurait compliqué la tâche pour les tuer en douceur. List ramène donc sa fille à la maison et abrège ses souffrances terrestres en lui tirant une balle dans la mâchoire. Puis il attend le retour de Fred, qu'il abat aussitôt. Reste John, 15 ans, son préféré, qui, cet après-midi-là, participe à une partie de football américain. List y assiste avant de ramener son fils à la maison comme si de rien n'était. Il sort son flingue, mais John s'en aperçoit et tente de se défendre, ne comprenant pas que son dad veut le tuer pour son bien. Enfin, le voilà allongé sur le plancher. Soulagement de List, qui sait désormais sa petite famille réunie au paradis. C'est qu'il aimerait bien les rejoindre, mais Dieu n'interdit-il pas le suicide? Bon croyant, il est donc condamné à poursuivre sa misérable vie terrestre avec l'argent de maman.

Un paquet de lettres destinées au "découvreur"... List rassemble les cadavres de sa petite famille dans la salle de bal de sa vieille maison victorienne, les déposant sur des sacs de couchage pour qu'ils n'attrapent pas froid. Il n'y a que sa mère qu'il laisse dans le grenier, elle est trop lourde à traîner. Puis il s'installe à une table afin de rédiger une lettre à son pasteur dans laquelle il se justifie: l'écotaxe, la perte de son emploi, bla-bla, l'incapacité d'assurer le bonheur de sa famille, bla-bla, le séjour au paradis, bla-bla, la fin paisible des membres de sa famille, bla-bla, les années 1970 marquées par le péché, bla-bla, sa fille qui veut, ô horreur, devenir actrice... Il écrit quatre autres lettres, dont une à son ex-employeur, lui expliquant comment gagner de nouveaux clients. Méticuleux jusqu'au bout, il nettoie les dernières traces de sang et rassemble des livres empruntés à un voisin qu'il laisse en évidence.

Après avoir nourri le poisson rouge et dîné en solitaire, il téléphone à la professeur de théâtre de sa fille pour lui dire qu'elle sera absente plusieurs semaines, puis monte se coucher dans sa chambre. Le lendemain matin, avant de quitter la maison, il en fait le tour pour récupérer toutes les photos de famille, déchirant systématiquement son visage pour que la police ne puisse pas l'identifier, baisse le thermostat, met ensuite en marche un magnétophone qui diffuse en boucle de la musique classique. Enfin, il allume toutes les lumières de la maison avant de partir au volant de sa voiture pour l'aéroport Kennedy de New York. Il l'abandonne sur le parking pour faire croire qu'il a emprunté un vol, mais rentre en ville en bus et... disparaît. Il n'a qu'un regret: jamais, il ne saura combien de temps le mariage Borloo-Bayrou tiendra...

Un mois plus tard, le directeur de l'école de théâtre de Patricia commence à s'inquiéter de sa longue absence. D'autant que la jeune fille lui avait confié trouver bizarre l'attitude de son père au cours des derniers mois. Le 7 décembre, il décide de lui rendre visite en compagnie de sa professeur. Ils voient les lumières de la maison allumées, frappent à la porte. Personne ne répond. Ils tournent autour de la bâtisse victorienne. Ce manège intrigue un voisin, qui, les prenant pour NKM racolant des électeurs, appelle la police. Les deux visiteurs d'un soir s'expliquent. Les policiers décident de briser une fenêtre. Une terrible odeur les prend à la gorge, leur faisant comprendre qu'un drame s'est joué là. Une musique les attire vers la salle de bal. Ils traversent la cuisine dont le sol est jonché de vêtements imbibés de sang séché. Ils découvrent les corps allongés, le visage recouvert d'un morceau de tissu. Poursuivant leur exploration, ils tombent sur le cadavre de la mère dans le grenier. Enfin, ils mettent la main sur un paquet de lettres adressées au découvreur.

Coincé 18 ans plus tard par une émission TV… Une immense chasse à l'homme est alors lancée. La voiture de List est retrouvée à l'aéroport Kennedy de New York, mais son nom ne figure sur aucune liste de passagers. Durant des semaines, des mois, les policiers enquêtent, fouillent, interrogent des centaines de personnes. Sa photo est publiée par tous les journaux, apparaît sur toutes les chaînes de télé. Rien. List s'est littéralement évaporé. A-t-il rejoint Ayrault dans sa planque?

Après quelques mois, la police met de côté le dossier. Les années passent. En 1989, 18 ans après le crime, les producteurs de l'émission America's Most Wanted cherchent une affaire bien vicieuse pour relancer l'audience. Un meurtrier qui a assassiné toute sa famille, c'est exactement ce qu'il leur faut. L'émission diffusée le 21 mai 1989 montre aux millions de téléspectateurs une photo où John List a été artificiellement vieilli de vingt ans. Sa vue provoque l'émoi parmi un groupe d'amis du Colorado. Cet homme, c'est le portrait craché de leur ami comptable Robert P. Clark, qui vient de déménager en Virginie avec sa nouvelle épouse. La plupart en font un sujet de plaisanterie, mais l'un d'eux appelle tout de même la police pour lui signaler la troublante ressemblance.

Le 1er juin, des policiers frappent à la porte de Clark, qui nie formellement être List. Quand on lui trouve les mêmes empreintes digitales, il continue à nier, ce qui ne l'empêche pas d'être arrêté et inculpé. En février 1990, il reconnaît enfin être effectivement List. Il explique qu'après avoir abandonné sa voiture sur l'aéroport de New York, il a pris un bus pour Denver, dans le Colorado, où il a donc recommencé sa vie sous le nom de Clark. En 1985, il épouse une veuve de Virginie chez qui il emménage. List est condamné à la prison à vie pour chacun des cinq meurtres.

Trente ans après son crime, interviewé dans sa prison au sujet de sa première famille, il déclare : "J'ai le sentiment que, quand nous nous rencontrerons au paradis, nous ne nous préoccuperons plus des affaires terrestres. Soit ils m'auront pardonné, soit ils n'auront pas réalisé, vous savez, ce qui est arrivé. - Je suis certain que si nous nous reconnaissons l'un l'autre, nous aurons du plaisir à être ensemble, comme autrefois, quand l'époque était meilleure." List meurt en 2008, à l'âge de 82 ans, en prison. Pas sûr que sa vieille mère, son épouse et ses trois gosses l'aient accueilli à bras ouverts au paradis.

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La famille List avant que le père n'assassine tous ses membres dans leur maison victorienne.
© Le Point - Publié le 09/11/2012 à 00:00 - Modifié le 09/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du neufnovembre c’est ici
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/09/28390854.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service doit avoir les sinus bouchés car le caca sent toujours la merde tout comme la caque sent le hareng et la rose sent la rose...

 

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Ben pour la zique de ce dimanche, on va se réveiller et se mettre en forme avec le groupe Foo Fighters en concert, car il me semble que la classe commençait à s’endormir un peu… là, les gambettes vont avoir des fourmis… Allez les amis, je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=OO-e8_-bMv8

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Un jeune homme qui a brisé ses lunettes va chez son opticien pour les faire remplacer.
- Pour que vous soyez remboursé, dit l'opticien, il faut que j'indique la cause du bris. C'est un accident de voiture? Un accident de travail?
- Non, dit le jeune homme un peu gêné, c'est arrivé en embrassant ma fiancée.
- Mais enfin, s'écrie l'opticien, comment avez-vous fait pour casser vos lunettes en embrassant votre fiancée ?
- Eh bien, brusquement elle a croisé les jambes...

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Deux explorateurs belges sont dans la jungle. Soudain ils se trouvent face à face avec un tigre.
- Du calme, dit l'un d'eux. Tu te rappelles ce que dit le manuel d'instruction? Si on le regarde droit dans les yeux, il fait demi-tour et s'en va.
- D'accord, nous on a lu le livre. Mais le tigre, lui, est-ce qu'il l'a lu?

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- C'est quand même un comble, s'écrie un élève de terminale.
Le prof de maths n'arrête pas de nous répéter qu'il faut absolument étudier les mathématiques si l'on veut réussir dans la vie.
Et lui, qu'est-ce que ça lui a apporté comme réussite?
Une place de prof de maths minable, dans un lycée de débiles!

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- Votre fils, dit un instituteur belge à une dame, nous pose un problème en ce qui concerne son intelligence.
- Vous voulez dire que vous avez mesuré son Q.I.?
- En effet.
- Et il n'est pas très élevé?
- En fait, c'est, à ma connaissance, la seule personne au monde qui ait, comme Q.I., moins 110.

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Un dépressif roule en pleine nuit, en rase campagne. Il pleut et il fait froid. Un pneu crève. Le type est encore plus déprimé.
Il se rappelle avoir vu un garage fermé dans le village précédent et décide d'y aller à pied.
Sur le chemin, tout en marchant, il se fait des idées sur le prix que le garagiste va lui demander à cette heure de la nuit. Sans doute des arrhes pour emporter le cric, des garanties, un tarif spécial de dépannage...
Il se monte tant et si bien la tête qu'il arrive au garage, frappe jusqu'à ce qu'une lumière s'allume et qu'un type tout endormi ouvre et demande:
Qu'est-ce que vous voulez, à cette heure?
Et le type répond: Eh bien votre cric, vous pouvez vous le mettre où je pense!

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C'est un gars qui rentre dans un bar avec un magnifique oeil-au-beurre-noir.
Il s'installe devant le zinc, et naturellement, son voisin lui demande comment ça lui est arrivé. Le gars raconte:
- Hier, c'était dimanche, alors je suis allé à l'église. Devant moi, il y avait une jolie jeune femme, avec une petite robe en soie.
Au moment où elle s'est levée pour chanter, sa robe en soie s'est coincée entre ses fesses.
Comme ça, elle avait vraiment l'air ridicule, alors pour lui éviter d'être embarrassée en sortant de l'église, j'ai avancé la main et je lui ai tiré le pli qu'elle avait de coincé entre ses fesses. Ça a dû la vexer car elle s'est retournée et m'a balancé un direct dans l'œil!
Le lundi suivant, le même gars entre dans le même bar. Cette fois-ci, c'est son autre oeil qui est coloré de noir!
Comme on lui demande ce qui lui est encore arrivé, il raconte:
- Hier, c'était dimanche, et je suis retourné à l'église. Je me suis placé derrière la même jeune femme de dimanche dernier.
Elle portait d'ailleurs la même robe. Cette fois-ci, lorsqu'elle s'est levée, sa robe était ample et aucun pli ne s'était coincé entre ses fesses.
Pensant que qu'elle préférait avoir un pli coincé entre les fesses et pour réparer ma bévue de l'autre dimanche, j'ai avancé la main et avec mon index, j'ai tenté de lui réintroduire le pli dans ses fesses...

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C'est dimanche... pas besoin de se lever, on peut flâner au pieu, petit déjeuner et déjeuner à pas d'heure; ce jour pour beaucoup ce sera dimanche télé vu la météo qui risque d'être exécrable par endroits, en espérant que les orages n'occasionneront pas de dégâts... Ma foi ma bonne dame c'est l'automne et on ne peut pas changer le temps... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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08 novembre 2014

Éphéméride du huit novembre

 

«À la Saint-Geoffroy, on garde son sang-froid, même quand il fait froid.» 

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«Pluie à la Saint-Marcel ne fait pas germer le vermicelle.» 

 

 Cordial salut et bisous à tous 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est samedi, et le week-end commence, un peu frisquet, quoi de mieux qu'un petit footing pour se mettre en forme et se réchauffer un peu, bien sûr il y aura les sempiternelles courses hebdomadaires à se coltiner, il y a une jolie palette d'expositions et en Ajoie (Jura suisse), la Fête de la Saint Martin commence avec le clou, le repas gargantuesque composé de cochonnaille... 

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 4° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jour: un temps ensoleillé. Quelques nuages résiduels en matinée le long des reliefs et quelques bancs de grisaille sur le Plateau. En fin d'après-midi, voiles de nuages élevés de plus en plus denses et nombreux depuis le sud-ouest. Température en plaine: minimum 2°, quelques gelées matinales en Valais, dans le Chablais et le bassin lémanique, maximum 9° à 12°. Température à 2000 m: remontant à +1°. En montagne, vent de secteur sud faible à modéré...

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Pour l'Hexagone, une météo qui est perturbée en général et même en se suivant, les perturbations ne se ressemblent pas... Avec pour aujourd'hui: en matinée, une nouvelle perturbation aborde les régions de l'ouest avec des pluies orageuses. Conditions calmes à l'est et au sud mais les brouillards sont de la partie. La fraîcheur matinale n'est pas aussi marquée que ces derniers jours. Dans l’après-midi, les pluies persistent dans le nord-ouest tout en restant orageuses. Ailleurs, les éclaircies s'effacent progressivement face à un voile nuageux parfois épais. Le vent de sud se renforce partout. Sauf en Méditerranée où le ciel se voile. En soirée, la perturbation dans le nord-ouest ne progresse que très lentement avec toujours de la pluie. Soirée calme et assez nuageuse ailleurs. Mais en Méditerranée le vent de sud se lève avec des entrées maritimes. Dans la nuit, les pluies s'installent dans l'ouest et deviennent orageuses sur le sud-ouest. Temps sec devenant très nuageux ailleurs…

 

 

Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 27°; à l'île de la Réunion ce sera pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 36°; Polynésie française peu nuageux à nuageux avec de larges éclaircies, peu nuageux à nuageux avec de larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 29°; nuageux avec averses et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 8°...

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:19 et le coucher du Soleil se fera à 17:09 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Samedi 08 novembre à 07h38 coefficient 100, à 20h00 coefficient 98
Dimanche 09 novembre à 08h15 coefficient 95, à 20h37 coefficient 90

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Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1980: la température ne dépassait pas -6,5° à Florennes et -8° degrés à Saint-Hubert
En 1952: il neigeait sur les hauts plateaux de l’Ardenne. Ces chutes de neige allaient se poursuivre jusqu'au 26 novembre, L'épaisseur du manteau neigeux variant de 5 à 11 cm.

 

Les journées mondiales et internationales

Le huit novembre est la Journée internationale de la radiologie
http://www.journee-mondiale.com/388/journee-internationale-de-la-radiologie.htm

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Abonnés du téléphone: priés de désigner en 1897 leurs correspondants par leur numéro.
D’après «Les Annales politiques et littéraires», paru en 1897

C’est en 1897, dans une société ne comptant alors qu’un nombre restreint d’abonnés au téléphone, que le gouvernement enjoint les usagers de ne plus désigner les correspondants avec lesquels ils souhaitent entrer en communication, que par leur numéro, et non leurs coordonnées postales. Un bouleversement raillé par un chroniqueur du temps qui y voit en outre une nouvelle forme d’esclavagisme.

La circulaire émanait de Jean-Baptiste Delpeuch, alors sous-secrétaire d’État au Commerce, à l’Industrie et aux Postes et Télégraphe dans le gouvernement Jules Méline. Un journaliste des Annales politiques nous explique qu’adressée à tous les abonnés du téléphone, elle n’est pas, il faut bien l’avouer, sans avoir causé à ces derniers une inquiétude dont l’honorable sous-secrétaire d’Etat sera le premier, nous en sommes convaincus, à comprendre les motifs. Le document dont il s’agit apporte, en effet, deux nouveautés notables.

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Voici la première: «Vous voudrez bien, est-il enjoint aux abonnés, lorsque vous demanderez une communication avec un abonné directement relié à un bureau de Paris, indiquer, non plus le nom et l’adresse de votre correspondant, mais le numéro sous lequel ce dernier sera inscrit dans la liste.»

C’est-à-dire, par exemple, explique notre chroniqueur, que si vous désirez communiquer avec M. Durand, avenue des Champs-Elysées, vous ne direz plus à la téléphoniste: «Donnez-moi M. Durand, avenue des Champs-Elysées.» Elle ne comprendrait pas. Elle ne connaît pas M. Durand et ne sait pas s’il existe des Champs-Elysées. Elle n’a aucun moyen d’acquérir ces renseignements qui lui manquent. Vous devrez donc prendre votre liste des abonnés, espèce de Bottin que l’administration vous aura fourni, et y chercher le numéro sous lequel est inscrit M. Durand.

Vous objectez que vous n’avez pas ce volumineux bouquin dans votre poche, que vous perdrez un temps précieux a le retrouver dans vos papiers ou dans votre bibliothèque, et ensuite à le feuilleter pour y découvrir l’indication exigée. C’est votre affaire! Pas de numéro, pas de communication. Ce n’est pas tout. Vous aurez soin de l’énoncer, ce numéro, «lentement et distinctement», attendu que les téléphonistes ont parfois l’oreille dure, «et en le décomposant en deux groupes dont le premier comprend les trois premiers chiffres», car ces demoiselles pourraient s’embrouiller dans cette arithmétique.

Si vous vous y embrouillez vous-même, si vous oubliez un chiffre pendant le temps que vous attendrez qu’on ait daigné répondre à votre appel, eh bien! Vous reprendrez votre Bottin et tout sera à recommencer. Mais vous aurez la satisfaction de savoir que vous avez, «en simplifiant le service, contribué à l’accélérer».

De cette louable préoccupation de la rapidité du service vous aurez une autre preuve, lorsqu’au lieu de demander une communication vous serez prié d’en recevoir une. C’est le second point de la circulaire. «Il est essentiel, y lisons-nous, de répondre dès le premier appel du bureau, sinon la téléphoniste qui a fait l’appel se retire et avertit l’appelant de la non-réponse de l’appelé.» Vous voilà donc condamné à vivre en tête-à-tête avec votre appareil, sans oser même passer un instant dans une autre pièce de votre appartement. Il ne suffira pas de préposer au téléphone un employé spécial, — ce qui déjà augmenterait singulièrement les frais; avant qu’il ait eu le temps de vous aller quérir, la téléphoniste sera rentrée sous sa tente. Et tout sera perdu par un retard de quelques secondes.

Vous n’aurez aucun recours. «Si plus tard, dit la circulaire, celui-ci (l’appelé) se présente à l’appareil, il ne trouve plus aucun correspondant, et, s’il appelle à son tour, la téléphoniste qui lui répond et qui n’est pas celle qui l’avait sonné, ne peut lui fournir aucun renseignement.» Vous êtes prévenu: inutile d’insister. Comment voulez-vous que l’administration accélère le service, si elle perd son temps à répondre aux abonnés? La véritable simplification est de ne pas les écouter.

Telles sont les mesures qui, si nous les avons exactement interprétées et si elles sont maintenues, vont achever de rendre enviable l’existence de l’abonné du téléphone! Cette invention a déjà contribué à accroître le nombre des maladies nerveuses; elle nous rendra fous. M. Delpeuch est un homme de progrès!

Et savez-vous quelles seront les conséquences de ce nouveau régime? Il amènera un changement radical dans les habitudes de la vie civilisée. Voici, si l’on en croit Bill Sharp, comment seront rédigés, l’année prochaine, les échos mondains:

«Hier, nous dînions chez nos vieux amis, les 102,93; soirée charmante, animée, égayée par une foule de jolies femmes et de personnalités bien parisiennes. Qui citerai-je? A la droite de la maîtresse de la maison, le célèbre académicien 88,05, qui contait son voyage en Palestine; à sa gauche, le vieux général 56,720, toujours vert malgré les ans. Puis, remarqué, çà et là, 202,35, le jeune romancier psychologue, et notre éminent confrère 43,102, discutant âprement le cas de ce pauvre prince 36,001, dont la femme est partie avec un tzigane du restaurant 58,12; la toujours belle Mme 70,619, en corsage de velours vert-macchabée; la jolie petite comtesse 26,569, toute en velours noir pailleté; et d’autres dont j’ai oublié les chiffres.

«Après le dîner, merveilleusement servi par 207,12, l’ancien chef de l’empereur de Russie, une soirée réunissait l’élite du monde artistique et littéraire; on a entendu successivement Mlle X..., de la Comédie-Française (impossible de la nommer autrement, elle n’a pas encore le téléphone, mais vous voyez qui je veux dire), puis Félix 110,025, dans ses monologues. On s’est séparé très tard, en se donnant rendez-vous au mois prochain. Il est rare de trouver ainsi réunis les matricules les plus estimés de l’Annuaire des téléphones. Terminons en annonçant les fiançailles du capitaine 27,110 avec Mlle 105,17. Ce mariage unit les familles 40,271, 54,106 et 112,95. Tous nos compliments aux jeunes fiancés.»

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Chiens du 3e régiment de zouaves dissimulés dans des tambours.
D’après « Histoire physiologique et anecdotique des chiens de toutes les races », paru en 1867

De l’artifice utilisé par le 3e régiment de zouaves en 1859, unité d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française, pour contourner l’interdiction formelle d’admettre des chiens à bord, cependant que les zouaves tenaient à leurs caniches...

Pendant la guerre d’Italie qui se termina à Solférino et à Villafranca, assistant le 24 juin 1859 à la victoire de l’armée française de Napoléon III alliée à l’armée sarde sur l’armée autrichienne de l’empereur François-Joseph, le 3e régiment de zouaves - unité d’infanterie appartenant à l’Armée d’Afrique qui dépendait de l’armée de terre française - s’embarqua à Alger pour Gênes; mais une difficulté se présentait: défense formelle avait été faite d’admettre des chiens à bord; la désolation était au camp des zouaves qui tenaient à leurs caniches.

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Il était difficile de tromper la surveillance de l’intendant. On sait que pour gagner le navire, chaque soldat défile sur une planche, à l’appel de son nom; il est presque impossible d’arriver à bord subrepticement; néanmoins on trouva un moyen de passer les chiens, ce qui n’était pas chose facile.

Les tambours démontèrent leurs caisses et y cachèrent les meilleures bêtes des bataillons et les moins grasses, bien entendu. Toutou, vu ses services et sa petite taille, était du nombre. Ces pauvres animaux se pelotonnaient et prenaient respiration par le trou de cordes de la peau d’âne.

Le régiment se mit en marche; selon la coutume, on défilait sans musique. Pour les embarquements, on va un peu à la débandade, et chaque tambour ou clairon, au lieu de se trouver en tête, prend rang dans sa compagnie pour les appels du bord. Mais le colonel voulut saluer par une dernière fanfare cette terre d’Afrique que l’on allait quitter.

Ordre est donné aux clairons et tambours de prendre la tête de la colonne et de jouer un air entraînant. On peut juger de la figure des tambours, qui avaient tous un chien dans leur caisse. Les clairons jouent tous seuls; le colonel s’étonne et exige que les ra et les fla accompagnent la sonnerie; mais les tambours ne remuent pas leurs baguettes. Le colonel se fâche, il faut s’exécuter.

Une nombreuse population saluait les zouaves de ses vivats. - Vivat! un vrai salut de circonstance pour des hommes qui vont affronter la mort! Le tambour-maître, qui a vu le colonel froncer le sourcil, comprend qu’il n’y a plus à plaisanter; le signal est donné et le tambours battent à coup redoublés. Mais, ô surprise! Au milieu des roulements cadencés, d’effroyables clameurs se font entendre; des chiens hurlent avec rage. On regarde partout, on ne voit rien. Les tambours une lois lancés ne s’arrêtent pas; plus les aboiements redoublent, plus ils frappent; c’est un tapage infernal.

Chacun cherche les chiens qui causent ce sabbat; nul ne les aperçoit. Enfin, à la stupéfaction générale, un épagneul tombe du fond d’une caisse, roule à terre, se relève et s’enfuit à toutes jambes; le pauvre diable, affolé de terreur, avait crevé la peau de timbre avec ses pattes pour s’échapper. Et les spectateurs de rire à se tordre!

Les officiers comprirent ce qui s’était passé; ils firent semblant de n’avoir rien vu ni entendu. Les tambours cessèrent de battre et l’on arriva sur les quais. Mais le bruit de la farce qui s’était jouée avait précédé l’arrivée des bataillons; les contrôleurs étaient prévenus. Donc, quand un tambour se présentait, il devait frapper sur sa caisse; si un aboiement éclatait, le chien marron était tiré de sa prison et chassé à terre. Un seul fut embarqué: Toutou! Toutou qui ne broncha pas; Toutou qui ne souffla pas; Toutou qui s’était tenu coi!

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Droit d’Arsin dans les communes de Flandre.

Le mot arsin, effacé aujourd’hui de notre langue, comme le verbe ardre, ardoir dont il dérive, avait au quatorzième siècle le sens d’incendie volontairement allumé, de destruction par le feu. C’était, dans la langue judiciaire des communes flamandes, le nom d’un de ces actes légaux par lesquels la commune intervenait à main armée pour la défense de ses droits, et dont le récit est empreint dans les chroniques contemporaines d’un caractère de vie que rien ne rappelle plus dans les mœurs modernes.

Le bourgeois, outragé ou maltraité par un noble dans la châtellenie de Lille, avait le droit d’assigner le coupable, contrairement aux privilèges féodaux, devant les officiers de la ville, que l’on désignait à Lille sous le nom de magistrats de la loi. L’outragé était naturellement admis à prouver son droit lors même que son adversaire faisait défaut, et s’il établissait que l’injure n’avait été ni provoquée ni punie, les magistrats faisaient publier par la ville que chacun se tînt prêt à suivre en armes, à cheval ou à pied, suivant son état, le corps de ville et les officiers. Les bannières des échevins étaient en même temps mises dehors aux fenêtres de la halle, et restaient arborées pendant plusieurs jours. Ces délais expirés, si l’assigné ne comparaissait point, la sentence d’arsin était publiée au son de l’écalette et de la bancloque (la crecelle et la cloche du beffroi communal), et les bourgeois sortaient des murs en bon ordre, précédés des magistrats et des bannières de la ville.

Le château ou le manoir du coupable était situé quelquefois à plusieurs lieues de la ville et cette multitude armée avait à traverser des champs cultivés, des vergers et des jardins en plein rapport. Il était rare cependant que des dévastations fussent commises, et que l’on enfreignit dans le trajet les recommandations des magistrats qui enjoignaient de marcher paisiblement «sans dégast ou dommage d’autruy».

Arrivé à la porte du manoir, le bailli répétait une dernière fois la citation légale, et promettait au coupable, s’il se présentait, de le recevoir à amende et à merci. Ce n’était qu’après avoir inutilement observé toutes ces formalités conciliatrices que l’on commençait l’oeuvre de la force. Le bailli approchait le premier tison de la porte, et frappait le premier coup de hache sur les arbres du verger. C’était le signal des vengeances populaires et du déchaînement de la foule, qui pénétrait, les tisons à la main, dans la maison proscrite, et bouleversait le verger à la lueur des bâtiments en flammes. Les termes de la sentence, exécutés d’ordinaire à la rigueur de la lettre, ordonnaient de tout ardoir (brûler) dans la maison, et de tout sarter (labourer) dans le pourpris (l’enclos) (Le Châtelain de Lille, manusc., p. 141); mais elle défendait en même temps de rien emporter du lieu dévasté, pas même la terre ou les cendres, et la foule rentrait dans la ville les mains vides et triomphante, non pas à cause du mal causé, mais par suite de ce sentiment de satisfaction qu’inspire tout acte de justice, et de l’orgueil involontaire que l’on éprouve à se la rendre à soi-même.

Ce serait sans raison que l’on comparerait à ces actes de justice populaire les violences sans règle et quelquefois sans motif de la populace, que les Américains désignent sous le nom de self-justice. Dans un pays civilisé, et dans une société régulière, la loi, qui est assez éclairée pour prévoir presque tous les délits, doit être en même temps assez forte pour pouvoir atteindre tous les coupables. Mais quelle puissance, au quatorzième siècle, serait intervenue dans ces querelles des bourgeois et des seigneurs, aussi dédaigneux souvent des officiers royaux qu’ils l’étaient de ceux des villes, et que serait devenue la justice, si les communes n’avaient su se la rendre à leurs risques et périls?

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8 novembre 1226: Mourant, Louis VIII refuse le remède de ses médecins qui est de faire l'amour à une vierge. Le mal du roi est attribué à une trop longue abstinence sexuelle. Mais celui-ci préfère mourir et rester fidèle à la reine.

Déflorer une jeune vierge pour combattre la maladie, n'est-ce pas merveilleux? Qui refuserait un tel remède? Peut-être Laurent Ruquier ou encore Dave... Si Louis VIII, lui, refuse, quitte à mourir le 8 novembre 1226, c'est pour une autre raison. "Je suis amoureux de ma femme", chantonne-t-il avec Richard Anthony.

Le souverain tombe malade en Auvergne, alors qu'il retourne à Paris à la tête de son armée après avoir combattu les cathares. La fièvre le prend le 29 octobre 1226. Ses intestins se vident sans cesse. Il est probablement victime de l'épidémie de dysenterie et de fièvre lacustre qui frappe ses troupes depuis quelques semaines. Le 3 novembre, il lui faut s'aliter à Montpensier. Les médecins se consultent. S'ils hésitent à diagnostiquer une simple dysenterie, c'est que le roi s'est mis à délirer. Pas normal. C'est alors qu'ils font le rapprochement avec l'excessive continence du roi. Il ne possède ni favorite ni maîtresse. Le souverain reste indécrottablement fidèle à Blanche, célèbre pour sa beauté et sa sagesse. Revenant de croisade dans le Languedoc, il n'a pas fait l'amour depuis plusieurs longs mois. Or, au Moyen Âge, la médecine établit un lien entre la fonction sexuelle et l'état psychique. Un trop long jeûne sexuel, croit-on, pourrait déclencher des troubles nerveux. Voilà qui pourrait expliquer le délire de Louis VIII.

"Ne point commettre de péché mortel"… Bref, en dernier recours, les Diafoirus ne voient qu'une médecine pour sauver le roi: lui glisser une jeune vierge dans son lit. Cette curieuse histoire est rapportée par Guillaume de Puilaurent, le chapelain de Raymond VII de Toulouse. "Au retour de la croisade en Albigeois, le roi tomba malade en Auvergne, on disait qu'il pourrait guérir s'il voyait une femme; son fidèle compagnon Archambaud de Bourbon choisit une belle jeune fille et la fit entrer dans le lit du roi pendant son sommeil; à son réveil, le roi lui demanda pourquoi elle se trouvait là; elle répondit qu'elle venait l'aider à le guérir. Le roi la remercia et refusa le remède, pour ne point commettre de péché mortel." Faute d'accepter la prescription, Louis VIII meurt le 8 novembre 1226, à seulement 39 ans.

À noter que certains contemporains évoquent, plutôt, un empoisonnement pour expliquer le décès du roi. Le commanditaire serait Thibaud de Champagne, pris d'une vive passion pour Blanche. L'accusation n'est pas vraiment crédible dans la mesure où Thibaud a quitté l'ost royal plusieurs mois avant le décès du roi.

Rude guerrier… Finalement, Louis VIII n'aura régné que trois ans et trois mois. Sa constitution maladive lui vaut les moqueries de son père Philippe-Auguste qui le surnomme Homo delicatus ou debilis. Il se révèle pourtant un rude guerrier et le prouve avant même d'être couronné en mettant la pâtée au roi d'Angleterre Jean sans Terre en 1214 à la Roche-aux-Moines. Dans la foulée, il traverse la Manche, envahit Londres et prend le contrôle du sud du pays. Finalement, il accepte de se retirer contre une forte somme d'argent. Devenu roi de France, il s'empare des dernières possessions anglaises dans le Sud-Ouest, hormis Bordeaux et la Gascogne, lors d'une campagne magistrale. À Pâques 1226, il chevauche à la tête de 50 000 chevaliers dans la vallée du Rhône pour aller exterminer les cathares du Languedoc. C'est la fameuse croisade des Albigeois. Ça cogne dur. On ne surnomme pas Louis VIII le "Lion" pour rien.

Avignon tombe après trois mois de siège. Dans la foulée, Nîmes, Castres, Carcassonne et Albi rendent les armes. Il faudrait pousser l'avantage jusqu'à Toulouse, où Raymond VII s'est réfugié, mais l'épidémie de dysenterie affaiblit les troupes royales. La décision est prise de remettre la prise de Toulouse à l'année suivante. C'est en remontant vers Paris que Louis VIII tombe malade et meurt. Son fils Louis, 12 ans, est aussitôt sacré roi de France sous le nom de Louis IX - surnommé plus tard Saint Louis. Ce n'était pourtant pas le premier enfant du couple royal. Louis VIII et Blanche de Castille (nièce du roi d'Angleterre) se marient en 1200 alors qu'ils n'ont, tous deux, que douze ans. Ils patienteront sagement avant de consommer leur lune de miel. Leur première fille naît cinq ans plus tard, mais elle meurt aussitôt. Même sort funeste pour Philippe et les deux jumeaux Alphonse et Jean, qui suivent. Louis n'est que le quatrième fils du couple. Blanche assure la régence avec le titre de baillistre.

Louis VIII meurt à 39 ans.
© Le Point - Publié le 08/11/2012 à 00:00 - Modifié le 08/11/2014 à 00:00 

 

Pour l’éphéméride du huit novembre c’est ici
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/08/28384810.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, toujours plus que nerveux pète les plombs, ce qui ne l'empêche pas de faire autant de conneries et de bêtise que les autres jours de l'année.

 

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Ben pour la zique de ce samedi, on va continuer à se faire plaisir en écoutant Tom Petty et The Heartbreakers, c’est encore un autre genre, aussi calme mais plaisant, … Allez les amis, je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=pCBsY-EnC7U

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Dans un restaurant un couple déjeune.
L’homme se met à insulter sa femme et hurle:
- Pauvre cloche! Regarde toi, tu es moche, tu es bête comme tes pieds, tu es minable, tu ne sais rien faire, même pas l’amour !!!
Toute la salle écoute.
Alors la femme s’écrie:
- Et qu’est-ce que tu lui as répondu quand elle ta dit tout ça ???

Nouvelles-regles

C'est un belge qui doit prendre le train pour partir en vacances. Dans la librairie, comme il ne sait pas quoi choisir, il demande conseil: 
- Je voudrais acheter un livre SVP" 
- Oui, bien sûr, de quel auteur? 
- N'importe, pourvu qu'il rentre dans le wagon

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Dans le métro de New York, deux Juifs se trouvent en présence d'un Noir en train de lire un journal yiddish.
- Crois-tu qu'il soit juif?
- J'ai entendu dire qu'il y avait une congrégation juive à Harlem, mais je ne savais pas qu'ils connaissaient le Yiddish.
- Quant à moi je suis sceptique.
- Si tu veux en avoir le cœur net, allons le lui demander.
Ils s'approchent, s'excusent et lui posent la question:
- Seriez-vous Juif par hasard, le Noir baisse lentement son journal, les regarde, un instant et énonce:
- Il ne manquerait plus que cela!

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Le policier arrive au niveau de la portière du conducteur.
Il regarde les deux zigotos avec leur étiquette de Kro sur le front et a du mal à réprimer un sourire.
Puis il demande les papiers du véhicule ainsi que le permis de conduire du conducteur. Après les avoir soigneusement contrôlés, il demande au conducteur:
- Vous n'auriez pas abusé de la boisson par hasard?
Le passager lui répond:
- Non monsieur l'agent.
On a rien bu ce soir. Le policier persiste:
- Vous me permettrez d'en douter:
On vous a suivi tout à l'heure et on a bien remarqué que vous ne rouliez pas droit!
Et puis d'abord, comment vous expliquez ce que vous avez sur le front?
Alors le passager répond:
- Ben, vous voyez, on est tous les deux des alcooliques chroniques, et on s'est placé un patch sur le front pour arrêter.

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Dans la salle d'attente d'un médecin, trois femmes passent le temps en vantant leur mari respectif.
- Le mien, dit la première, est banquier et il gagne plus de vingt millions par an.
- Le mien, dit la deuxième, est un comédien qui a joué dans plus de cent films.
- Le mien, dit la troisième, quand je me promène devant lui, toute nue dans un déshabillé de soie transparent, son sexe devient si long que six pigeons s'y percheraient à l'aise. Elles se taisent un moment puis la première reprend:
- Je dois vous avouer que j'ai un peu exagéré.
En fait, mon mari est un simple employé de banque, payé tout juste au Smic.
- En ce cas, dit la deuxième, j'avoue que mon mari, après avoir ouvert une porte dans un film de Lelouch, pointe à l'ANPE, en attendant un autre engagement.
- Moi aussi, j'ai bluffé, dit la troisième.
Je vous ai affirmé que, lorsque mon mari est dans de bonnes dispositions, six pigeons pourraient se percher sur son sexe.
La vérité, c'est que le sixième devrait se tenir sur une patte.

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- Qu'est-ce que tu as? demande une secrétaire à une de ses collègues. Tu fais une tête épouvantable.
- Je ne t'ai pas dit? Il y a huit jours, mon mec s'est barré.
- Ah! C’est terrible, ça.
- Attends. Tu ne sais pas le pire. Ce matin, il est revenu.

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C'est samedi... le réveille-matin est content d'être mis hors service pour deux jours, c'est qu'il a aussi besoin de repos le diable... le travailleur se repose aussi mais la travailleuse un peu moins car il y a le ménage, la lessive et parfois Monsieur lui donne un coup de main! avec l'automne il y a le râtissage et le ramassage des feuilles mortes... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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07 novembre 2014

Éphéméride du sept novembre

 

«À la Saint-Ernest, attention aux événements funestes!»

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«À la Saint-Ernest, cueille les pommes qui restent.»

 

 Cordial salut et bisous à tous  

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est vendredi, et ce soir le week-end commence, alors pour ce dernier jour de la semaine active, on est plus que motivé... Fait toujours pas chaud ce matin, il pleut selon les régions, alors attention aux routes mouillées et avec des feuilles mortes; il faudra bien s'habiller pour sortir aujourd'hui; enfin le froid ça réveille et ça stimule pour le dernier jour de travail de la semaine...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 2° et un ciel serein dans la nuit, ce sera pour ce jour: en matinée, temps ensoleillé avec de nombreux bancs de grisaille sur le Plateau. Dès la mi-journée, augmentation de la nébulosité à partir de l'ouest et quelques pluies pourront se produire du Jura aux Préalpes. La limite des chutes de neige remontera vers 2000 mètres. En Valais central, temps restant sec et assez ensoleillé. Température en plaine 0° à l'aube, 8° à 10° l'après-midi. A 2000 mètres, remontant à +3°. En montagne, vent modéré du sud-ouest parfois sensible jusque sur le Plateau en soirée.

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Pour l'Hexagone, une météo qui est perturbée en général, avec quelques améliorations par ci par là... Avec pour aujourd'hui: en matinée, fort passage pluvieux et venteux dans l'ouest suivi d'averses sur les côtes. Plus à l'est et au sud, le temps est plus calme avec un ciel dégagé sur le Golfe du Lion. Faibles gelées dans le nord-est. Dans l’après-midi, au fur et à mesure que la perturbation progresse vers l'est les pluies faiblissent. Le vent reste fort au nord et des averses se déclenchent à l'arrière notamment près du littoral de la Manche et de l'Atlantique où elles peuvent être orageuses. Le temps reste sec en Alsace et dans le sud-est sauf en Corse. En soirée, la perturbation atteint les frontières de l'Est, avec quelques pluies. Temps instable avec des averses de la Vendée à l'Aquitaine et le long de la Manche. Le ciel est variable ailleurs, mais le risque d'averse est plus faible. Dans la nuit, La perturbation s'évacue hors de nos frontières. L'instabilité se renforce temporairement avec des averses orageuses qui traversent l'ouest avec de fortes rafales. La nuit est étoilée dans le Sud-est...

 

Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 28°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé, variable et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 32° en Guadeloupe; ensoleillé et pluvieux en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française ciel nuageux avec quelques éclaircies, ensoleillé aux Marquises avec des températures de 29°; faibles pluies et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 11°...

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:18 et le coucher du Soleil se fera à 17:10 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Vendredi 07 novembre à 06h58 coefficient 101, à 19h20 coefficient 101
Samedi 08 novembre à 07h38 coefficient 100, à 20h00 coefficient 98
Dimanche 09 novembre à 08h15 coefficient 95, à 20h37 coefficient 90

téléchargement

 

Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1969: à l'aube, on relevait une température de -10° à en province du Limbourg
En 1955: le mercure indiquait 20,5° à Brée

 

Les journées mondiales et internationales

Le sept novembre est la Journée Internationale de l'écrivain africain
http://www.journee-mondiale.com/183/journee-internationale-de-l-ecrivain-africain.htm

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Accidents de voitures à Paris au XVIIIe siècle: les journaux diffusent des appels à témoins. 
D’après «La Mosaïque», paru en 1874

Bien qu’à la fin du XVIIIe siècle la circulation des voitures dût être, même relativement, beaucoup moindre qu’aujourd’hui dans les rues de la capitale, un certain nombre d’accidents s’y produisaient, qui, pour la plupart, étaient dus, à vrai dire, non seulement à l’étroitesse des voies, mais aussi à l’absence de trottoirs
Les journaux du temps nous montrent qu’en ce cas les choses se passaient de façon assez singulière. A la date du 1er juillet 1785, nous trouvons, par exemple, dans le Journal de Paris, sous le titre (somme toute un peu discordant) de Bienfaisance, la lettre suivante:

«Aux auteurs du journal.

«Messieurs, un homme qui tirait une petite charrette a été hier accroché et peut-être renversé par un cabriolet, dans la rue Plâtrière. Le particulier qui était dans ce cabriolet, et qui n’a pas voulu s’arrêter pour ne pas faire scène au milieu de la rue, voudrait donner à cet homme des secours proportionnés au mal qu’il peut avoir éprouvé. Il vous prie donc, messieurs, de publier ses intentions par la voie de votre journal, afin que ce malheureux, ou les témoins de cet accident, puissent par la même voie l’instruire de son nom et de sa demeure.»

Ici, l’auteur de l’accident, qui «n’a pas voulu faire scène,» apporte un certain scrupule à réparer le mal que son cabriolet a causé, mais rien ne nous prouve que l’expression de ce regret soit allée à son adresse, car dans les feuilles suivantes le nom du traîneur de charrette ne paraît nullement. Le bienfaiteur dut en être pour son élan généreux.
En date du 17 septembre 1786, un cas contraire se présente. Voici ce que publie le journal sous la rubrique: Evénement.

«Les accidents produits par l’imprudence des cochers, ou par celle des gens à pied, doivent être rendus publics, pour servir de leçon aux uns et aux autres. Le lundi 11 de ce mois, à neuf heures du soir, une voiture de maître, passant avec rapidité de la rue de l’Université à la rue Jacob, a renversé un malheureux étranger et lui a écrasé la tête. Cet infortuné, nommé Lyonnais, laisse une veuve dans la désolation et huit enfants, dont une fille est femme de chambre, le fils aîné garçon menuisier, le second dans la milice, et les cinq autres dans la misère (sic).

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Désagrément des piétons dans Paris à l’époque du Directoire

«Un bruit vague avait accusé de ce désastre le cocher de Mme la maréchale de Castries. Informations prises, ce bruit est sans fondement. On espère que le véritable auteur ne tardera pas à secourir les malheureux qu’il a faits. On espère, en même temps, que les gens du monde, instruits de cet événement, recommanderont à leurs cochers d’être plus attentifs. Une affaire, si pressante qu’elle soit, n’exige point que l’on écrase le monde. Faut-il briser la tête des malheureux passants et couvrir de deuil les familles pour arriver une minute plus tôt à un souper ou à l’Opéra?»

Cette fois, en dépit du pressant appel et de la mercuriale qui terminent le récit, le coupable ne manifeste en aucune façon le désir de venir en aide aux victimes; mais à son défaut la commisération publique s’émeut, et, dans Ies numéros qui suivent, nous trouvons pendant une quinzaine une série de notes ainsi conçues: «Avant-hier nous avons reçu 6 livres pour la veuve Lyonnais. Aujourd’hui nous avons reçu 12 livres, d’un petit garçon 6 livres, puis 24 livres, puis 20. Il arrive environ 200 livres de toutes mains.»

Autre acte de bienfaisance, en date du 26 janvier 1787:

«Messieurs,

«Un mauvais carrosse de remise, allant bien doucement, a blessé grièvement, peut-être même écrasé, un enfant qui s’est précipité dans les chevaux. Ce malheur est arrivé sur le boulevard de la Chaussée d’Antin à la rue Caumartin, le 23, à six heures et demie du soir. On espère que vous voudrez bien faire passer aux parents de cet enfant ce billet de caisse d’escompte de 600 livres, faible compensation d’un événement qu’ils ne peuvent cependant attribuer qu’à leur imprudence.»

En somme, réparation offerte par l’écraseur, réclamations en faveur de l’écrasé, et, au cas échéant, intervention charitable du public, telles sont les alternatives ordinaires, à propos de ces faits, qui d’ailleurs reparaissent très souvent dans le journal.
Mais voici, pour clore la série, une manière toute nouvelle d’entendre la situation, parue dans le même journal et sous la rubrique: Evénement.

«14 avril 1787.

«Messieurs, voulez-vous bien que je profite de votre journal pour tirer d’inquiétude une dame dont les chevaux et la voiture m’ont passé sur le corps hier, dans la rue de l’Échelle, et qui a témoigné beaucoup d’intérêt à mon sort. J’ai eu le bonheur d’en être quitte pour un grand coup au milieu du front avec de fortes contusions aux reins et aux coudes. Je me suis ouvert la veine, a cause du grand mal de tête et de reins que j’éprouvais, et la saignée m’a soulagé; je vois que ce ne sera rien. Le cocher qui a eu l’adresse de réparer le tort qu’il avait d’aller très vite, avec des chevaux très vigoureux (au milieu de beaucoup d’autres voitures qui débouchaient de la rue des Frondeurs), en arrêtant ces animaux tout court et droit, sera récompensé, s’il se présente chez moi.

«Retz, médecin ordinaire du roi, rue Saint-Honoré.»

L’idée paraît assez étrange, et l’on serait tenté de ne voir dans cette lettre qu’une habile réclame à l’accident, bien que ce Retz, vaillant antagoniste de Mesmer, le magnétiseur, membre correspondant de la Société royale de médecine et de l’Académie des sciences de Dijon, médecin de la marine royale à Rochefort, auteur de nombreux ouvrages très populaires, pût se passer d’un tel moyen de publicité. Toujours est-il que, cinq ou six jours plus tard, une nouvelle lettre paraît, où il semble se justifier d’un reproche de ce genre:
«Quelques personnes, écrit-il, ont paru étonnées que je destinasse une récompense au conducteur des chevaux qui m’ont terrassé vendredi dernier; la raison en est cependant bien simple. Quand un homme est écrasé, c’est presque toujours parce qu’au lieu d’arrêter ses chevaux, le cocher les fouette au contraire pour fuir la populace et se soustraire à la police. Il consomme alors un crime, qu’il aurait évité de commettre sans la crainte du châtiment. Il m’a semblé plus avantageux d’encourager les cochers à l’humanité que de déclamer contre leurs fautes.

«Celui qui a arrêté ses chevaux sur moi, et m’a par ce moyen préservé des roues, n’a pas réclamé la récompense promise. Je lui destinais un louis. J’y en joins un autre, et vous prie, messieurs, de disposer de cette somme en faveur du malheureux indigent qui aura été blessé par quelque voiture.

«Retz.»

Le journaliste ajoute qu’il tient la somme à la disposition du premier malheureux au nom duquel on justifiera d’un malheur arrivé et d’une position précaire. Ainsi se réglaient - bien que la police pût y intervenir, comme le prouve un passage de la dernière lettre - les accidents de voitures au XVIIIe siècle.

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1923: création des agents à cheval pour réguler la circulation à Paris.
D’après « L’Intransigeant », paru en 1923

C’est à la suite d’une expérience concluante que la police montée est créée à Paris en 1923, destinée à réguler avantageusement le trafic au sein d’une capitale déjà sujette aux problèmes de circulation. Au sein du journal L’Intransigeant, le commissaire de la circulation à la Préfecture de police en vante les mérites.
La police équestre est considérée comme ayant fait ses preuves; celles-ci sont tenues pour positives et la Préfecture est en train d’acheter et d’installer douze chevaux dans les écuries de la Cité, peut-on lire dans le numéro du 25 février 1923 de L’Intransigeant.
Cette police est belle à voir, divertissante à regarder, attentive à son rôle et pleine de bon vouloir. Quant aux services qu’elle rend... point d’interrogation. C’était une expérience à faire; on l’a faite; qu’est-ce qu’elle a donné? Voyons cela.

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Tenue des agents de la police montée dans les années 1930 © Crédit photo: Amicale Police et Patrimoine

«On avait compté sur l’agent à cheval, nous dit M. Ringel, commissaire de la circulation à la Préfecture de police, afin de voir loin et d’être vu de loin; il n’a toujours pas déçu cette attente; l’agent à pied, quelle que soit sa vigilance, a la vue bornée. Le cavalier domine la situation et voit venir; il se décide en connaissance plus étendue de la cause et siffle avec une opportunité plus précise: l’arrêt qu’il détermine en est naturellement moins brusque.

«L’agent patrouilleur s’est montré plus utile encore: dans les voies trop étroites pour admettre une ligne médiane de refuges, les omnibus s’arrêtent au bord du trottoir; à leur gauche les voitures qui n’ont pas à stopper les dépassent en les frôlant; à la gauche de celles-ci un troisième courant se faufile qui commence par décrire une série de croches consciencieux et qui finit, faute de refuges et de surveillance, par prendre possession du milieu de la chaussée.

« Le patrouilleur à cheval, son sifflet aux lèvres, aperçoit ça de loin et, d’un geste de la main, il y met ordre; de la même façon il assure la priorité, dans le carrefour, à la voiture qui vient de droite; il règle enfin plus facilement, voyant les choses d’un peu haut, la vitesse convenable selon la définition qu’en donne le Code de la route, c’est-à-dire en raison des circonstances et du lieu, l’allure étant ici exagérée à six kilomètres, et là normale à quarante; au lieu de se trouver nez à nez avec l’abus, l’agent monté le prévoit et l’ayant prévenu, il évite d’avoir à la réprimer.

«Il aperçoit un fardier qui peine au second rang et il prend garde de ne pas l’immobiliser avec la file dont ce lambin pesant fait partie; c’est une bonne chose, car pour peu que le terrain soit en pente, il vaut mieux le laisser passer un véhicule de cette sorte que de l’obliger à s’arrêter puis à repartir.

«Le chef d’une équipe de neuf bâtons comme celle qui règle la circulation de l’Opéra, gagne sans contredire à être deux fois plus haut que ses collaborateurs: ceux-ci n’entendent pas toujours le sifflet mais ils voient le geste beaucoup mieux que si le chef était de plain-pied avec eux et noyé dans la cohue.

«Enfin, n’est-ce pas, la police montée est décorative et Pris serait la seule capitale digne de ce nom qui fût privée de ce luxe. Quant à dire maintenant que le problème de la problème de la circulation soit résolu à ce prix!... Il est bien trop compliqué; et d’abord le luxe coûterait un peu trop cher s’il fallait un cavalier à tous les croisements de rues.

«Nous étudions toujours par tâtonnement, comme il convient, les signaux automatiques - relativement automatiques: la minuterie intelligente, la machine manœuvrée par un homme -, les phares indicateurs que vous connaissez, l’agent surélevé par le moyen d’une plate-forme fixe ou rentrante, le sens unique dont les résultats sont encourageants et qui ne demande qu’à se perfectionner avec l’âge.

«Vous savez, ce n’est déjà pas si mal ce que nous avons fait; les étrangers qui viennent voir, Américains et Japonais, commencent par s’étonner de nos doctrine élastique et opportuniste; mais ils ont bien vite reconnu qu’un système inflexible est inapplicable dans un réseau irrégulier comme celui des rues de notre ville et qu’il faudrait à New-York, avec tel système scientifique tant vanté, trois fois plus d’agents, si New-York avait été dessiné par l’empereur Julien.»

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Légende des Saladins d’Anglure. 
D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1841

Anglure est le nom d’un village et d’un château situés à l’angle d’une île, sur l’Aube, à quelque distance de Troyes, sur les limites du département de la Marne. Suivant la tradition, les sires d’Anglure s’appelaient primitivement Saint-Chéron, et portaient pour armes une croix ancrée de sable sur un champ d’argent.

Mais il arriva qu’un gentilhomme de cette famille partit pour la croisade et se battit contre les infidèles. Vaincu et fait prisonnier par Saladin, il fut chargé de fers et réduit au sort des esclaves. Cependant le vainqueur, frappé de la bravoure qu’il avait déployée dans la bataille, lui promit sa liberté, moyennant une forte rançon, et lui accorda la liberté d’aller la chercher lui-même, pourvu qu’il laissât au départ un gage de sa fidélité. Je suis pauvre et nu dit le gentilhomme ; mais je t’engage un trésor qui me reste, plus précieux cent fois que toutes les richesses du monde, ma foi de chevalier. Saladin le laissa partir.

Le seigneur d’Anglure arrive à la porte de son manoir, défiguré par les souffrances de la captivité, par les fatigues du voyage, par sa longue barbe et son habit de pèlerin. Ses serviteurs le prennent pour un étranger, et ne cèdent qu’avec peine à ses instances pour lui livrer l’entrée. Il trouve sa jeune épouse qui, se croyant veuve, célébrait ce jour même les fiançailles d’une nouvelle union. A l’aide d’un anneau rompu dont chacun des époux avait conservé une moitié le mari parvient à se faire reconnaître, et les préparatifs d’allégresse servent à fêter son retour inattendu.

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Le château d’Anglure (Marne)

Jean d’Anglure, c’est le nom que lui donne la légende, goûtait depuis quelque temps les douceurs de la famille. Mais tous ses efforts n’avaient pu réussir à rassembler la somme à laquelle avait été fixée sa rançon. Cependant le délai expire ; le chevalier songe à sa parole engagée, il s’arrache à son bonheur et retourne en captivité. Le sultan touché de tant de noblesse, ne voulut pas se laisser vaincre en générosité. Il combla le chrétien de présents et le renvoya libre, mais à deux conditions : la première, que les aînés de sa maison s’appelleraient Saladin ; la seconde, qu’il prendrait désormais pour armes des grelots soutenus de croissants, symbole oriental.

Certains généalogistes racontent différemment cette aventure. Selon eux, un seigneur d’Anglure ayant vaincu un mécréant du nom de Saladin, les chrétiens l’engagèrent à transmettre à ses aînés ce nom, comme un souvenir impérissable de son exploit. Quant aux armes, ils prétendent que de tout temps elles se composèrent de grelots accompagnés d’anglures ou découpures en angles, ce qui formait des armoiries parlantes.

Quoi qu’il en soit, tant que la maison d’Anglure subsista, le prénom de Saladin fut de siècle en siècle porté dans cette famille. Devenus propriétaires du château de Jours en Bourgogne de Bourlemont en Lorraine, d’Estoges en Champagne, etc., les Saladins d’Anglure conservèrent partout cette tradition et la firent représenter à l’aide de la peinture et du ciseau dans ces diverses résidences. A Jours, on montrait encore, avant la Révolution, deux figures de plomb posées en jaquemart, et qui dominaient la toiture du château : l’une était appelée Saladin, et l’autre le chevalier d’Anglure. Le Musée archéologique de Dijon conserve un retable sculpté, provenant de ce manoir remarquable, entièrement construit dans le goût de la renaissance. Enfin le château de Bourlemont possède dans sa chapelle plusieurs tombes gravées, où sont figurés des seigneurs de la maison d’Anglure couchés, les mains jointes, vêtus en guerre et armés de leurs blasons.

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7 novembre 1928: Le soir même de leur rencontre à la Coupole, Aragon et Elsa font l'amour. Amoureuse du beau poète depuis longtemps, la jeune russe passe à l'attaque avant de porter l'estocade le soir même.

Le mercredi 7 novembre 1928, Louis Aragon et Elsa Triolet se réveillent pour la première fois dans les bras l'un de l'autre. Elle se pelotonne amoureusement contre lui. Il serre dans ses bras ce minuscule corps dont il a tiré tant de plaisir. Les deux amants se regardent, encore étonnés de la passion de la nuit. Voilà douze heures, ils ne se connaissaient pas. Et maintenant, ils ont fait l'amour comme des bêtes. Dans la chambre d'à côté, ils entendent qu'Aurélie et Arnaud sont également réveillés...

Travaux d'approche… La chambre est minuscule, hideusement rayée de violet et de jaune. C'est celle occupée depuis quatre ans par Elsa Triolet à l'hôtel d'Istria, en plein Montparnasse. Il est près de midi. Les deux amants ont faim. Après une toilette de chat, les voilà prêts à dégringoler les marches pour sortir se restaurer. Ils tombent nez à nez avec le grand poète russe Vladimir Maïakovski de passage à Paris. Cette rencontre est si soudaine que tous trois éclatent de rire. Il faut dire qu'Elsa avait perdu sa virginité avec Vladimir quinze ans plus tôt, avant qu'il ne lui préfère sa sœur, Lili Brik. Pourtant, ils sont restés amis, elle lui sert d'interprète à chaque fois qu'il vient à Paris. Quant à Aragon, il avait fait la connaissance du poète russe l'avant-veille, à la Coupole.

Par une étrange coïncidence, c'est également dans cette célèbre brasserie de Montparnasse que Louis et Elsa se sont rencontrés la veille. Plusieurs jours auparavant, la jeune Russe avait demandé au surréaliste Roland Tual de lui arranger un rendez-vous avec Aragon qu'elle admire depuis plusieurs années sans jamais oser l'aborder. Depuis son installation à Paris en 1924, Elsa a croisé à plusieurs reprises l'écrivain surréaliste dans le Montparno de l'entre-deux-guerres, colonisé par des peintres, des écrivains et des poètes accourus du monde entier. Elle le remarque la première fois en 1925 lors du fameux banquet agité de La Closerie des Lilas où les surréalistes dénoncent le nationalisme et la guerre du Rif au Maroc. L'observant depuis le trottoir, elle est fascinée par l'exaltation de cet homme d'une trentaine d'années habillé comme un dandy. ("Très beau. Trop beau. Un danseur d'établissement", écrit-elle) Elle le regarde avec les yeux de Lady Gaga dévorant Mireille Mathieu... Au cours des années suivantes, elle continue à s'intéresser à la carrière de Louis. Ce n'est qu'en novembre 1928 qu'elle trouve enfin le courage de le rencontrer.

"Vivre est trop douloureux"… Quand elle arrive à la Coupole, Aragon est au bar, plongé dans une conversation animée avec Jamesben et des amis. Elle s'approche, timide. Quarante ans plus tard, Louis se rappelle cette jeune femme menue, portant une fourrure "brune et blonde, comme rayée, s'ouvrant sur une robe-chemisier noire. J'ai tout de suite regardé ses jambes." L'auteur du Con d'Irène se dit que celui d'Elsa mérite largement une visite. Alors il sort le grand jeu pour la séduire. Mais il n'a pas trop à se fatiguer, car elle ne demande que ça! Ils se dévorent des yeux. Ils oublient leurs voisins. Ils parlent, n'arrêtent pas de parler. Et dire qu'une heure plus tôt ces deux êtres mâchonnaient tristement leur vie. Aragon se remet d'une tentative de suicide à Venise après avoir été trompé par la richissime poétesse anglaise Nancy Cunard avec un pianiste noir, un comte italien et un serveur anonyme. Quant à Elsa, déprimée par sa vie d'exilée, elle enchaîne machinalement les amants. La veille de sa rencontre avec Aragon, elle note dans son journal intime: "Je pense que je dois acheter du Véronal... Vivre est trop douloureux. C'est comme de marcher sur du verre pilé." Loana approuve vivement.

Une nuit d'amour à l'hôtel Istria suffit à les guérir de leur mal de vivre. "Du jour au lendemain nous nous sommes retrouvés heureux comme deux chiens dans le même panier", écrit-elle. Mais cela ne dure pas. Après quelques semaines d'amour fou et de plaisirs débridés, Aragon commence à se lasser de la jeune femme. Il confie à des amis qu'il adore faire l'amour à Elsa, mais que sa conversation l'ennuie. Aussi renoue-t-il avec une ex, Léna Amsel, se mettant à éviter la pauvre Elsa. Mais que pèse un poète face à une femme amoureuse, russe de surcroît? Pas grand-chose. La bagarreuse Elsa n'hésite pas à demander à Léna de lui rendre Aragon. Elle sait se montrer si convaincante qu'elle récupère son bien et s'impose chez lui, d'abord au 54, rue du Château, puis au 5, rue Campagne-Première.

"Je n'ose même plus penser quand il est près de moi"… À partir de 1929, la romancière russe ne lâche plus son poète français, l'accompagnant même aux réunions biquotidiennes du groupe surréaliste, si bien qu'André Breton la soupçonne d'espionnage au profit de Moscou. À la date du 8 avril, Elsa note dans son journal: "Je n'ose même plus penser quand il est près de moi, de crainte qu'il ne devine ce que je pense. Bref, il m'empêche de penser. Et quelle que soit la façon, la force dont il m'aime, ce n'est pas assez, ce n'est pas comme je voudrais... Je suis une ordure, un être solitaire."

Quant à Aragon, il ignore tout de ces affres. Il poursuit ses escapades amoureuses, notamment avec l'extravagante Nancy Cunard qui revient l'aguicher. Mais plus Aragon la fuit, plus Elsa lui court après. Pour se l'attacher définitivement, elle a une idée de génie, celle de lui proposer de découvrir cette Russie des Soviets qui le fascine tant. Pour réunir l'argent des billets, elle confectionne des colliers exotiques qu'elle vend aux grands couturiers de l'époque. Enfin, en septembre 1930, ils embarquent tous les deux pour Moscou. Ils y retournent en 1932. La grande immersion dans le Parti communiste soudera définitivement leur couple, jusqu'à la mort d'Elsa, en 1970.

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© Le Point - Publié le 07/11/2012 à 00:00 - Modifié le 07/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du sept  novembre c’est ici
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/07/28378160.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, fidèle à sa réputation, peut-être chien fidèle, mais... avec plusieurs maîtresses connues ou inconnues, régulières ou de passage.

 

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Ben pour la zique de ce vendredi, on va continuer à se faire plaisir en écoutant Mark Knopfler et son groupe, c’est un tout autre genre, plus calme mais plaisant, … Allez les amis, je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=X5hGElxySFw

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Chaque fois que je sors un roman, je dois passer par le comité de censure. C'est pour ça qu'il n'y a jamais de sexe ni de sang dans mes bouquins.
Mais pour le prochain, j'ai rusé !
J'ai soudoyé le comité. Dessous de table par-ci, bakchich par-là...
Avec une monnaie imprimée directement dans ma cave.
Gagnant sur tous les points!
Moralité?
À censeurs, pourliche à faux!

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Un Colonel sur la fin de sa carrière, reçoit une nouvelle secrétaire toute jeune et pimpante.
Un beau matin comme il lui dicte le courrier, la mignonne s'aperçoit que l’officier supérieur a sa braguette ouverte.
Elle rougit, ne sachant comment l'informer de sa tenue négligée puis, soudain, elle a une idée.
- Colonel, dit-elle, la porte de la guérite est ouverte...
Plongé dans la concentration requise par l'importance du courrier auquel il doit répondre, Le Colonel entend la belle enfant, mais ne saisit pas la portée de sa remarque.
Cependant, en fin de matinée, son regard tombe sur le corps du délit (! !) et, tout à coup, la lumière se fait !
Tout gaillard, souriant de sa relative infortune, il appelle sa jeune secrétaire sur l'interphone et lui dit, finaud :
- Mademoiselle, ce matin, quand vous avez mentionné cette guérite dont la porte était ouverte, n’auriez-vous pas également remarqué une sentinelle au garde-à-vous?
- Non colonel, rétorque la belle enfant. Tout ce que j'ai vu, c'est un ancien combattant assis sur deux vieux sacs à paquetage.

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Un belge rentre du travail plus tôt que d'habitude. Il trouve sa femme au lit avec un autre homme. Il fonce chercher un revolver dans un tiroir de son bureau, retourne à la chambre, fait face aux deux amants restés dans le lit et leur lance en pointant l'arme sur sa tempe:
- Je vais arrêter votre petit jeu une fois pour toutes. Le couple dans le lit se met à rire alors de façon incontrôlée (c'est certainement les nerfs) Alors le mari trompé, furieux leur hurle:
- Je ne sais pas ce que vous trouvez de drôle à ça: Après, c'est votre tour!

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À New York Moïse Cohen va voir le rabbin du quartier:
- Rabbi, je voudrais faire circoncire mon chien.
- Je suis désolé, Moïse, mais je ne peux pas circoncire un chien.
- Je suis prêt à faire un don de 10.000 dollars.
- Désolé, Moïse, mais même pour 10.000 dollars, je ne peux pas circoncire ton chien.
- Allez rabbi, j'offre 100.000 dollars et vous faites la circoncision à mon doberman...
- Ah ça change tout s'il s'agit de Doberman...

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Un prince charmant a été victime de la vindicte d'une méchante fée qui l'a transformé en grenouille. Quelques années plus tard, il rencontre la fée qui lui dit:
- Je peux t'annoncer que, dans quelques jours, tu vas faire la connaissance d'une charmante jeune fille qui voudra tout savoir de toi.
- Et vous pensez qu'en m'embrassant sur la bouche elle me redonnera ma forme initiale?
- Ça, je ne peux pas te l'affirmer. Elle est étudiante dans une faculté des sciences et elle veut se spécialiser dans l'étude des batraciens.

superman

- Docteur, dit un homme d'une quarantaine d'années, je voudrais me faire faire une vasectomie
- Attention, l'avertit le médecin. C'est là une décision fort importante qui n'engage que vous. Il faudrait d'abord en parler avec votre femme.
- Nous en avons parlé et elle est d'accord.
- Il faudrait en parler également à vos enfants, si vous en avez.
- Là-dessus, pas de problème non plus. Ils ont même procédé à un vote pour savoir si je devais ou non procéder à cette opération.
- Et alors?
- Ils m'approuvent, par 19 voix contre 3.

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C'est vendredi... le réveille-matin est content d'être mis hors service pour deux ou trois jours, c'est qu'il a aussi besoin de repos le diable... le travailleur est content de ce dernier jour de labeur et, pour les projets du week-end, avec la météo et les températures basses, ce sera déjà la grasse matinée pour les une, pour certains le râtissage et le ramassage des feuilles mortes et pour d'autres, visites de certaines expositions, surtout que pour nos amis français, lundi sera férié... alors aujourd'hui tout le monde est motivé... Courage, encore demain à se lever de bonne heure... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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06 novembre 2014

Éphéméride du six novembre

 

«À la Sainte-Bertille, on vous embastille pour des broutilles.»

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«Ardeur à la Saint-Rodolphe, fureur à la Saint-Adolphe!»

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est jeudi, et la semaine a basculé... Fait pas chaud ce matin, il pleut moins mais attention aux routes mouillées avec des feuilles mortes et il faudra bien s'habiller pour sortir aujourd'hui; enfin le froid ça réveille et ça stimule pour les deux derniers jours de travail de la semaine...

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Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 2° et de faibles pluies dans la nuit, ce sera pour ce jour: nuageux en début de journée avec quelques averses résiduelles en matinée, puis passage à un temps sec et en partie ensoleillé l'après-midi. Dans les Alpes, ciel bien chargé avec encore des précipitations, puis passage à un temps sec dans le courant de l'après-midi avec des éclaircies. Limite des chutes de neige entre 900 et 1100 m. Température en plaine: minimum 3° à 5°, maximum 9° à 11°. Température à 2000 m: -4°. En haute montagne, vent faible à modéré du sud-ouest. Sur le Plateau, tendance à la bise...

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Pour l'Hexagone, une météo qui est perturbée en général, avec quelques améliorations... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS UN DÉPARTEMENT... Avec pour aujourd'hui: en matinée, le pays se situe entre deux perturbations: celle qui s'évacue en Méditerranée et une autre qui arrive sur la pointe bretonne. Entre les deux, le temps est calme avec de nombreux brouillards au lever du jour. Fraîcheur marquée au petit matin avec localement quelques petites gelées. Dans l’après-midi, la perturbation dans l'ouest ne progresse que très lentement avec quelques pluies entre la Bretagne et le Cotentin et un renforcement du vent de secteur sud à sud-ouest. Des éclaircies se développent ailleurs, sauf en Corse où des averses sont encore possibles. En soirée, la pluie s'invite dans le nord-ouest, de la Vendée aux côtes normandes. En Corse, les averses se maintiennent. Sinon, le temps est calme ailleurs avec des brouillards dans les vallées du centre-est notamment. Dans la nuit, pluie et vent forts concernent les régions de l'ouest alors que le ciel est plus dégagé dans la moitié est. Quelques averses persistent en Corse… 

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Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 27°; à l'île de la Réunion ce sera ensoleillé avec des températures de l'ordre de 29°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec quelques averses et des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 33° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux avec quelques averses en Guyane française avec des températures de l'ordre de 33°; Polynésie française ciel couvert, ciel couvert avec de larges éclaircies aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 10°...

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:17 et le coucher du Soleil se fera à 17:11 et le jour est plus court de 2 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Jeudi 06 novembre à 06h14 coefficient 98, à 18h37 coefficient 100
Vendredi 07 novembre à 06h58 coefficient 101, à 19h20 coefficient 101
Samedi 08 novembre à 07h38 coefficient 100, à 20h00 coefficient 98
Dimanche 09 novembre à 08h15 coefficient 95, à 20h37 coefficient 90

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Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1995: au matin, la température ne dépassait pas -10,1° à Elsenborn
En 1965: a Klein-Brogel, la température maximale sous abri se hissait jusqu'à 20,2°
En 1955 il faisait 20,8° à Virton
En 1933: à l'aube, on relevait une température minimale de -8,5° à Bastogne
En 1921: une violente tempête accompagnée d'orages et de grêles causait de gros dégâts en basse et moyenne Belgique

 

Les journées mondiales et internationales

Le six novembre est la Journée Internationale pour la préservation de l'environnement en temps de guerre
http://www.journee-mondiale.com/177/journee-internationale-pour-la-preservation-de-l-environnement-en-temps-de-guerre.htm

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«Oncles et tantes d’Amérique»: d’héritages légendaires et fabuleux en escroqueries notoires.
D’après «Le Petit Journal illustré», paru en 1937

Les héritages fabuleux d’«oncles et tantes d’Amérique» suscitèrent bien des convoitises et donnèrent lieu, non seulement aux légendes les plus improbables bientôt ruinées par de méticuleuses recherches, mais encore à des escroqueries notoires, telles l’histoire d’un certain Bonnet prétendument parti se faire nommer roi de Madagascar, ou celle de la «Grande Thérèse» dont s’amusa tout Paris à la fin du XIXe siècle

Une histoire d’héritage fantastique enfièvre depuis des mois maintes familles d’Alsace et d’Allemagne, rapporte en 1937 le journaliste Jean Lecoq du Petit Journal. Il s’agit de la succession d’une «tante d’Amérique», succession qui avoisinerait, dit-on, le demi-milliard, un tel chiffre expilquant les convoitises des candidats héritiers qui sont au nombre de plus de 10 000.

Dans la première moitié du XIXe siècle, un modeste habitant de Bitschwiller, en Alsace, du nom de Christophe Schaeffer, émigra en Amérique, s’y maria et eut une fille, Henriette, laquelle épousa un grand planteur de tabacs, Walter Garrett. Celui-ci mourut dans les dernières années du XIXe siècle. Sa veuve, Henriette Garrett, née Schaeffer, lui survécut jusqu’en 1930. Le 16 novembre de cette année-là, elle partait à son tour, à l’âge de 90 ans, pour un monde meilleur.

Mais elle laissait après elle une des plus belles fortunes d’Amérique, une fortune de 17 millions de dollars, acquise par son époux dans la culture des tabacs. Mme Garrett n’avait pas d’héritiers directs. Soucieuse de faire profiter de son argent les membres de sa famille paternelle qui pouvaient exister encore dans la région rhénane, elle laissa par testament une somme de plus d’un million qui devait être consacrée à des recherches minutieuses en vue de découvrir ces parents éloignés.

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Ces recherches commencèrent aussitôt. Pendant ce temps, la fortune d’Henriette Garrett produisait des intérêts évalués à 1500 dollars par jour; et en 1937, ce n’était plus 17 mais 20 millions de dollars qu’elle représentait. On conçoit que l’espoir d’un tel héritage ait éveillé les espérances de tous les Schaeffer d’Alsace et d’Allemagne. Or, ce nom est, là-bas, aussi commun que le sont, ailleurs, ceux de Durand ou de Dupont. Et cela n’était pas fait pour faciliter la besogne des enquêteurs.

Le chroniqueur du Petit Journal nous rapporte qu’existe à cette époque au ministère des Affaires étrangères un service spécial qui s’occupe des recherches relatives aux successions lointaines: il est facile d’imaginer, poursuit-il, si on a enregistré là des histoires d’héritages fabuleux, d’héritages qui demeurent en souffrance, et qui ne datent pas d’hier.
La plus ancienne de ces revendications est celle qui a pour objet la succession de Jean Thierry, lequel n’était pas, d’ailleurs, un oncle d’Amérique, mais un oncle de Venise. Ce Jean Thierry, fils d’un cordonnier de Château-Thierry, était allé, à la fin du XVIIe siècle, s’établir dans la cité de Saint-Arc. Il y mourut en 1700, laissant une énorme fortune placée à la célèbre banque vénitienne, la Zecca. Or, Jean Thierry avait, à Château-Thierry, deux neveux, ses héritiers directs, qui ne furent jamais avertis de la mort de leur oncle, et de la merveilleuse succession qu’ils pouvaient revendiquer. Celle-ci demeura dans les coffres de la Zecca, improductive.

Et il arriva que, quatre-vingt-dix-sept ans plus tard, Bonaparte vint à Venise avec ses soldats en haillons. L’armée manquait de tout: il fallait la vêtir, la nourrir. L’or déposé à la Zecca fut réquisitionné. Les millions de Jean Thierry revinrent ainsi, du moins, à la France. Mais il arriva qu’un jour, les descendants des deux neveux de Château-Thierry connurent l’histoire. C’était au nom du gouvernement français que Bonaparte avait mis la main sur la fortune de leur grand-oncle. Ils en réclamèrent à l’Etat la restitution, firent des procès, furent déboutés, recommencèrent, ne se lassèrent pas.

Au début du XXe siècle l’un d’entre eux introduisait encore, devant la première chambre du tribunal civil, une action contre l’Etat en revendication des millions de Jean Thierry. Cet héritage de Jean Thierry n’était pas purement légendaire. Il exista réellement: et des papiers de l’époque du Directoire, conservés aux Archives, en font la preuve.

Mais que dire de tant d’autres successions fantaisistes qui n’existèrent jamais que dans l’imagination de ceux qui en réclamaient la possession? Il y a, notamment, la succession d’un certain Jean-Etienne Martin, «originaire du Languedoc» (on ne dit point de quelle ville ni de quel village, et décédé à Buenos-Aires, on ne sait pas exactement en quelle année); la succession Martin qui, pendant des lustres, a enfiévré toutes les familles Martin, et Dieu sait s’il y en a, de la Lozère, du Gard, de l’Hérault, de l’Ardèche, de la Haute-Loire, des Landes, de la Haute-Garonne, etc. Hélas! Malgré les recherches opérées en Argentine par les soins de l’administration du Quai d’Orsay, on ne trouva nulle trace de ce Martin et de sa fortune.

Il y a aussi la succession de Jean-Antoine Mallet, qui serait décédé au Brésil en 1888, et dont l’administration n’a jamais pu découvrir l’acte de décès. On n’a même pu savoir en quelle cité brésilienne était mort ce millionnaire. Cela n’a pas empêché d’innombrables Mallet de réclamer les six cents millions que la légende attribuait à ce Crésus mystérieux.
Mais il y eut cet autre Malet - avec un seul «l», celui-ci - qui serait mort dans l’Etat de l’Ohio, laissant une fortune supérieure à 10 millions de dollars. Ce Malet était, disait-on, le fils du général Malet, le célèbre conspirateur. Les recherches opérées en Amérique démontrèrent que le personnage avait bien existé: mais, de la fortune qu’on lui attribuait, on ne trouva pas la moindre trace.

Et il y eut encore Picard, mort à Philadelphie en 1832; Dupont, mort à Saint-Louis; Tissier, de Marmande, qui serait décédé en 1884, à l’hôpital Bellevue de New-York; Poilras et Lafforgue, qui seraient morts à Chicago, l’un en 1887, l’autre en 1905; et Durand, mort en Argentine; et Guérin, décédé au Brésil; et Boyer, à Haïti; et Huc, au Chili; sans compter quelques nababs des Indes néerlandaises: Colmon, Dubois, Renard, qui avaient fait, à Batavia, d’immenses fortunes dans la culture de la canne à sucre.

Car tous ces oncles d’Amérique, d’Asie, d’Océanie possédaient d’incalculables richesses. La moindre de ces fortunes, revendiquées par tant d’héritiers, s’élevait à 25 millions. Certaines de ces revendications remontent au XIXe siècle. Le seul malheur était qu’en dépit des recherches consciencieuses et obstinées de l’administration, on ne put jamais retrouver, non seulement les héritages, mais même la plus petite trace de tous ces oncles opulents.

Ils étaient innombrables, pourtant, car nous n’avons nommé ici que quelques-uns; nous en avons passés, et des plus riches; et, notamment, l’un des plus fantastiques, l’oncle Bonnet. Le nommé François-Claude Bonnet était un oncle, non plus d’Amérique, mais de l’Inde. A en croire ses héritiers, ledit Bonnet, après avoir vécu longtemps à Calcutta, où il aurait acquis une fortune de 75 millions, serait parti se faire nommer roi de Madagascar. Il serait mort dans la Grande Ile vers 1830.

Pendant des années, cette fable ridicule enflamme l’imagination de tous les Bonnet de France et de Navarre - et il y en a presque autant que de Schaeffer dans les régions rhénanes. Sur la demande de tous ces Bonnet, l’administration se livra à toutes les recherches possibles à Madagascar, à l’île Bourbon, dans l’Inde et même en Angleterre: elle ne trouva absolument rien; et elle constata le fait dans une note publiée au «Moniteur officiel» le 19 mars 1834. Cette note aurait dû mettre fin à toutes les espérances et à toutes les convoitises des héritiers Bonnet: il n’en fut rien. La légende subsista, prenant même une force nouvelle.
Et l’histoire Bonnet suscita même, en fin de compte, la plus jolie escroquerie. En 1887, un Comité se forma, à Paris, et mit l’affaire Bonnet en actions. Tout le monde - Bonnet ou non - pouvait souscrire. Dès la rentrée de la succession on assurait aux souscripteurs vingt fois la valeur du capital versé. Les fonds affluèrent. Après quoi, le Comité disparut, et l’argent des victimes avec lui.

Car ce sont là, trop fréquemment, explique notre chroniqueur, la conséquence et l’aboutissement de toutes ces histoires d’héritages fabuleux. Tant qu’elles se contentent de bercer des espérances et de décevoir des convoitises, elles ne font pas grand mal; mais trop souvent, elles favorisent l’escroquerie. Et ce ne sont pas toujours les héritiers - ou pseudo-héritiers - qui sont les seules victimes de ces dangereuses illusions.
Il faut rappeler à ce propos une affaire qu’on dénomma justement «la plus dangereuse escroquerie du siècle» et dont le retentissement ne fut peut-être jamais égale: l’affaire Humbert. Il s’agissait d’une somme de 40 millions qu’un Anglais, nommé Henry Crawford, mort à Toulouse en 1883, aurait léguée à Mme Marie-Thérèse Daurignac, épouse de Frédéric Humbert (né en 1857), député de Seine-et-Marne et fils de Gustave Humbert (né en 1822), ancien garde des Sceaux, premier président de la Cour des Comptes.
Marie-Thérèse Humbert allait donc entrer en possession de ce magnifique héritage, quand surgirent deux neveux du testateur, Robert et Henry Crawford, lesquels prétendaient détenir un autre testament de leur oncle aux termes duquel la fortune était léguée, non plus à Mme Humbert, mais à eux, Crawford frères, et à Mlle Maria Daurignac, sœur de Mme Humbert, à charge de servir à cette dernière une rente de 360 000 francs.
Or, à cette époque, Mlle Daurignac était mineure. En attendant que sa majorité rendît une transaction possible, M. et Mme Humbert étaient nommés séquestres de la fortune. On imagine ce qu’une pareille histoire pouvait entraîner de complications et favoriser d’escroqueries. Il y eut des procès; les tribunaux rendirent des arrêts qui donnaient une existence légale à ces Crawford que personne n’avait jamais vus, pour la bonne raison qu’ils n’existaient pas plus que l’oncle opulent dont ils étaient les héritiers.

C’était Thérèse Humbert qui avait imaginé, monté et machiné toute l’affaire. Les Humbert menaient grande vie. Tout leur monde leur faisait crédit sur l’héritage. Les personnages les plus en vue fréquentaient leurs salons. Mais tant va la cruche à l’eau... Il suffit d’une seule plainte pour faire crouler l’échafaudage de mensonges dressé patiemment par la «Grande Thérèse». Il fallut ouvrir le fameux coffre-fort dans lequel celle-ci affirmait que les millions étaient enfermés. Il était vide.

Jamais Paris ne s’amusa tant. Il faudrait un volume pour énumérer les chansons, les images, les cartes postales, les bibelots de toutes sortes commémorant les principaux épisodes de l’affaire. L’ouverture du coffre-fort, surtout, suscita la verve des chansonniers. On y trouva, disaient-ils, un grand écrin...
Et dans ce grand écrin,
Un autr’ petit écrin,
Et dans ce p’tit écrin,
Peau d’balle et balai d’crin!
Et par là-dessus, la foule, à tous les carrefours, reprenait le refrain dans un éclat de rire:
Ah! les poires!...
Les bonnes poires!...

Au jour de l’An, les camelots vendirent sur les trottoirs «le coffre-fort et le lapin»; au jour des Rois, les pâtissiers glissèrent dans leurs galettes une opulente Thérèse en porcelaine. On vendit «le Billet de banque Craquefort», le «Jeu des Oies de la mère Humbert», le «Dernier soupir de Thérèse». Celle-ci fut mise en prison. «Je suis une grande victime», dit-elle. Et le plus curieux de l’histoire, c’est qu’elle le croyait.

Ces escroqueries chez lesquelles la folie de la richesse et des grandeurs est favorisée par un manque absolu de scrupules, bâtissent leur fable si laborieusement, vivent leur rêve si intensément, qu’elles finissent par en faire une réalité. Leur imagination a créé autour d’elles un monde fabuleux qui, peu à peu, leur apparaît vivant, agissant, réel. Ce fut le cas de la «Grande Thérèse»: le rêve, à force d’occuper son esprit, était devenu réalité. 

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Anneau d’invisibilité: recette issue du grimoire Le Petit Albert.
D’après «Le solide trésor des merveilleux secrets de la magie naturelle et cabalistique», paru en 1704
 

Les travaux relatifs à la mise au point d’une cape d’invisibilité temporelle présentés en janvier 2012 dans la revue britannique Nature, ne sont pas sans évoquer un lointain grimoire, Le Petit Albert, rédigé en latin et inspiré par les écrits du théologien Albert le Grand né en 1193. Une édition de 1704 nous donne le procédé de fabrication d’un anneau permettant à qui le porte de se rendre invisible, ainsi que l’antidote à qui voudra ne point être trompé par l’anneau qui nous occupe 

Versé dans la théologie, les sciences et la philosophie, professeur d’université, en particulier à la Sorbonne, Albert le Grand, canonisé par le pape Pie XI en 1931 et proclamé la même année docteur de l’Église, s’intéressa à l’alchimie et à la magie. Le titre latin original du Petit Albert – imprimé pour la première fois en France en 1668 mais dont nous ignorons l’identité de l’auteur, il connut un succès considérable, des traductions étant diffusées par colportage – était Alberti Parvi Lucii libellus de mirabilibus Naturae arcanis, l’ouvrage contenant une multitude de recettes et procédés chargés de mystères.

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Albrecht von Bollstädt, connu sous le nom d’Albert le Grand (1193-1280)

Une édition de 1704 intitulée Le solide trésor des merveilleux secrets de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert, nous livre la façon de confectionner un anneau d’invisibilité, au chapitre Pour se rendre invisible par le moyen d’un anneau:

On rapporte du fameux Gigez, qu’il parvint au trône de la Lydie par le moyen d’un anneau magique qui le rendant invisible lui donna la facilité de commettre adultère avec la reine et de tuer le roi. Les sages Cabalistes nous ont laissé la méthode de fabriquer des anneaux qui aient pareillement la vertu de l’invisibilité.

Il faut entreprendre cette opération importante un jour de mercredi de printemps sous les auspices de Mercure, lorsque l’on connaîtra que cette planète fera en conjonction avec une des autres planètes favorables, comme la Lune, Jupiter, Vénus ou le Soleil, et ayant de bon Mercure fixé et bien purifié on en formera une grosse bague qui puisse entrer facilement dans le doit du milieu de la main; on y enchâssera dans le chaton une petite pierre que l’on trouve dans le nid de la huppe et on gravera autour de la bague les paroles suivantes:
Jésus passant
Par le milieu d’eux
S’en allait
Puis ayant posé cette bague sur une petite plaque de Mercure fixe, laquelle sera faite en orme de petite palette, on fera le Parfum de Mercure comme il est marqué ci-devant [voir note en fin de texte] et on exposera trois fois de suite la bague sur la plaque dans la fumée du parfum et l’ayant enveloppé dans un morceau de taffetas de la couleur convenable à la planète on le portera dans le nid de la huppe d’où on a tiré la pierre et on la laissera durant neuf jours et quand on la tirera on fera encore le parfum comme la première fois.
Puis on la gardera précieusement dans une petite boîte faite avec du Mercure fixe pour s’en servir dans les occasions. La manière de s’en servir n’est autre que de mettre cette bague à son doigt en tournant la pierre en dehors de la main et elle a la vertu de tellement fasciner les yeux des assistants que l’on est en leur présence sans être vu. Et quand on veut être vu, il faut tourner la pierre en dedans de la main et fermer la main en forme de poing.

Porphirius et Jamblic, Pierre d’Abano et son Maître Agripa soutiennent qu’un anneau fabriqué en la manière dont on voit ici la figure représentée, a la même vertu et propriété. Il faut prendre des poils qui sont au-dessus de la tête de la furieuse hyène, on en fait de petites tresses avec lesquelles on fabrique l’anneau comme on le voit ici, et on le porte pareillement dans le nid de la huppe durant neuf jours et l’on fait les parfums comme il a été dit précédemment sous les auspices de Mercure, on s’en sert de même que de celui fait avec du Mercure, excepté que l’on l’ôte absolument du doigt quand on ne veut pas être invisible.
Venait à la suite de ce mode opératoire pour confectionner l’anneau d’invisibilité, un chapitre intitulé: Pour n’être point trompé et fasciné par l’anneau d’invisibilité.

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Un anneau d’invisibilité

Comme il n’y a point de poison dans la nature qui n’ait son antidote, la sage providence du créateur ayant fait toutes choses avec poids et mesure, ne permet point de prestige qu’il n’ait son remède. Si l’on veut donc se précautionner contre l’effet de l’anneau cabalistique de Mercure on aura une bague composée en la manière suivante.

On formera un anneau avec du plomb affiné et bien purgé en la façon que l’on a expliquée à l’endroit ci-devant où l’on a parlé des talismans des nombres mystérieux des planètes, et dans le chaton de cette bague de plomb on enchâssera un œil de jeune belette qui n’aura porté des petits qu’une fois et fur le contour de la bague on gravera les paroles suivantes: Aparuit Dominus Simoni.

La fabrique de cette bague se fera un jour de samedi, lorsque l’on connaîtra que Saturne sera en opposition avec Mercure; on fera trois fois le Parfum du Samedi [voir note en fin de texte], on enveloppera la bague dans un morceau de linceul mortuaire et on l’enterrera dans un cimetière où on la laissera durant neuf jours, puis l’ayant retiré on fera trois fois le Parfum de Saturne et l’on s’en servira.

Ceux qui ont inventé cet anneau, ont raisonné sur les principes de l’antipathie qui se trouve entre les matières qui composent ces deux anneaux qui ont des effets si opposés; en effet il n’y a rien de plus antipathique à la hyène que la belette. Et Saturne est presque toujours rétrogradé à Mercure, ou quand ils se rencontrent dans le domicile de quelques-uns des signes du Zodiaque, c’est toujours un aspect funeste et de mauvais augure.

Notes: Parfums du Mercredi et du Samedi pour l’anneau d’invisibilité et son antidote Parfum du Mercredi sous les auspices de Mercure: ce parfum doit être composé de graine de frêne, de bois d’aloès, de bon storax [styrax officinalis], de benzoe [styrax benzoin], de poudre d’azure [pierre d’Arménie, également appelée pierre d’azur femelle ou encore azur occidental], de bouts de plumes de paon. Vous pulvériserez et incorporerez ces drogues avec du sang d’hirondelles et un peu de cervelle de cerf, vous en ferez une pâte, et de cette pâte vous en formerez de petits grains, pour vous en servir trois à trois dans les occasions quand ils seront secs.

Parfum du Samedi sous les auspices de Saturne: ce parfum doit être composé de graine de pavot noir; de graine de jussiane, de racine de mandragore, de poudre d’aimant et de bonne myrrhe. Vous pulvériserez bien toutes ces drogues, et les incorporerez ensemble avec du sang de chauve-souris et de la cervelle de chat noir, vous en ferez une pâte et de cette pâte vous formerez de petits grains pour vous en servir trois à trois dans les occasions quand ils seront bien secs.

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6 novembre 1351 : institution de l’ordre de l’Etoile

Le premier ordre royal de chevalerie qu’il y ait eu en France, est celui des chevaliers de Notre-Dame de la noble maison ; le roi Jean l’institua le 6 novembre 1351 : celte noble maison était son palais de Saint-Ouen, ou Clichy, entre Paris et Saint-Denis. Les chevaliers devaient s’y rendre et s’y assembler chaque année, le 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge. On les appelait aussi les chevaliers de l’Etoile, parce qu’ils portaient une étoile sur leur chaperon et sur leur manteau ; il y avait au centre de l’étoile un petit soleil d’or sur un fond azur : chaque chevalier portait au doigt un anneau, autour duquel son nom et son surnom étaient écrits. Ils avaient pour habillement de cérémonie un grand manteau rouge, doublé de menu-vair ; sous ce manteau, une soutane ou tunique blanche, qui descendait jusqu’aux pieds : leurs souliers étaient d’étoile d’or.

Les principaux statuts portaient que le roi Jean, comme inventeur et fondateur dudit ordre, en serait le chef, ainsi qu’à l’avenir les rois ses successeurs ; qu’aucun des chevaliers n’entreprendrait un voyage lointain sans le dire au chef ; que chaque chevalier jurerait qu’autant qu’il serait en son pouvoir, il aiderait le chef de ses conseils, ainsi que d’armes et autres moyens ; que celui qui serait d’un autre ordre le quitterait pour entrer dans celui-ci, et que s’il ne pouvait bonnement le quitter, celui-ci serait toujours le premier.

De nombreuses discussions se sont élevées sur le rapide avilissement de cet ordre, que Charles VII donna, en 1445, au capitaine du guet, en ordonnant qu’à l’avenir ses archers portassent une étoile sur leur casaque. Ce qui paraît certain, c’est qu’en étendant, par un de ses statuts, le nombre des chevaliers de l’Etoile jusqu’à cinq cents, le roi Jean détruisit lui-même l’éclat qu’il voulait donner à son institution : aussi ne voit-on pas que Du Guesclin, Clisson, Tanneguy du Châtel en aient été décorés ; probablement ils ne s’étaient pas souciés de l’être.

La devise de l’ordre était une étoile avec ces mots : Monstrant regibus astra viam, par allusion à l’étoile qui conduisit les rois mages à Bethléem.

 

6 novembre 1664: Première guerre d'Algérie: la "Lune" fait naufrage avec 800 hommes à bord. La conquête de la côte de Barbarie par Louis XIV tourne à la débâcle. Les marins et soldats du navire se noient devant Toulon.

La rage au cœur, François de Livenne, commandeur de Verdille, ordonne à son équipage de lever l'ancre. Impossible pour lui de désobéir au gouvernement de Provence lui ordonnant de faire quitter le port de Toulon à la Lune pour les îles d'Hyères. Or, le trois-mâts est incapable de naviguer un mille supplémentaire. Il fait eau de toutes parts. Depuis plusieurs jours, les matelots se relaient aux pompes avec l'ardeur des conseillers en communication de l'Élysée voulant éviter un naufrage... Ce qui met le commandant du navire le plus en rage, c'est que le charpentier de marine délégué la veille par les autorités locales a osé prétendre que la Lune était encore capable de faire le tour du monde. Pour autant, il n'a pas le choix, Verdille ordonne d'appareiller. Advienne que pourra. Le 6 novembre 1664, la Lune entreprend son dernier voyage avec 350 marins et 450 soldats à bord, alors que la tempête s'est levée. Vincent Riou a déjà fait naufrage la veille...

À bord de la Lune, le général de la Guillotière, qui commande la troupe, ne comprend pas les inquiétudes de Verdille. Il lui rappelle ce loser de Fillon... Le navire ne vient-il pas de traverser la Méditerranée? Pourquoi ne pourrait-il pas franchir quelques milles de plus? "Allons, allons, capitaine, nous irons bien jusque-là!" Celui-ci hausse les épaules. De quoi se mêle-t-il, ce terrien? D'un oeil désespéré, Verdille regarde les centaines de soldats entassés dans tous les recoins du navire. Heureusement, la veille, 400 hommes ont été transférés sur un autre vaisseau.

Le navire s'enfonce "comme du marbre"… La Lune affronte les vagues mauvaises avec difficulté. La vieille carcasse tremble de partout, la voie d'eau combattue par l'équipage s'agrandit. Manuel Valls a beau se démener, rien n'y fait... Avant même de passer Giens, la catastrophe tant redoutée par Verdille survient. Avec un énorme craquement, la Lune se fend en deux et coule en quelques minutes. Dans une lettre envoyée à Colbert quelques jours plus tard, Beaufort, un des commandants de l'expédition, précise qu'elle s'enfonce "comme du marbre". Le capitaine veut faire tirer un coup de canon pour ordonner aux marins et aux soldats d'évacuer le navire, mais les eaux engloutissent déjà le bâtiment de guerre. Seule une vingtaine de matelots présents sur le pont ont le temps de grimper dans un canot de sauvetage. Sitôt à bord, ils s'empressent de repousser à coups d'avirons et de piques les quelques autres naufragés qui veulent encore se hisser sous risque de faire couler le frêle esquif. Le seul autre navire présent sur place, le Saint-Antoine, ne parvient à récupérer qu'une poignée de survivants à moitié morts.

Malgré ses quatre-vingts ans, le capitaine Verdille réussit à rejoindre le rivage, agrippé à une planche. C'est l'un des rares hommes à savoir nager. Il y aurait seulement vingt-quatre survivants. Tous les autres coulent avec le navire. Tous les soldats du régiment Picardie disparaissent dans l'onde. Au total, huit cents noyés! Le général de la Guillotière, qui se moquait, fait partie des victimes. Mais il meurt avec dignité. Tandis que la Lune s'enfonce dans les flots, il conserve son calme, entoure sa tête de son manteau. Il n'essaie même pas de sauter à l'eau, se sachant condamné, faute de savoir nager. On rapporte que ses derniers mots auraient été: "Si la vie des hommes pouvait durer plusieurs siècles, il y faudrait avoir regret, mais qu'étant si courte, il importait peu de la perdre vingt ans plus tôt ou plus tard, par le feu ou par l'eau."

Qui combattre?… Le naufrage de la Lune est le dernier épisode d'une déroute militaire de Louis XIV si ignominieuse qu'elle a été tenue longtemps secrète. De nombreux historiens ont ignoré cette première tentative de conquête de l'Algérie par la France. Quand Mazarin meurt en 1661, le jeune roi n'a que 22 ans. Enfin libre de gouverner! Comme François Hollande après son élection, il frétille de bonne volonté. Encouragé par Colbert, il rêve d'un coup d'éclat militaire. À qui foutre la pâtée? Pas aux Espagnols, avec qui il vient de signer le traité des Pyrénées, pas avec l'Angleterre, son alliée. Faute de mieux, il menace le pape d'une fessée, mais celui-ci se couche au premier avertissement. Alors, qui combattre?

C'est le chevalier Paul, grand marin, qui lui refile la mauvaise idée: éliminer les corsaires barbaresques qui terrorisent la Méditerranée. Immensément célèbre, ce héros de la marine royale fascine le roi avec ses récits de batailles homériques. A priori, le conseil est louable, car les corsaires d'Afrique du Nord pillent sans relâche les navires de commerce et n'hésitent pas à effectuer des raids à terre pour collecter des esclaves. La perspective de karchériser la Méditerranée emballe totalement le souverain, surtout que Manuel Valls l'y encourage vivement. Sans compter Enrico qui ne cesse de lui susurrer à l'oreille: "Qu'elles sont jolies, les filles de mon pays!" La décision est donc prise de déclarer la guerre aux pirates barbaresques. Mais pas question de les combattre en mer où ils sont invincibles. Le Roi-Soleil donne son feu vert à une opération Overlod en Afrique du Nord.

Parfait exemple d'incompétence… Le gros problème, c'est qu'à cette époque la flotte française est constituée de vieux rafiots comme la Lune et le Soleil, à peine capables de naviguer. Les galères de guerre ne valent pas mieux. Quant aux seules frégates encore en bon état, Balladur les a fait livrer à Taïwan. Mais, surtout, le pays manque cruellement d'officiers de marine de qualité. En dehors du chevalier Paul et d'un ou deux autres marins, la marine est entre les mains d'aristocrates incompétents. À commencer par le grand amiral de France, le duc de Beaufort, petit-fils d'Henri IV et cousin du roi. La construction navale est donc relancée, et plusieurs missions navales de reconnaissance vont renifler les places fortes de l'ennemi. Finalement, la décision de débarquer sur la côte de Barbarie est prise en 1664 par Colbert. La cible choisie est Djidjelli, un port fortifié situé à mi-chemin entre Alger et Tunis. L'expédition est un parfait exemple d'incompétence.

Le 2 juillet 1664, la flotte quitte Toulon pour les îles Baléares où elle récupère des galères de l'ordre de Malte. Finalement, ce sont 63 bâtiments et 9 000 marins et soldats placés sous le double commandement du comte de Gadagne et du duc de Beaufort qui débarquent à Djidjelli le 22 juillet. La partie de plaisir annoncée devient un cauchemar. La ville est prise, mais les troupes françaises y sont bloquées par une résistance plus forte que prévu. D'autant que les chefs du corps expéditionnaire se détestent. Bientôt, Beaufort abandonne les hommes à terre pour mener la flotte face à Alger. Bref, après le débarquement, la décision est prise de rembarquer les hommes à bord de quatre navires envoyés en renfort: le Dauphin, le Soleil, le Notre-Dame et la Lune. Plusieurs centaines d'hommes meurent dans la pagaille de l'embarquement. Ce qui devait être l'immense victoire saluant l'avènement d'un jeune souverain tourne à la défaite humiliante.

En quarantaine à Porquerolles… Le 5 novembre, les quatre vaisseaux pleins à craquer parviennent à rallier Toulon malgré leur état. À bord de la Lune, une centaine d'hommes se relaient aux pompes. En voyant débarquer le corps expéditionnaire, Louis Testard de La Guette, intendant de la marine du Levant, est pris de court. Jamais il n'aurait imaginé une défaite. La dernière livraison de la Gazette de France se gargarisait encore des succès français. Que faire des quatre navires bourrés d'hommes qui s'empresseront, une fois descendus à terre, de répandre la nouvelle de la défaite?

La Guette prend prétexte de la peste sévissant en Provence pour renvoyer les quatre bâtiments en quarantaine à Porquerolles. Ce qui est bien entendu absurde, puisque la peste est déjà à Toulon, et pas en Barbarie. Mais il n'a pas trouvé d'autre excuse pour neutraliser les marins et les soldats tant qu'il ne recevra pas d'autres ordres du roi. Voilà pourquoi il intime à la Lune d'appareiller malgré son triste état. Au moins, les huit cents hommes à son bord ne parleront plus. Quant au reste des soldats et des marins placés en quarantaine sur l'île de Porquerolles, une grande partie mourra d'épuisement, de maladie, de faim et de soif. C'est ainsi que Louis XIV parviendra à étouffer la nouvelle de la défaite et conservera son honneur.

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Représentation des navires français en route vers la Barbarie. © DR
© Le Point - Publié le 06/11/2012 à 00:00 - Modifié le 06/11/2014 à 00:00

 

 

6 novembre 1793: supplice du duc d’Orléans

Il y avait six mois que le duc d’Orléans languissait dans les prisons de Marseille. Le 6 avril précédent, à la suite de plusieurs dépêches des commissaires de la Convention près l’armée du Nord, qui annonçaient la défection et l’émigration de Dumourier, avec le fils du duc d’Orléans, la Convention avait rendu le décret suivant: «La Convention nationale décrète que tous les membres de la famille des Bourbons seront mis en état d’arrestation, pour servir d’otages à la république; charge son Comité de Sûreté générale de déterminer le lieu où ils seront détenus.» Par suite de ce décret, le duc d’Orléans fut transféré à Marseille, mis en jugement, et acquitté par le tribunal criminel des Bouches-du-Rhône ; mais il ne fut point élargi, parce qu’un arrêté du Comité de Salut public le défendait, quoi qu’il plût aux juges de prononcer.

Le duc était en prison lorsque Amar, au nom du Comité de Sûreté générale, donna lecture de l’acte d’accusation porté contre Brissot, Vergniaud et autres, et sur lequel se trouvait le nom d’Orléans. Il fut amené des prisons de Marseille dans celles de la Conciergerie du Palais à Paris, où il resta quelques jours. Le concierge de cette maison lui dressa dans sa dernière chambre un très bon lit; il n’avait aucun souci, il buvait, mangeait, se divertissait, dormait profondément, et ne parlait jamais d’affaires publiques.

On s’était attendu que son arrivée dans la capitale, serait le signal de quelques-unes de ces catastrophes qui ont changé si souvent la face de la Révolution ; mais les temps n’étaient plus les mêmes, ses nombreux amis s’étaient dispersés depuis qu’il ne les payait plus. Robespierre avait rompu toutes les mesures de la faction orléaniste, en faisant mettre sous les mains de la nation les biens de la maison d’Orléans.

Arrivé à Paris le 3 novembre, il parut le 6 devant ses juges. Avant de monter au tribunal, il lui était arrivé un panier de vin de Champagne; en le recevant, il dit au concierge: «Voici le meilleur vin qu’il soit possible de boire. Vous me ferez le plaisir de le goûter.» Le concierge se défendait. «Point de cérémonie, je vous prie ; goûtez ce vin.» Le concierge en but deux verres: le duc d’Orléans en but presque d’un trait une bouteille entière ; ce fut son dernier repas. Il trouva au tribunal le député Costard, dont on n’avait pu se saisir assez à temps pour le réunir à ceux qui avaient été exécutés le 31 octobre.

Il fut défendu avec chaleur par Charles Voidel, qui le justifia pleinement sur son fédéralisme et sur ses prétendues liaisons avec les chefs du parti de la Gironde, qui avaient toujours été ses ennemis les plus déclarés. L’accusé ne se plaignit ni de ses amis ni de ses ennemis. Il refusa même de répondre à la plupart des interpellations qui lui étaient faites. Quand on lui annonça qu’il était condamné, mais qu’il dépendait de lui que l’exécution fût différée jusqu’au lendemain, il refusa ce délai, et demanda qu’on le conduisît sur-le-champ à l’échafaud.

Ceux qui furent témoins de sa mort, assurent qu’aucune altération ne parut sur son visage. Sans doute qu’ayant calculé depuis longtemps que le rôle qu’il jouait dans la Révolution devait le conduire sur le trône ou sur l’échafaud, il regardait sa situation comme un coup de la fortune auquel il devait s’attendre. Quant à la multitude qui courait alors avec empressement aux exécutions qui se succédaient tous les jours, malgré le jacobinisme qui agitait sa masse, on remarquait la joie universelle que causait la mort d’un homme regardé comme le premier auteur des calamités publiques.

 

 

Pour l’éphéméride du six novembre c’est ici
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/06/28370730.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, en bon chien de chasse pense attirer les canards pour les canarder... mais pas si bête les volatiles, il y en a pas mal qui ont déjà émigré vers le sud...

 

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Ben pour la zique de ce jeudi, on va continuer à se faire plaisir en écoutant le groupe Whitesnake en concert à Donington… du rythme qui va du déjanté au très lent… Allez les amis, je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=qFZpR0o2z-M

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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Lu dans un journal américain:
- Voulez-vous connaître l'avenir de votre fils? Enfermez-le dans une chambe avec une pomme, une bible, et un dollar. S'il prend la bible, il deviendra pasteur. S'il croque la pomme, il sera cultivateur. S'il choisit le dollar, il sera homme d'affaires ou banquier. Mais si, en regardant par le trou de la serrure, vous voyez l'enfant assis sur la bible, croquant la pomme et tenant le dollar en main, vous pouvez être certain qu'il fera plus tard une belle carrière dans la diplomatie.

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C'est un newfie de passage en France qui se balade dans la rue vers 17h et qui commence à avoir une grosse soif, passant devant le bar P.M.U. du coin et voyant plein de monde se dit "tiens, ça a l'air bon dans ce bar" et il décide d'entrer et de commander un "P.M.U.":
- S'il vous plaît garçon, un P.M.U... Le serveur se demandant ce que ce type bizarre veut réellement se dit:
- Je vais pisser dans son verre comme ça il me lâchera les baskets... Et après être passé par les WC, il revient en disant:
- Tenez monsieur votre P.M.U..
- Merci beaucoup... Hmmm, mais c'est excellent. Garçon un autre! Le serveur surpris se dit:
- Bon et bien s'y il aime ça je vais lui en redonner un, mais ça sera le dernier parce qu'après je n'aurais plus envie...
- Tenez monsieur votre P.M.U..
- Merci bien vous êtes bien aimable... Garçon un autre! Le serveur n'ayant plus envie va vers sa femme et lui dit:
- Ne pose pas de questions et pisse dans le verre. Sa femme ne posa pas de question et pissa dans le verre. Le serveur retourne ensuite servir son client:
- Tenez monsieur votre P.M.U… Le client regarde son verre et le boit, puis tout de suite après rappelle le serveur:
- Dites garçon, vous vous foutez de moi ou quoi, je ne vous ai pas commandé un P.M.U. grenadine.

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Pour économiser l'argent du permis de conduire, Abraham apprend à conduire à sa femme Sarah.
Dans une descente, les freins lâchent:
- Mon Dieu, Abraham!
Que dois-je faire!?
- Garde ton sang-froid, et essaye de défoncer quelque chose qui soit bon marché...

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- Chers téléspectateurs, annonce la speakerine, veuillez poser tous les objets contondants que vous avez dans les mains et que vous pourriez être tentés de lancer contre votre téléviseur.
M. le ministre des Finances va vous exposer le détail des nouveaux impôts qu'il vient d'instituer

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- Pourquoi, demande une jeune fille à un camarade de la Fac, prends-tu des tranquillisants à longueur de journée?
- Je n'y peux rien, explique-t-il.
Dès que je suis stressé, il faut que je me calme avec des médicaments.
Et ce n'est pas près de s'arranger.
Attends que j'avale trois pilules... Un temps, puis il ajoute:
- Je suis encore plus stressé que d'habitude: Je viens de lire dans un journal que si je continue de me bourrer de médicaments comme ça, je risque de sérieux effets secondaires.

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Un mari rentre chez lui plus tôt que de coutume et trouve sa femme très occupée sur le canapé avec le facteur.
Quelques jours plus tard, il rencontre son meilleur ami et lui raconte ses malheurs.
- Qu'est-ce que tu as fait?
- J'ai claqué la porte un bon coup en partant, pour bien montrer que je n'étais pas content!
- Oui, mais encore?
- Eh bien, j'ai vendu le canapé!

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C'est jeudi... la gymnastique matinale se fait toute en douceur... Lever, baisser, lever, baisser, dix fois de suite, après on change de paupière!!! Alors bien réveillé, un bon café chaud histoire d'avoir du cœur au ventre et HOP! au boulot pour les deux derniers jours avant le week-end... Courage, encore demain à se lever de bonne heure... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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05 novembre 2014

Éphéméride du cinq novembre

 

«Qui a bu à la Sainte-Rosine, boira à la Sainte-Blandine.» 

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«À la Sainte-Sylvie, faut pas trop forcer sur l'eau-de-vie

 

 Cordial salut et bisous à tous 

 

Salut les amis et merci de votre visite; c'est mercredi, c'est le milieu de la semaine et au fur et à mesure que la semaine s'avance on est de plus en plus motivé pour arriver en forme pour le week-end... Ben le bon Dieu n'a pas fait dans la demi-mesure, il a ouvert à fond les robinets et plus les nuages se vident, plus il en arrive... Les sommets s'enneigent et j'en connais qui vont commencer à faire la queue pour chausser les équipements d'hiver sur leur voiture...

Hans Anderson Brendekilde

Pour la météo d'aujourd'hui, il est prévu que pour la Suisse romande avec 6° et un temps pluvieux dans la nuit, ce sera pour ce jour: un temps le plus souvent couvert avec des précipitations intermittentes, localement soutenues en début de journée, puis en diminution à partir de l'ouest. Précipitations toujours abondantes dans la région du Simplon. Limite des chutes de neige entre 900 et 1100 m, localement plus bas dans les vallées alpines. Sur le versant sud du Simplon, limite pluie-neige s'abaissant vers 1500 mètres. Température en plaine: minima 6° à 9°, maxima 7° à 10°. Température à 2000 m: passant de 0° à -3°. En montagne, vent pivotant du sud à l'ouest, fort au début dans les Alpes, sinon modéré. Sur le Plateau, vent d'ouest parfois modéré.

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Pour l'Hexagone, une météo qui est très perturbée en général, avec quelques améliorations... ATTENTION, VIGILANCE ORANGE DANS 16 DÉPARTEMENTS... Avec pour aujourd'hui: en matinée, les fortes pluies se décalent vers l'Italie, avec encore quelques pluies entre les Pyrénées et les reliefs de l'est, mais d'intensités faibles à modérées. Violents orages en Corse. Quelques averses le long des côtes atlantiques et de la Manche, avec un temps plus calme dans les terres. Dans l’après-midi, instabilité marquée entre la Bretagne et le sud-ouest avec de fréquentes averses. Enfin, un temps perturbé se maintient entre le Massif Central et les frontières de l'est. Davantage d'éclaircies et un temps sec du Poitou au sud de l'IdF. En soirée, encore des averses au nord de la Seine ainsi qu'au sud de la Garonne. Faibles pluies éparses à l'est du Rhône et de la Saône. Temps sec partout ailleurs. Dans la nuit, quelques averses soutenues peuvent se maintenir vers le Pays Basque, la Corse ou le long de la frontière belge. Sur le reste du pays, le temps est calme. Les températures affichent des valeurs de saison… 

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Pour l'Outre-mer: à Mayotte, ensoleillé et voilé avec des températures de l'ordre de 27°; à l'île de la Réunion ce sera ciel très nuageux à couvert, bruine intermittente avec des températures de l'ordre de 27°; à la Martinique ensoleillé et nuageux avec quelques averses et des températures de l'ordre de 32°; ensoleillé, voilé et pluvieux avec des températures de l'ordre de 33° en Guadeloupe; ensoleillé et nuageux avec quelques averses en Guyane française avec des températures de l'ordre de 34°; Polynésie française ciel couvert, ciel couvert aux Marquises avec des températures de 28°; nuageux et venteux à Saint-Pierre et Miquelon avec des températures de 8°...

 

Bonne journée à tous et que le soleil et la chaleur soient aussi dans vos cœurs... Aujourd'hui le lever du Soleil est à 07:16 et le coucher du Soleil se fera à 17:12 et le jour est plus court de 3 minutes...

 

Valeurs remarquables de novembre en France

TMax: 31.4°C (Solenzara le 10/11/1985)
TMin: -15.3°C (Orleans le 30/11/2010)
Précip: 321.0 mm (Mont Aigoual le 07/11/1982)

 

Et pour les amis qui aiment la pêche à pied, les prochaines grandes marées auront lieu ce jour: 
Horaire des marées à Saint-Malo  

Mercredi 05 novembre à 05h27 coefficient 90, à 17h50 coefficient 94
Jeudi 06 novembre à 06h14 coefficient 98, à 18h37 coefficient 100
Vendredi 07 novembre à 06h58 coefficient 101, à 19h20 coefficient 101
Samedi 08 novembre à 07h38 coefficient 100, à 20h00 coefficient 98
Dimanche 09 novembre à 08h15 coefficient 95, à 20h37 coefficient 90

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Historique d'une météo, qu’on a trop souvent tendance à oublier… 

En 1989: une tornade provoquait des dégâts à l'est d'Anvers
En 1980: à Middelkerke, la température minimale observée sous abri était de 0.2 degrés
En 1963: le long de nos plages, la température maximale sous abri indiquait 17,8 degrés au milieu de l'après-midi.

 

Le squelette de Berlioz à l’Opéra.
D’après « La Revue hebdomadaire », paru en 1903
 

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Qui a connu l’histoire du squelette de Berlioz ? Peu de personnes, assurément ; et pourtant, elle est fort curieuse. Hâtons-nous de dire qu’il ne s’agit nullement ici du propre squelette de Berlioz, lequel dort encore dans son tombeau autant qu’un squelette peut dormir, mais d’un autre, ayant appartenu à une moins illustre personnalité, et qui se trouva mêlé à sa vie par le hasard des circonstances.

Admirateur passionné de Weber, Berlioz avait pris une grande part aux répétitions du Freyschütz lors de la reprise de cet ouvrage à l’Opéra de Paris, au mois de juillet 1841. Fort soucieux de la mise en scène dans un ensemble qu’il voulait parfait, critiquant les moindres détails et poursuivant la vérité pour en atteindre l’expression absolue, il avait maintes et maintes fois signalé comme ridicule et mal rendue l’apparition du fameux squelette qui, au deuxième acte et à la scène de l’Invocation infernale, descend du haut des frises et vient s’agiter sur les planches au grand effroi des âmes naïves.

Le chef d’accessoires, point partisan sans doute d’un réalisme exagéré, soutenu d’ailleurs par le régisseur qui avait en horreur les innovations, quelles qu’elles fussent, s’était simplement contenté d’un vulgaire mannequin de bois, assez grossièrement taillé, ce qui mettait Berlioz en de perpétuelles fureurs. Il n’y voyait rien moins qu’un crime de lèse-génie. Pris sans cesse à partie, le directeur - qui, croyons-nous, était alors Dupontchelle - se refusait à tout nouvel achat, alléguant les dépenses déjà faites. Berlioz, de son côté, n’était guère en mesure de fournir un squelette et, malgré son culte pour Weber, hésitait certainement à donner le sien.

La première approchait cependant, et le musicien, à bout d’expédients, allait se résoudre à laisser montrer l’odieux mannequin lorsqu’un beau jour, furetant de droite et de gauche dans le magasin du théâtre, il pensa mourir de bonheur en y dénichant un squelette, un véritable et magnifique squelette, poli, blanchi, raclé, luisant, au grand complet, sans une cassure!

Certes, il y avait de quoi s’étonner ; mais Berlioz, dans sa joie, trouva la chose toute naturelle et sans même se demander comment un objet aussi macabre et hétéroclite pouvait se trouver ainsi à l’Opéra, il courut droit chez Dupontchelle, lui conta sa découverte miraculeuse; et le directeur, heureux de ne pas avoir à délier sa bourse, consentit le plus facilement du monde à exhiber le squelette sur la scène où tout Paris vint l’admirer. Les journaux s’en émurent, les salons en parlèrent ; la trouvaille de Berlioz devint promptement célèbre.

Mais ce mystérieux squelette si heureusement découvert devait avoir une histoire, et il était fort improbable qu’une divinité amie et bienfaisante l’eût fait pousser sous les pas de Berlioz, à seule fin de satisfaire un des caprices du musicien, quelque pardonnable que ce caprice pût être. On chercha donc dans les annales du théâtre, tout l’Opéra se passionna ; on fouilla les cartons, les dossiers, les registres ; on interrogea les souvenirs des anciens, et l’on parvint ainsi peu à peu à reconstituer une aventure assez lointaine et fort tragique qui s’était jadis déroulée au théâtre même.

Parmi les élèves surnuméraires à l’école de chorégraphie qui fréquentaient les classes de l’Opéra, en 1786, se trouvait un jeune homme de dix-huit ans, nommé Boismaison. Danseur assez médiocre, il préférait aux entrechats et petits pas la compagnie d’une jeune ballerine, Nanine Dorival, élève comme lui au cours de danse, et fille de l’ouvreuse attachée spécialement à la loge du comte d’Artois.

Rien ne serait venu troubler leurs tranquilles amours, pas même leurs camarades, peu jaloux de leur bonheur, si la belle ne s’était avisée un jour de penser que Boismaison était bien maigre, bien petit et bien chétif pour une aussi jolie personne, et qu’elle devait à son honneur de chercher un soupirant plus digne d’elle. Le soupirant ne tarda guère à se présenter. Il avait six pieds de haut, des moustaches grandioses, un habit bleu ciel et une épée à baudrier d’or. Il se nommait Mazurier, sergent-major aux gardes françaises, et commandait les soixante hommes du poste de l’Opéra.

Il ne fallut pas longtemps à Boismaison pour s’apercevoir de son soudain discrédit et du triomphe de son imposant rival. Aigri par les plaisanteries continuelles de ses amis, exaspéré du dédain trop catégorique de son amante, il résolut de supprimer le brillant sergent-major. Un soir, après le spectacle, il l’attendit rue Saint-Nicaise, à la sortie du théâtre, et le provoqua en duel.

Mazurier, rempli d’une pitié insultante, ne voulut pas même dégainer. Mais, comme l’autre le menaçait de plus en plus, il ordonna à trois de ses hommes d’ôter les bretelles de leurs fusils et d’attacher solidement le jeune danseur, après l’avoir quelque peu fouetté. Les gardes le portèrent ensuite, tout garrotté et pleurant de rage, sous le porche même du théâtre et l’y laissèrent toute la nuit.

Délivré au petit jour par Deméru, le portier, qui s’empressa de raconter à tous ce qu’il appelait une plaisanterie réjouissante, le jeune homme rentra chez lui, toussant et grelottant de fièvre. A la pensée des quolibets dont ses camarades, sans pitié, allaient saluer le récit de son aventure, son mal ne fit qu’empirer. Le lendemain, il mourait en délire.

Dans un étrange testament rédigé en toute hâte qui fut ouvert après sa mort, il déclarait pardonner à Nanine sa trahison et son amour brisé. On trouva en outre, dans un codicille, qu’il léguait son avoir à un sieur Lamoiran, médecin du théâtre, à la condition que son squelette ajusté et préparé serait conservé à jamais dans le magasin des accessoires. Il voulait ainsi, disait-il, «demeurer, même trépassé, près des lieux qu’habitait l’aimée de son cœur».

Si la belle danseuse ne fut pas, paraît-il, fort sensible à cet hommage touchant et posthume, l’honnête médecin accepta le don avec reconnaissance et exécuta fidèlement la dernière volonté du mort. Malgré les changements de direction, les incendies et les déménagements, passant successivement de la rue Saint-Nicaise à la Porte-Saint-Martin, et de la rue Richelieu à la rue Le Peletier, le squelette du malheureux Boismaison faisait partie de l’Opéra depuis plus d’un demi-siècle, oublié et perdu au fond d’un coin, lorsque Berlioz vint le tirer de son long repos.

La vie du théâtre recommença pour lui; après les représentations du Freyschütz, il retourna au magasin d’accessoires ; mais, lors de l’installation du nouvel Opéra, il fut vendu avec les anciens décors et les vieilleries que la grandeur et le luxe des nouvelles coulisses rendaient inutiles. Cependant, sa trace ne fut pas perdue. Un marchand de couleurs, établi rue Visconti, M. Calteaux-Bargue, s’en rendit acquéreur, sans soupçonner peut-être sa curieuse origine et les longs souvenirs qui s’y rattachaient. Il le vendit bientôt d’ailleurs au peintre Frédéric Chevallier.

Et maintenant, après tant de misères, d’aventures et de tribulations, pourquoi le pauvre squelette ne pourrait-il pas trouver place au musée de l’Opéra ?

Article copié sur "La France pittoresque"

 

Les Caricaturistes du Moyen Age ornent les manuscrits de miniatures caustiques.
(D’après «Histoire de la caricature au Moyen Age et sous la Renaissance» , paru en 1813).

A dater du commencement du quatorzième siècle, l’intention comique perce et devient lucide dans certaines miniatures de manuscrits, jusqu’au Livre d’Heures que l’on ouvre à l’église: peintres et illustrateurs caricaturistes, égayant leur besogne de quelque trait plaisant, ridiculisent les tournois, raillent les gens de cour et ironisent sur la toilette des femmes

Les grands dépôts publics sont pleins de richesses d’ornementations grotesques, principalement dans les entourages de pages, et rien que ces détails fourniraient matière à un ouvrage intéressant si la rédaction des catalogues était mieux comprise. Il arrive souvent qu’un manuscrit historié contienne des miniatures sérieuses en regard d’entourages où des bamboches se livrent à mille caprices. Ces motifs, à part quelques exceptions, ne sont pas signalés dans les catalogues de nos grandes bibliothèques.

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La Truie qui File (manuscrit du XIVe siècle)

L’homme de bonne volonté qui voudrait donner un échantillon du Caprice aux divers siècles, en est réduit à compulser au hasard et à fatiguer le zèle des conservateurs. Champfleury, spécialiste en matière d’histoire de la caricature et qui lui consacra de nombreux ouvrages, la décryptant à travers les âges et la traquant sur tous les supports qu’elle occupait (mobilier, manuscrits, bâtiments, faïences, etc.), avertit son lecteur que tout en comprenant l’importance de ces croquis, il a dû aller un peu à l’aventure.
Une idée plaisante, la parodie de l’homme par les animaux, dont on voit les premiers jalons sur les monuments, se complète dans l’esprit des peintres. C’est la truie qui file, dont le symbole s’est perpétué pendant près de six siècles, car on en trouve encore quelques reproductions sur les enseignes d’anciennes villes. C’est un animal, loup ou renard, brouettant un limaçon, comme dans le manuscrit du quatorzième siècle, de Cambrai, dont le motif semble emprunté à une pierre gravée antique.

Dans un manuscrit du quatorzième siècle de la bibliothèque de Soissons, le Missale Suessionnense, on trouve un spirituel caprice, qui certainement contient une arrière-idée de ridiculiser les tournois. Un lièvre et un coq, la lance en avant, le bouclier protégeant le corps, se précipitent à toute vitesse l’un contre l’autre et s’envoient de vigoureux coups d’estoc. Le lièvre est monté sur un chien, le coq sur un renard; à l’exemple du Bertrand de Robert-Macaire se sauvant sur le cheval du gendarme, les deux animaux timides ont enfourché leurs redoutables adversaires.

Ces parodies de tournois furent également sculptées et peintes dans d’autres endroits. On voyait jadis, sur une cheminée de l’hôtel de Jacques Cœur, à Bourges, un carrousel de chevaliers montés sur des ânes. L’archéologue Hazé, qui a dessiné la cheminée avant qu’elle fût détruite, écrit dans ses Notices pittoresques sur les antiquités et les monuments du Berry (1840) à propos des figures: «Malgré le respect que l’on devait avoir pour ces nobles exercices (les tournois), nous trouvons ici la farce la plus grotesque qu’il soit possible de voir; ce ne sont pas de brillants et valeureux chevaliers, portant de pesantes armures et montés sur de fougueux coursiers, mais de simples paysans, sur de paisibles baudets, ayant pour rondaches des fonds de paniers et des cordes pour étriers.

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La chasse est en grand honneur au quatorzième siècle: voilà un chien qui imite ses maîtres; seulement, par une bizarrerie dont le sens est peu clair, le chien prend des lièvres avec une ligne.

«Les valets et les hérauts d’armes sont des garçons de ferme et des porchers; l’un porte un faisceau de bâtons; un autre sonne du cornet à bouquin; l’un des champions a la figure cachée par une espèce de camail et porte à son chapeau une plume de coq: tels étaient peut-être les délassements du peuple, car les hommes du peuple ont toujours cherché à copier les grands. Il est probable aussi que ce ne soit qu’un caprice des sculpteurs qui, à cette époque, mettaient un certain mérite à produire des objets fantastiques, propres à récréer les oisifs.»

Ainsi les tournois perdaient de leur crédit dans l’esprit du peuple. L’idée de parodie n’est-elle pas bien marquée dans un manuscrit du quatorzième siècle – Histoire de Saint-Graal, jusqu’à l’empire de Néron –, où une femme à cheval combat avec son fuseau contre un chevalier?

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Parodie d’un tournoi, d’après le Missale Suessionnense (XIVe siècle)

On trouve également à la bibliothèque de Cambrai, dans le Recueil de chants religieux et profanes, manuscrit flamand, daté de 1542, une miniature représentant, casque en tête, bouclier au bras, des enfants à cheval sur des tonneaux traînés par une bande de galopins, jouant au tournoi.

Les gens de cour, raillés par les miniaturistes et les sculpteurs, sont présentés comme ne rêvant qu’armes et combats, faisant bâtir des salles d’armes à la place de bibliothèques; ils sont ainsi perçus comme des brutes et des soudards méprisant l’intelligence et ne reconnaissant que la force. Aux nobles coursiers des tournois le sculpteur substitue des ânes, et les chevaliers sont remplacés par des lièvres.

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Femme à cheval combattant contre un chevalier (miniature de l’Histoire de Saint-Graal)

De semblables caprices devaient conduire naturellement à l’idée du Monde renversé, un cliché que les caricaturistes ont reproduit si fréquemment. Le bœuf dirigeant une charrue, traînée par deux laboureurs, le lièvre qui emporte triomphalement le chasseur au bout d’un bâton, sont des miniatures du quatorzième siècle, et on en trouvait encore au XIXe siècle des redites dans la collection des images d’Épinal.

Un manuscrit du quatorzième siècle renferme une miniature d’un ordre plus important qui semble le point de départ des railleries contre la toilette des femmes, sujet que les prédicateurs prenaient souvent pour thème: une noble dame donne un dernier coup à ses atours, entourée de femmes de chambre, qui ne sont autres qu’une légion de petits diables accourus pour la servir; l’un présente un miroir, l’autre peigne sa chevelure. Deux diablotins relèvent la traîne de sa robe; d’autres, nichés dans l’ouverture des manches, soufflent dans des instruments de musique, en signe des plaisirs auxquels la dame est appelée. Cette miniature est la symbolisation des pompes du monde auxquelles Satan convie habituellement la femme.

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La Toilette des Femmes (manuscrit du XIVe siècle)

Dans un autre manuscrit, du treizième siècle, les enfants paresseux sont représentés sous forme de singes étudiant en classe, pendant que le magister lève un gros paquet de verges sur le plus indiscipliné de la bande.

Rien qu’au point de vue de l’étude des mœurs, l’érudit, le philosophe, le savant, trouvent dans l’étude des manuscrits toute une mine de détails précieux, à la condition de n’y pas attacher plus d’importance que les miniaturistes qui égayaient leur besogne par un trait plaisant. Le meilleur commentateur en pareille matière sera le plus humble. Il devra plus dessiner qu’écrire, et les inductions les plus ingénieuses ne vaudront jamais le calque d’un croquis de ces peintres patients.

Quant à ce qui touche aux choses du métier, et quoique le peintre se laissât aller à sa libre fantaisie, la besogne devait être divisée comme pour les sculpteurs de cathédrales: les uns tailleurs-imagiers ou sculpteurs de statues, les autres tailleurs-folliagers creusant dans la pierre les feuillages, les ornements et les rinceaux. Il y avait sans doute des miniaturistes chargés de traiter les sujets pieux et d’autres ornemanistes pour égayer les sujets bibliques par des caprices. Comment expliquer que le même peintre qui dessinait une Annonciation, la Vierge en prières et un Ange lui annonçant la bonne nouvelle, ait pu ajouter dans l’entourage de la miniature un Fou qui se frappe sur la fesse?

«Le but, dit Le Roux de Lincy dans la Notice sur la vente Yemeniz, que se proposait, croit-on, l’artiste, était de représenter au lecteur pieux les vices, les mauvaises pensées auxquels il était le plus enclin.»  Il paraît cependant difficile à admettre que, dans un Livre d’Heures exécuté spécialement pour la dame de Saluces, le Fou en question fût appelé à dissuader la noble dame de se frapper sur un endroit inconvenant, pour la désignation duquel les Anglais ne trouveraient pas assez de circonlocutions. Du quatorzième au quinzième siècle, époque à laquelle furent exécutées ces miniatures, l’art ne se piquait guère de pruderie, et un pinceau naïf et innocent traçait des bouffons obscœna ne troublant en rien les yeux d’une grande dame ouvrant son Livre d’Heures à l’église.

Article copié sur "La France pittoresque"

 

5 novembre 1605: Guy Fawkes est sur le point de faire sauter Westminster avec le roi d'Angleterre. La Conspiration des poudres contre le roi d'Angleterre Jacques Ier traumatise aujourd'hui encore chaque Anglais.

Le soir du 4 novembre, le catholique Guy Fawkes, 35 ans, se planque dans une pièce située sous la Chambre des lords du Parlement où il a caché plusieurs tonneaux de poudre dans un tas de bois. Il est revêtu d'un long manteau ample, porte un grand chapeau sur la tête. Aux pieds, il a enfilé des bottes équipées d'éperons afin de pouvoir s'enfuir au grand galop une fois son forfait accompli. Dans sa poche, il a mis une montre à gousset, des allumettes et de l'amadou. Il tient à la main une lanterne pour dissiper l'obscurité. Il s'apprête à patienter toute la nuit. Demain matin, le roi et tous les lords du royaume seront réunis au-dessus de sa tête. Alors il allumera la mèche et, boum!, tout ce beau monde partira en fumée. Fawkes est tiré de sa rêverie par du bruit. Des hommes d'armes déboulent dans la cave. Il n'a pas le temps de s'enfuir. Le voilà maîtrisé. Les soldats fouillent le tas de fagots, trouvent la poudre. Le terroriste est arrêté, rudoyé, interrogé. Le Gunpowder Plot - la Conspiration des poudres - a fait long feu.

Trente-six barils de poudre… Fawkes n'est qu'un exécutant, le véritable patron du complot est un certain Robert Catesby, fervent catholique, révolté par la répression accrue contre les catholiques du royaume par Jacques Ier. Il mise sur l'attentat pour se débarrasser du souverain afin de porter sur le trône sa fille Elizabeth, âgée de neuf ans, dont il attend un meilleur traitement de l'Église romaine. À vrai dire, la Conspiration des poudres n'est pas la première à menacer la vie du souverain depuis son accession sur le trône, en 1603. Quelques mois auparavant, deux prêtres avaient déjà échoué dans leur tentative de le faire enlever.

Robert Catesby parvient à convaincre plusieurs catholiques appartenant à la petite noblesse de province de la nécessité d'assassiner Jacques Ier en faisant sauter la Chambre des lords à Westminster lors de l'ouverture du Parlement. Dès février 1604, le projet est mis à l'étude. Les comploteurs font un voyage d'étude sur l'emplacement du Trade World Center. Puis ils recrutent un soldat nommé Guy Fawkes pour allumer la mèche. En mai, une première réunion rassemble les conspirateurs à l'auberge Duck and Drake Inn, près du Strand, à Londres. Thomas Percy, qui appartient à la garde rapprochée du souverain britannique, se charge de louer une maison adossée au palais de Westminster, dont une des caves est située sous la Chambre des lords. Guy Fawkes se fait alors passer pour l'intendant de Thomas Percy afin d'accéder à la maison sans attirer l'attention des gardes du Parlement.

À plusieurs reprises, les comploteurs tentent d'obtenir la bénédiction d'Henry Garnet, le père supérieur des jésuites d'Angleterre vivant dans la clandestinité. En vain. En juillet 1605, Fawkes transporte trente-six barils de poudre dans la cave. Il est fin prêt, mais le complot doit être repoussé à plusieurs reprises à cause de la peste qui ravage Londres et retarde la réouverture du Parlement. Enfin, les Parlementaires sont convoqués à Westminster le 5 novembre.

Message anonyme… Fin août, Fawkes s'aperçoit que la poudre a moisi: il doit la remplacer. C'est alors que certains comploteurs s'inquiètent du sort des lords catholiques qui assisteront à la séance du Parlement. Ne faut-il pas les prévenir pour leur éviter la mort? On décide que non, les avertir risquerait de faire découvrir le complot. Néanmoins, lord Monteagle reçoit fin octobre un message anonyme le mettant en garde: "Monseigneur, pour l'amour que je porte à certains de vos amis, votre préservation me tient à cœur. Par conséquent, je vous conseille, si vous tenez à la vie, de prétexter quelque excuse qui vous empêche d'être présent à ce Parlement; car Dieu et l'homme se préparent à punir la perversité de ces temps. Ne prenez pas cet avertissement à la légère, mais rentrez dans votre pays où vous pourrez attendre l'événement en toute sécurité. Car bien qu'il ne paraisse y avoir aucun signe d'une quelconque agitation, je vous dis pourtant que ce Parlement va recevoir un coup terrible et qu'il ne verra pas qui l'a frappé. Ce conseil n'est pas à négliger, car il peut vous rendre un grand service sans vous causer le moindre tort; car le danger sera passé sitôt que vous aurez brûlé cette lettre. Et j'espère que Dieu vous donnera la grâce de faire bon usage de ceci, et je vous recommande à sa sainte protection."

Monteagle s'empresse de transmettre la lettre au Premier ministre qui la montre au roi le 1er novembre. Trois jours plus tard, Westminster est fouillé de fond en comble par Monteagle et deux autres membres du Parlement. Ils découvrent le tas de bois, mais Guy Fawkes leur explique sans se démonter qu'il appartient à son maître, Thomas Percy. Ceux-ci le croient sur parole sans fouiller outre mesure. Mais le roi, persuadé que la poudre a été cachée quelque part, réclame une nouvelle fouille plus minutieuse. Le soir du 4 novembre, des gentilshommes y retournent. Cette fois, ils fouillent à fond la cave, découvrent la poudre. Fawkes est arrêté.

Torture par étapes… Lors de son premier interrogatoire devant le roi, le comploteur ne nie pas son projet de faire sauter la Chambre des lords, mais prétend avoir agi seul. Il conserve un calme qui surprend même Jacques Ier. Mais, peu à peu, l'enquête livre le nom de plusieurs conjurés. Fawkes est transféré à la Tour de Londres à la demande du souverain pour y être torturé. Dans une lettre datée du 6 novembre, Jacques Ier note : "On utilisera avec lui d'abord des tortures douces, et sic per gradus ad ima tenditur [et ensuite par étapes on ira vers des méthodes plus dures, NDLR], et que Dieu bénisse votre travail." Une petite extension des quatre membres sur le chevalet délie la langue de Fawkes. Dès le 7 novembre au soir, il avoue tout. La plupart de ses complices, qui ont pris la poudre d'escampette dès la veille, ont trouvé refuge dans un manoir du Worcestershire, où ils sont tués ou capturés. Les survivants avouent tout sans qu'il soit nécessaire de les torturer.

Lors du procès, le procureur général sir Henry Coke demande à ce que chacun des sept condamnés subisse le fameux supplice du hanged, drawn and quartered réservé aux régicides. Le programme est alléchant: on commence par traîner le supplicié derrière un cheval, de dos et la tête au ras du sol. Puis la mise à mort est effectuée "à mi-chemin entre ciel et terre, étant indigne des deux". Les organes génitaux sont sectionnés pour être brûlés sous ses yeux, puis on lui enlève les entrailles et le cœur en espérant qu'il soit encore vivant et conscient. C'est alors qu'il est décapité puis démembré pour servir de proie aux "oiseaux du ciel". Le lendemain, Cécile Duflot fait observer une minute de silence aux parlementaires...

Les 30 et 31 janvier, les huit condamnés subissent le supplice promis par Coke. Les jours suivants, d'autres participants au complot sont encore mis à mort, dont Henry Garnet, le supérieur des jésuites. Malgré son innocence, il est condamné, mais le roi lui fait la grâce de n'être que pendu. Depuis, tous les 5 novembre, les Anglais fêtent la Guy Fawkes Night en tirant un feu d'artifice.

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© Le Point - Publié le 05/11/2012 à 00:00 - Modifié le 05/11/2014 à 00:00

 

Pour l’éphéméride du cinq novembre c’est
http://mickeywerlen.canalblog.com/archives/2013/11/05/28363753.html

 

Dicton du jour de Charlie Hebdo  

Ben pour le dicton de Charlie hebdo de ce jour, le Charlie de service, toujours prêt au service... mais à force de forniquer à tort et à travers, ça ne suit plus, la machine est fatiguée... repos, repos et encore repos...

 

dicton1105

 

Ben pour la zique de ce mercredi, on va se faire plaisir en écoutant le groupe Van Halen… du rythme qui décoiffe, de l’ambiance et du mouvement… Allez les amis, je vous souhaite une bonne écoute !!!

https://www.youtube.com/watch?v=nY3vt-48Zzk

 

Et en avant pour les blagounettes du jour, un bouquet divers et automnal, des courtes mais bonnes, des longues mais connes, des connues et des moins connues; quoi, des blagues à deux balles ou à quatre sous...

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La guerre vient d'éclater entre la Flandre et la Wallonie (cela devait arriver). Inévitablement la guerre se transforme en guerre de tranchées.
L'ennui venant, un soldat wallon dit à son compagnon.
- Regarde on va bien s'amuser et il crie: "JUUUUUUULES...."
Dans le camp flamand on répond:
- Il n'y a" (et disant cela le flamand se lève)
- Pan... (coup de fusil de la part du wallon, bien sûr)
Après quelques temps, et après avoir été décimés en bonne partie, les flamands, énervés, décident de réagir.
Un soldat flamand dans sa tranchée tente donc de faire la même chose que les wallons:
- JEAN.... crie-t-il
- C'est toi Jules? répond le wallon
- Il n'y a!
- Pan...

 

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Un représentant de commerce entre dans un café et commande:
- Un sandwich jambon-beurre et une bière.
- Voilà, monsieur, dit le barman. Quand il a fini, le client demande:
- Ça fait combien?
- Cinquante centimes pour le sandwich et vingt pour la bière. L'autre sursaute mais il tente une nouvelle expérience:
- Donnez-moi un café et un marc.
- Voilà, monsieur. Ça fait, en plus dix centimes pour le café et trente pour le marc.
Donc, en tout: un franc dix:
Le représentant paie et ne peut s'empêcher de remarquer:
- Vous allez tout droit à la faillite, en pratiquant des prix pareils!
- Je l'espère bien, dit le barman. Voyez-vous, ce n'est pas moi qui dirige la boîte.
Le patron, en ce moment, il est dans la chambre, au-dessus, en train de baiser ma femme. Alors, en coulant son fonds de commerce, c'est le meilleur moyen que j'aie trouvé pour me venger.

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En remplissant son bulletin de Loto, un homme rêve:
- Si jamais je gagnais un million, je consacrerais 300.00 F. à me payer de bons gueuletons, j'en grillerais 500.00 avec de belles nanas, je mettrais 200.00 F.
dans des agences de voyage pour visiter le monde entier et je donnerais le reste à une œuvre charitable.

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Trois représentants en matériel frigorifique se sont perdus dans les déserts d'Arabie, après que leur jeep soit tombée en panne.
Cinq jours plus tard, on les retrouve enfin.
Deux sont morts, tandis que le troisième, bien que fatigué, est encore en bonne forme.
- C'est le moral qui m'a sauvé, explique-t-il. Mes deux copains voyaient, comme mirage, des oasis et des sources d'eau fraîche. Cela les a rendus à moitié fous et ils ont succombé, la langue complètement sèche.
Tandis que moi, en fait de mirage, je voyais l'Emir Liton en train de baiser les femmes de son harem. Et elles ont de ces croupes et de ces seins à vous mettre l'eau à la bouche.
C'est ainsi que je ne suis pas mort de soif.

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- C'est quand même un comble! s'écrie une pauvre femme:
voir son mari, qui n'avait jamais bu de sa vie, mourir à cause de la bière.
- Comment est-ce possible?
- En traversant la rue, sans regarder, il s'est fait renverser par un camion de livraison de chez Heineken.

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- Louis Dupont, dit le curé qui s'apprête à bénir l'union de deux jeunes gens, acceptez-vous de prendre pour épouse Mademoiselle Gertrude Martin?
- Non, répond énergiquement le fiancé, qui s'enfuit à toutes jambes de l'église.
Aussitôt la mariée fond en larmes.
Et sa mère se met à hurler, en s'adressant au curé:
- Vous aviez bien besoin de lui demander cela! Vous êtes vraiment le seul à avoir eu l'idée de lui demander son avis!

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C'est mercredi... Tout le monde est en forme après la gymnastique matinale... le café est bu vite fait et ça y est, la course quotidienne a commencé, le bus ou le métro bondé, les embouteillages, enfin bref la totale et heureux d'arriver au travail pour essayer de se reposer un peu, à moins que le chef, de mauvais poil comme à son habitude transmette son humeur massacrante... Une pensée pour celles et ceux qui souffrent autant de la maladie que d'autres choses et à ceux qui pansent les plaies dues aux divers maux que l'adversité afflige à chacun... Prenez soin de vous et je vous souhaite une bonne journée en vous disant à la revoyure...  

 

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Posté par mickeywerlen à 04:26 - Commentaires [2] - Permalien [#]



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